pourquoi un débat télévisé entre les candidats n’enchante pas tout le monde

Les Républicains vont élire un nouveau président en novembre. Eric Ciotti, Aurélien Pradié et Bruno Retailleau seront opposés et ils sont enfin tombés d’accord pour un débat télévisé avant l’élection. Pourtant, au départ, tout le monde n’était pas pour. Et ce débat fait craindre un retour de vieilles tensions entre les différentes lignes du parti.

Les candidats à la présidence du parti Les Républicains ont fini par se mettre d’accord pour débattre à la télévision. Ils ont déjà reçu des propositions de trois chaînes de télévision, dont BFMTV, pour des émissions en novembre après la date limite de dépôt des parrainages qui valideront les candidatures.

Éric Ciotti et Aurélien Pradié étaient d’accord sur le principe depuis un moment, mais le moins qu’on puisse dire, c’est que Bruno Retailleau n’était pas emballé par l’idée. « Aucune problématique interne n’intéresse pas l’ensemble des Français », argumente un proche du patron des sénateurs LR. Qu’à cela ne tienne, Aurélien Pradié, qui a très envie de débattre, s’est fendu d’un communiqué de presse appelant ses concurrents au courage de venir débattre. Résultat, l’entourage de Bruno Retailleau nous a fait savoir que le sénateur de Vendée acceptait l’idée.

Et l’idée de voir Aurélien Pradié, Bruno Retailleau et Eric Ciotti, tous les trois sur un plateau, n’enchante pas tout le monde chez les Républicains. La peur de voir ressurgir de vieilles tensions et s’affronter des lignes politiques peut-être devenues incompatibles. Bref, les cadres LR sont sceptiques. Un député LR, qui a décidé de ne parrainer personne dans cette élection, ironise.

“Aux yeux des Français, ça va ressembler à un débat entre un jeune marxiste et deux vieux réacs. Ce n’est pas l’idéal pour l’image du parti”, indique-t-il.

Des rancœurs exacerbées

Mais dans le camp d’Aurélien Pradié, on joue le fatalisme : “Valérie Pécresse a fait 4,7% à la présidentielle. Alors à moins de 5%, je ne vois pas ce qu’on risque”.

Un exercice risqué, d’autant que l’ambiance n’est pas à la franche camaraderie entre les équipes de campagne. Et cette histoire de débat n’a pas vraiment arrangé les choses. “Bruno Retailleau ne brille pas pour son courage”, glisse-t-on dans l’entourage d’Aurélien Pradié.

« Il plaidait pour un maximum de débats à la primaire à la présidentielle. Et maintenant qu’il est candidat, il ne veut plus discuter », regrette-t-on.

“Tout ce que veut Aurélien Pradié, c’est passer à la télé”, s’amuse de son côté un conseiller parlementaire. Aurélien Pradié qui est d’ailleurs toujours secrétaire général du parti. Et ça agace un sénateur proche de Bruno Retailleau, qui l’accuse d’utiliser les moyens du parti, notamment les fichiers d’adhérents, pour sa propre campagne. Qu’on se le dis, Les Républicains, c’est toujours un peu Dallas.

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“Je pèse mes mots tout le temps” assure Mélenchon, avec une tape sur la joue

En tapotant la joue du journaliste de Quotidien lui posant la question, Jean-Luc Mélenchon a assumé ce jeudi ses tweets sur l’affaire Adrien Quatennens.

“Je pèse mes mots tout le temps”, a confirmé ce jeudi le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur ses tweets controversés dimanche soutenant à Adrien Quatennens qui venait d’avouer des violences conjugales, dans une très courte vidéo diffusée par l’émission Quotidien.

Une tape sur la joue du journaliste

“Est-ce que vous regrettez les tweets que vous avez publiés ?”, interroge le journaliste, devant l’Assemblée nationale, tandis que le responsable politique passe devant lui pour se rendre aux journées parlementaires de son parti.

Jean-Luc Mélenchon rit puis fait brusquement demi-tour : “Monsieur, je pèse mes mots tout le temps, c’est vous qui regrettez ce que vous êtes en train de me dire”, dit-il en tapotant la joue du journaliste, qui opère un mouvement de recul.

Des tweets mal vécus en interne

Dimanche, alors que la figure montante de LFI, Adrien Quatennens, venait de publier une lettre dans laquelle il reconnaissait notamment avoir donné une gifle à sa femme, Jean-Luc Mélenchon a d’abord dénoncé dans un tweet “la malveillance policière, le voyeurisme médiatique, les réseaux sociaux”. Il a remplacé en revanche la “dignité” et le “courage” d’Adrien Quatennens, lui redisant sa “confiance” et son “affection”.

Quelques heures plus tard, l’ancien candidat à la présidentielle a essayé de corriger le tir : “Un gifle est inacceptable dans tous les cas. Adrien l’assume. C’est bien”.

Mais ces deux tweets ont laissé une trace amère, même en interne. “Ce ne sont pas mes mots”, ont dit notamment Clémentine Autain et Manon Aubry, tandis que la députée Pascale Martin a révélé dans un communiqué qu’une telle réaction de Jean-Luc Mélenchon pourrait “avoir des conséquences graves” en décourageant les femmes de signaler des faits de violences.

La Première ministre Élisabeth Borne avait évoqué mardi un tweet “évidemment extrêmement choquant”, reprochant au dirigeant Insoumis de “banaliser les violences intra-familiales”.

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