Tweets, tape sur la joue… Chez LFI, on dénonce un “harcèlement médiatique” contre Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon n’en est pas à sa première polémique. Mais ces derniers jours, elles se multiplient, notamment jeudi avec sa réponse à un journaliste de Quotidien agrémentée d’une petite bande sur la joue qui a fait réagir vivement.

La France insoumise est depuis quelques jours dans l’embarras. “On considère que la séquence est close”, a indiqué à RMC un des piliers du parti. Allusion à l’affaire Adrien Quatennensfigure du mouvement qui a avoué des violences conjugales, et aux marques de soutien de Jean-Luc Mélenchon à son survivant.

Mais ce dernier suppose. Interrogé jeudi par un confrère de Quotidien sur ses tweets controversés, Jean-Luc Mélenchon a répondu : « Je pèse mes mots ». Une réponse prononcée en tapotant la joue du journaliste, ce qui a fait bondir les réseaux sociaux et les opposants politiques. Réaction exaspérée de sa garde rapprochée. “Il n’y a rien d’agressif, c’est un geste de taquinerie. Jean-Luc Mélenchon est devenu un objet de harcèlement médiatique”, assure-t-on.

Jean-Luc Mélenchon se rendait aux journées parlementaires des insoumis, sans trop évoquer les questions qui fâchent.

Pas de remise en cause de Mélenchon

Face aux députés, le patron des Insoumis a tenu un discours de projection, indique un de ses fidèles. Sans regarder dans le rétro, il a parlé de la réforme des retraites, du budget, de la marche contre la vie chère du 16 octobre. Y at-il eu des questions sur les récentes polémiques ? On dit que non. Peut-être qu’elles ont été posées, jeudi soir, entre deux verres, au pot des journées parlementaires. Jean-Luc Mélenchon y était et l’ambiance était “excellente”. Circulez il n’y a rien à voir, donc…

Officiellement, au parti, on refuse de remettre en cause sa figure de leader. “Ça fait 15 ans que j’entends ça, que sa figure dessert le mouvement”, souffle, exaspéré, un de ses lieutenants. “Mais il a fait 22% à la présidentielle, presque qualifié au second tour, alors si c’est ça, ça me va. Personne n’est infaillible”, appuie-t-il.

Au fond, on comprend que pour certains, à gauche, il faut faire avec. Un député écolo de la Nupes reconnaît que “Jean-Luc Mélenchon, c’est le seul qui peut aller à une présidentielle”: “Sans lui, on ne fait rien… Mais avec lui, il manque un petit peu pour conquérir le pouvoir” .

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“Je pèse mes mots tout le temps” assure Mélenchon, avec une tape sur la joue

En tapotant la joue du journaliste de Quotidien lui posant la question, Jean-Luc Mélenchon a assumé ce jeudi ses tweets sur l’affaire Adrien Quatennens.

“Je pèse mes mots tout le temps”, a confirmé ce jeudi le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur ses tweets controversés dimanche soutenant à Adrien Quatennens qui venait d’avouer des violences conjugales, dans une très courte vidéo diffusée par l’émission Quotidien.

Une tape sur la joue du journaliste

“Est-ce que vous regrettez les tweets que vous avez publiés ?”, interroge le journaliste, devant l’Assemblée nationale, tandis que le responsable politique passe devant lui pour se rendre aux journées parlementaires de son parti.

Jean-Luc Mélenchon rit puis fait brusquement demi-tour : “Monsieur, je pèse mes mots tout le temps, c’est vous qui regrettez ce que vous êtes en train de me dire”, dit-il en tapotant la joue du journaliste, qui opère un mouvement de recul.

Des tweets mal vécus en interne

Dimanche, alors que la figure montante de LFI, Adrien Quatennens, venait de publier une lettre dans laquelle il reconnaissait notamment avoir donné une gifle à sa femme, Jean-Luc Mélenchon a d’abord dénoncé dans un tweet “la malveillance policière, le voyeurisme médiatique, les réseaux sociaux”. Il a remplacé en revanche la “dignité” et le “courage” d’Adrien Quatennens, lui redisant sa “confiance” et son “affection”.

Quelques heures plus tard, l’ancien candidat à la présidentielle a essayé de corriger le tir : “Un gifle est inacceptable dans tous les cas. Adrien l’assume. C’est bien”.

Mais ces deux tweets ont laissé une trace amère, même en interne. “Ce ne sont pas mes mots”, ont dit notamment Clémentine Autain et Manon Aubry, tandis que la députée Pascale Martin a révélé dans un communiqué qu’une telle réaction de Jean-Luc Mélenchon pourrait “avoir des conséquences graves” en décourageant les femmes de signaler des faits de violences.

La Première ministre Élisabeth Borne avait évoqué mardi un tweet “évidemment extrêmement choquant”, reprochant au dirigeant Insoumis de “banaliser les violences intra-familiales”.

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