ce qu’il faut retenir de l’interview d’Elisabeth Borne sur RMC-BFMTV

La Première ministre Elisabeth Borne a donné le ton sur RMC-BFMTV ce lundi, avant une semaine clé de préparation des textes parlementaires concernant le projet de loi de financement de la sécurité sociale.

La Première ministre Elisabeth Borne était l’invitée de RMC-BFMTV ce lundi, évoquant notamment le sujet explosif de la réforme des retraitesmais aussi le pouvoir d’achat des Français, qui est largement impacté par la crise énergétique que le monde connaît actuellement.

Retraites : Borne confirme que le gouvernement veut un “allongement progressif de l’âge de départ”, l’âge tranché “en fin de semaine”

La réforme des retraites est dans tous les esprits. Le président de la République Emmanuel Macron a évoqué la possibilité de faire passer cette réforme rapidement, par un simple amendement contenu dans le vote du Projet de loi de finances de la sécurité sociale qui est présenté ce lundi en Conseil des ministres. Cette manière ne convainc pas les oppositions ni même le propre camp de la majorité. Le président du Modem, François Bayrou, estime que l’on n’est “pas aux pièces”, et la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet se dit “pas favorable” à une réforme par amendement. Elisabeth Borne assure ce lundi que cette réforme est “prioritaire”.

“Il est important de se rediriger de dire qu’en France, sur un modèle social unique au monde. Santé, école… On ne peut le financer durablement qu’à condition de produire plus de ressources, de travailler collectivement davantage. Cela passe par un décalage progressif de l’âge effectif de départ à la retraite, en prenant naturellement compte des situations de chacun. Tous les organismes nous disent que les équilibres se dégradent. Nous refusons d’augmenter les cotisations, et refusons de diminuer les pensions, on a même prévu de revaloriser les plus petites pensions. La solution est donc de décaler l’âge effectif de départ à la retraite.”

Concernant un chiffre de ce décalage, et la méthode précise, Elisabeth Borne estime qu’il faudra du “dialogue”. La décision avec le président de la République sera prise d’ici la fin de la semaine en vue d’une mise en œuvre à l’été 2023.

L’utilisation du 49-3 pas exclus (et un lapsus)

“Ma méthode, c’est le dialogue, la recherche de compromis. Les Français ne comprendraient pas qu’on soit bloqués. C’est un outil à la disposition du gouvernement si on constate une situation de blocage”, rappelle-t-elle à propos du 49-3. “La priorité, c’est la dialogue, la recherche de compromis. Le blocage ne viendra pas de ma part”, glissant ensuite un lapsus qui sera sans doute très remarqué. “Le dialogue ne viendra pas de notre côté”, at-elle conclu avant de se reprendre immédiatement dans un sourire.

Chauffage au bois : “On va mettre en place une aide”

Elisabeth Borne annonce également que les Français qui se chauffent au bois auront une aide au vu de la flambée des prix. Une flambée surveillée de près par l’État pour voir s’il n’y a pas des profiteurs de crise.

“On a mis cet été en place une aide pour ceux qui se chauffent au fioul, personne ne comprendrait qu’on n’aide que les énergies fossiles. On va le mettre en place (pour le bois). On va aussi regarder pourquoi le prix du bois explose. Il peut être produit sur notre territoire, on va regarder si certains ne profitent pas de la crise”, at-elle lancé.

Prix ​​du paquet de cigarettes : “Il augmentera au rythme de l’inflation”

La Première ministre a profité d’une question sur le pouvoir d’achat pour annoncer que le prix du paquet de cigarettes va augmenter au rythme de l’inflation. “On a prévu d’indexer le prix du paquet sur l’inflation”, confirme-t-elle.

Des efforts demandés aux laboratoires pharmaceutiques

S’il n’y a pas de fiscalité générale des super-profits prévue, Elisabeth Borne assure que de nombreuses grandes entreprises mettront tout de même la main à la pâte.

“On demande des efforts aux laboratoires pharmaceutiques. On peut tous constater qu’ils ont effectivement réalisé un chiffre d’affaires important du fait de la crise sanitaire donc je pense que c’est important qu’ils participent à l’effort collectif”.

Laïcité à l’école : “On ne transige pas avec les lois de la République”

Elisabeth Borne a réagi aux défis “anti-laïcité” que l’on peut voir sur les réseaux sociaux qui consistent à mettre son voile à l’intérieur des établissements scolaires.

“La loi est très claire, elle interdit le port de signes religieux à l’école. Je suis conforme à ce que cette loi soit respectée. On ne transige pas avec les lois de la République”, lance-t-elle. “Nous ferons respecter la loi, il n’y a aucun flou sur le sujet”, assure-t-elle.

Italie : Elisabeth Borne veille surtout au droit à l’avortement

Après la Suède, l’extrême droite fait une nouvelle percée en Europe avec la victoire de Giorgia Meloni aux législatives de dimanche en Italie, où pour la première fois depuis 1945 un parti post-fasciste est aux portes du pouvoir.

“Le peuple italien a voté, je ne vais commenter le choix démocratique du peuple italien. Il y a un très bon score de Madame Meloni”, reconnaît-elle.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avait rappelé dans une sorte d’avertissement que l’UE disposait “d’instruments” pour sanctionner les États membres portant atteinte à l’État de droit et à ses valeurs communes. Elisabeth Borne estime qu’elle est dans son rôle à rappeler les valeurs de l’UE.

“Chaque état doit respecter les droits de l’homme, notamment du droit à l’avortement”, pointe-t-elle.

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Le prix des cigarettes va être indexé sur l’inflation, annonce Elisabeth Borne

Invitée de RMC-BFMTV ce lundi matin, Elisabeth Borne annonce que le prix du paquet de cigarettes va être indexé sur l’inflation. Il va donc augmenter.

Elisabeth Borne, la Première ministre, confirme ce lundi matin sur RMC-BFMTV l’augmentation du prix du paquet de cigarettes. “Le prix du paquet de cigarettes va augmenter comme l’inflation. Cela serait paradoxal que la hausse des cigarettes soit moins élevée que l’inflation. Cela voudrait dire que le prix baisserait. Compte tenu de l’impact sur la santé du tabac, cela serait peu compréhensible donc on a prévu d’indexer le prix du paquet de cigarettes sur l’inflation”, explique la Première ministre.

Plus d’informations à venir. Suivez notre direct.

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Les cellules d’écoute sur les violences sexistes et sexuelles dans les partis sont-elles efficaces?

Adrien Quatennens, Taha Bouhafs, Julien Bayou… depuis quelques semaines, des affaires de violences sexistes et sexuelles font la une de l’actualité à gauche. Ces partis ont mis en place des cellules d’écoutes qui semblent voir ces cas passer entre les mailles du filet. Enquête sur l’efficacité de ces cellules, à la fois pas en avant dans la lutte contre les violences et limitée par leur statut interne aux partis.

“Tout le monde peut faire mieux, moi aussi”. Telle est la première réaction de Jean-Luc Mélenchon, samedi soir sur France 2, après la polémique sur son tweet dans l’affaire Quatennens. Il a expliqué ne pas “avoir voulu se mêler” du divorce de ses amis et déclarer “accepter les critiques”.

Mais le chef de fil de la France Insoumise n’a pas parlé du “comité de suivi contre les violences sexistes et sexuelles” mis en place par son mouvement. Pourtant, cette cellule d’écoute n’a pas été utile dans cette affaire. Chez Europe Ecologie les Verts, une même cellule a été mise en place mais Julien Bayouaccusé de violences psychologiques par une ex-compagne, n’y a jamais été entendu.

“On ne peut pas être juge et partie”

Ce samedi, la ministre déléguée à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Isabelle Rome, s’en est prise à ces cellules qui “étouffent la parole des victimes” et estiment qu’elles sont “inopérantes”. Pourtant, la mise en place de ces structures a été un vrai pas en avant pour mieux lutter contre les VSS. Aujourd’hui, elles semblent malgré tout confrontées à certaines limites.

Pour Mathilde, militante féministe proche de la France insoumise, ces cellules sont indispensables pour libérer la parole, “de la même manière que dans une entreprise, on est obligé de remonter et d’avoir une enquête interne s’il ya un signalement, c ‘est nécessaire d’avoir une cellule dédiée à chaque mouvement.” Mais elle estime que ces cellules ne sont pas assez indépendantes pour bien fonctionner :

“Cette cellule doit-elle être interne ? C’est cela que l’on doit questionner. On ne peut pas être juge et partie. Il va y avoir des questions d’affects, ça va mettre des gens en porte à faux. Il est nécessaire que chaque structure ait une cellule avec le maximum de neutralité possible et donc ça veut dire externaliser.”

Les cellules recueillent des informations mais n’ont pas d’obligation légale ensuite à en aviser un procureur car “il n’y a pas d’obligation judiciaire mis à part la non-dénonciation de crime qui est un délit. C’est la seule limite légale qui existe” explique Nelly Bertrand, juge et secrétaire nationale du syndicat de la magistrature qui considère que c’est “aux parties de déterminer ou non, pour des raisons qui leur sont propres, des règles claires.”

“Nous ne nous substituons pas la justice mais il y a des femmes qui demandent à pouvoir militer en toute sérénité, notre travail, notre devoir, c’est de leur permettre ça”, avait aussi expliqué cette semaine la députée écologiste Sandra Regol.

Vers une structure transparente ?

Pour régler ce problème, l’observatoire des violences sexuelles et sexistes en politique demande au gouvernement la création d’une structure transpartisane qui lutte contre ces violences. “On a su le faire pour la transparence financière il y a quelques années avec l’affaire Cahuzac. On pense que les violences faites aux femmes ne sont pas un problème de moindre importance qu’avoir un compte en Suisse”, explique Fiona Texeire, cofondatrice de cet observatoire.

“Il est temps d’avoir une réponse concertée et de haut niveau. Il y a une réponse immédiate qui peut être apportée : la formation de l’ensemble des élus à ces questions et des mesures par la loi comme l’extension des compétences de la haute autorité de transparence de la vie publique qui pourrait devenir compétente sur les sujets de violences sexistes et sexuelles.

Si, à gauche, toutes les formations ont une cellule d’écoute, Renaissance, la République en marche, le Rassemblement national ou Reconquête n’en ont aucune. Les Républicains ne disposant pas de cellule d’enquête contre les violences sexistes et sexuelles, le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau se dit prêt à réfléchir à la question. Ses adversaires à la présidence du parti Eric Ciotti et Aurélien Pradié n’y sont pas favorables

Mahauld Becker-Granier (avec MM)

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Manuel Bompard critiqué après des propos sur la gifle de Quatennens

Le député LFI de Marseille Manuel Bompard est vivement critiqué depuis ses propositions assurant “un gifle n’est pas égal à un homme qui bat sa femme tous les jours”.

Propos “abjects” ou “honteux”, “taisez-vous!”… plusieurs personnalités de gauche et du gouvernement ont vivement critiqué vendredi les propositions du député LFI Manuel Bompard sur l’affaire Adrien Quatennens qui a notamment assuré qu'”un cadeau n’est pas égal à un homme qui bat sa femme tous les jours”.

“Je ne minimise pas les faits (…), j’essaie de faire la part des choses : une gifle n’est jamais acceptable mais une gifle n’est pas égale à un homme qui bat sa femme tous les jours et une gifle n’est pas égale à une personne qui est accusée de viols après avoir drogué les personnes qui l’accusent”, a déclaré sur le plateau de CNEWS ce très proche de Jean-Luc Mélenchon.

“Il faut qu’on arrive sur ces sujets à avoir de la nuance, à avoir des principes qu’on doit respecter, et il faut prendre en compte les paroles de celles qui s’expriment sur ce type de sujet”, at-il continue.

“Des propos abjects” pour la ministre à l’égalité Femmes-Hommes

“Des propos abjects qui banalisent la violence. Des propositions qui abîment le combat contre les violences faites aux femmes. Des propositions qui vous discréditent totalement sur ce sujet”, a réagi sur Twitter quelques heures plus tard la ministre déléguée à l’Egalité Femmes- Hommes, Isabelle Rome.

“Taisez-vous, maintenant ! Ça suffit !!”, a abondé Marlène Schiappa, qui a également tenu ce portefeuille avant celui de secrétaire d’Etat à l’économie sociale et solidaire dans un tweet, jugeant que ces propos “font un tort considérable au combat pour la protection des femmes face aux violences ».

“Ne parle plus des violences”

« MAIS C’EST PAS POSSIBLE ! », s’est également indignée la militante féministe et conseillère EELV de Paris, Raphaëlle Remy-Leleu, sur le réseau social.

“Ce que tu racontes avec les camarades insoumis depuis une semaine est insupportable. Ne parle plus des violences. Arrêtez au moins de nous faire souffrir. Trouvez le courage d’en parler avec une féministe et d’encaisser à la fois votre manque de connaissance du sujet, votre complaisance politique, ainsi que la douleur et la colère que vous générez”, at-elle insisté.

A l’extrême droite, Julien Odoul (RN) a évoqué un “naufrage”, tandis que Gilbert Collard (Reconquête !) estimait que “la hiérarchisation (des faits) est, en elle-même, insupportable !”.

Le député LFI du Nord Adrien Quatennens est reconnu dimanche des violences conjugales contre sa femme, dont une gifle, et s’est mis en retrait de son poste de coordination du mouvement. Le parquet de Lille a ouvert une enquête à la suite du dépôt d’une main courante par Mme Quatennens.

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Tweets, tape sur la joue… Chez LFI, on dénonce un “harcèlement médiatique” contre Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon n’en est pas à sa première polémique. Mais ces derniers jours, elles se multiplient, notamment jeudi avec sa réponse à un journaliste de Quotidien agrémentée d’une petite bande sur la joue qui a fait réagir vivement.

La France insoumise est depuis quelques jours dans l’embarras. “On considère que la séquence est close”, a indiqué à RMC un des piliers du parti. Allusion à l’affaire Adrien Quatennensfigure du mouvement qui a avoué des violences conjugales, et aux marques de soutien de Jean-Luc Mélenchon à son survivant.

Mais ce dernier suppose. Interrogé jeudi par un confrère de Quotidien sur ses tweets controversés, Jean-Luc Mélenchon a répondu : « Je pèse mes mots ». Une réponse prononcée en tapotant la joue du journaliste, ce qui a fait bondir les réseaux sociaux et les opposants politiques. Réaction exaspérée de sa garde rapprochée. “Il n’y a rien d’agressif, c’est un geste de taquinerie. Jean-Luc Mélenchon est devenu un objet de harcèlement médiatique”, assure-t-on.

Jean-Luc Mélenchon se rendait aux journées parlementaires des insoumis, sans trop évoquer les questions qui fâchent.

Pas de remise en cause de Mélenchon

Face aux députés, le patron des Insoumis a tenu un discours de projection, indique un de ses fidèles. Sans regarder dans le rétro, il a parlé de la réforme des retraites, du budget, de la marche contre la vie chère du 16 octobre. Y at-il eu des questions sur les récentes polémiques ? On dit que non. Peut-être qu’elles ont été posées, jeudi soir, entre deux verres, au pot des journées parlementaires. Jean-Luc Mélenchon y était et l’ambiance était “excellente”. Circulez il n’y a rien à voir, donc…

Officiellement, au parti, on refuse de remettre en cause sa figure de leader. “Ça fait 15 ans que j’entends ça, que sa figure dessert le mouvement”, souffle, exaspéré, un de ses lieutenants. “Mais il a fait 22% à la présidentielle, presque qualifié au second tour, alors si c’est ça, ça me va. Personne n’est infaillible”, appuie-t-il.

Au fond, on comprend que pour certains, à gauche, il faut faire avec. Un député écolo de la Nupes reconnaît que “Jean-Luc Mélenchon, c’est le seul qui peut aller à une présidentielle”: “Sans lui, on ne fait rien… Mais avec lui, il manque un petit peu pour conquérir le pouvoir” .

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“Je pèse mes mots tout le temps” assure Mélenchon, avec une tape sur la joue

En tapotant la joue du journaliste de Quotidien lui posant la question, Jean-Luc Mélenchon a assumé ce jeudi ses tweets sur l’affaire Adrien Quatennens.

“Je pèse mes mots tout le temps”, a confirmé ce jeudi le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur ses tweets controversés dimanche soutenant à Adrien Quatennens qui venait d’avouer des violences conjugales, dans une très courte vidéo diffusée par l’émission Quotidien.

Une tape sur la joue du journaliste

“Est-ce que vous regrettez les tweets que vous avez publiés ?”, interroge le journaliste, devant l’Assemblée nationale, tandis que le responsable politique passe devant lui pour se rendre aux journées parlementaires de son parti.

Jean-Luc Mélenchon rit puis fait brusquement demi-tour : “Monsieur, je pèse mes mots tout le temps, c’est vous qui regrettez ce que vous êtes en train de me dire”, dit-il en tapotant la joue du journaliste, qui opère un mouvement de recul.

Des tweets mal vécus en interne

Dimanche, alors que la figure montante de LFI, Adrien Quatennens, venait de publier une lettre dans laquelle il reconnaissait notamment avoir donné une gifle à sa femme, Jean-Luc Mélenchon a d’abord dénoncé dans un tweet “la malveillance policière, le voyeurisme médiatique, les réseaux sociaux”. Il a remplacé en revanche la “dignité” et le “courage” d’Adrien Quatennens, lui redisant sa “confiance” et son “affection”.

Quelques heures plus tard, l’ancien candidat à la présidentielle a essayé de corriger le tir : “Un gifle est inacceptable dans tous les cas. Adrien l’assume. C’est bien”.

Mais ces deux tweets ont laissé une trace amère, même en interne. “Ce ne sont pas mes mots”, ont dit notamment Clémentine Autain et Manon Aubry, tandis que la députée Pascale Martin a révélé dans un communiqué qu’une telle réaction de Jean-Luc Mélenchon pourrait “avoir des conséquences graves” en décourageant les femmes de signaler des faits de violences.

La Première ministre Élisabeth Borne avait évoqué mardi un tweet “évidemment extrêmement choquant”, reprochant au dirigeant Insoumis de “banaliser les violences intra-familiales”.

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l’inquiétude des petites villes sur la facture d’énergie

Le président de l’association des Petites Villes de France, Christophe Bouillon, invité de la Matinale week-end de RMC s’est inquiété des hausses des factures pour les petites collectivités et craint “un black-out territorial” où de nombreux services municipaux seraient contraintes de mettre la clé sous la porte.

Christophe Bouillon est inquiet. Le président de l’association des Petites Villes, invité de la Matinale week-end de RMC, de France voit les factures de sa commune et de celles des autres adhérents de son association flamber. Si le maire de Barentin (Seine-Maritime) ne va pas augmenter les impôts locauxcertains de ses 4.000 homologues vont devoir le faire : “On a des hausses vertigineuses, les factures flambent. A chaque fois qu’on veut faire des travaux, les entreprises répercutent les hausses d’énergies.”

“Des communes sont obligées de fermer des piscines, des médiathèques, des musées… On va vers un black-out territorial !”, s’alarme Christophe Bouillon.

Il demande une réaction du gouvernement pour accompagner les communes et pense qu’on “ne mesure pas la difficulté que vivent les petites villes”: “il faut qu’on ferme les mairies pour qu’on réagisse”, demande-t-il.

“Les maires, qui doivent prendre des décisions difficiles, attendent qu’ils soient aidés pour mieux isoler les bâtiments, faire des économies d’énergie. C’est maintenant que les décisions se prennent.”

Accueillir les réfugiés ? “C’est difficile !”

Autre sujet qui concerne les territoires ruraux, le projet de loi immigration voulu pour 2023 par Emmanuel Macron. Le chef de l’État se baserait sur les petites villes pour avoir une meilleure répartition des réfugiés sur le territoire français. Une idée qui n’est pas toujours faisable pour Christophe Bouillon.

Le président de l’association des Petites Villes de France estime que, si ces communes ont pris leur part lors de l’accueil des réfugiés ukrainiens ou même antérieurs, et qu’elles peuvent être candidates pour accueillir à nouveau des réfugiés, il reste plusieurs problèmes pour les accueillir dans de bonnes conditions :

“Pour que ça marche, il faut du logement, de l’emploi, une offre de soins, des transports. Ici, dans la ruralité, c’est difficile”, concède-t-il, visant notamment la déserficiation médicale.

Idem pour les citadins qui voudraient retourner à la campagne. Il pointe “une forte demande pour poser leurs valises chez nous” mais les petites villes “n’ont pas obligatoirement l’offre de logements satisfaisante et le frein définitif à l’installation, c’est l’offre de soins.”

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Olivier Véran fait son mea culpa sur les masques, “nous nous sommes trompés”

Olivier Veran, ministre de la Santé pendant la crise Covid, publie un livre ce jeudi dans lequel il raconte la gestion de la pandémie. Il y fait notamment son mea culpa sur le masque, qu’il avait jugé “inutile” en mars 2020, et présente ses excuses.

“La vérité, c’est que, sur les masques, nous nous sommes trompés, ni plus ni moins”, a déclaré Olivier Véran dans un entretien au parisienne, publié ce jeudi. Ce jour est marqué par la sortie de son livre, Par-delà les vagues, dans lequel il raconte la gestion de la pandémie.

Pendant cette crise Covid, Olivier Véran était ministre de la Santé et donc en première ligne. Le 4 mars 2020, il disait : “J’en appelle à la responsabilité de chacun, l’usage des masques est inutileil est fondamental que les personnes qui ne sont pas malades, n’aillent pas chercher des masques, parce qu’elles sont importantes pour celles et ceux qui en ont besoin”.

Problème, quelques mois plus tard, le masque était rendu obligatoireet il était même l’un des remparts les plus importants contre la transmission.

Des pénuries de masques

Au moment de cette déclaration, au tout début de la crise, le pays était en pénurie de masques. Dans de villes nombreuses, des ateliers de création de masques en tissus ont été organisés, des usines ont commencé à en fabriquer… Tout le monde s’est mobilisé pour faire cesser cette difficulté d’approvisionnement.

“Une partie de l’opinion nous a reproché d’avoir sciemment menti sur les masques, pour cacher la pénurie”, se rappelle l’actuel porte-parole du gouvernement, qui assure que ça n’est pas le cas.

Il reconnaît aussi l’absurdité de certaines mesures imposées lors du premier confinement, par exemple, la réouverture des terrasses avec des panneaux de plexiglas entre les tables.

Proche du burn-out

Dans ce livre, il fait donc son mea culpa et présente ses excuses aux Français. Il y confie également avoir “touché du doigt le burn-out”, notamment à la fin de la première vague, en 2020. “J’ai eu des vertiges, de profondes nausées, les jambes qui flagellent”, explique-t-il . Il affirme qu’à ce moment-là, il dormait “trois heures par nuit”, sautait des repas et était soumis à un “stress permanent”.

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Emmanuel Macron insulté par un artiste sur la scène du Touquet Music Beach Festival

Le président français a été insulté sur la scène d’un festival de musique électronique, au Touquet, ce samedi. L’artiste franco-américain Marc Rebillet a, notamment, chanté “Macron, dégage” et a été repris par la foule. Problème : le président était invité surprise à ce festival.

L’artiste franco-américain Marc Rebillet s’est fait connaître sur les réseaux sociaux pendant le confinement, avec des performances artistiques en direct, en peignoir.

Ce samedi, alors qu’il se produisait sur la scène d’un festival de musique électronique au Touquet, il a copieusement insulté Emmanuel Macron. « Dégage Macron », « Fuck Macron », qui ont été repris par le public. Le son a été coupé pendant quelques minutes.

Sauf que, quelques minutes après, le président de la République est arrivé dans ce même festival, en tant qu’invitation surprise. Il n’aurait pas assisté à cette scène.

“Je condamne ce comportement”

Habitué des provocations, Marc Rebillet avait déjà déversé de nombreuses insultes à l’encontre de Donald Trump lors d’une autre représentation.

“Entre la provocation et l’insulte gratuite, il ya un saut qui a été fait par cet artiste. Je condamne ce comportement qui est complètement déplacé, qui n’a rien à faire dans un festival de musique, que ça soit au Touquet ou ailleurs”, affirme le maire du Touquet, Daniel Fasquelle, qui était sur place.

L’artiste se défend

De son côté, l’artiste se défend. “Ils ont coupé mon fils, le festival était très mécontent et maintenant ils demandent un remboursement pour un concert que j’ai fini, parce qu’ils n’ont pas aimé ce que j’ai dit. Ne faites pas de business avec ce festival”, a déclaré Marc Rebillet sur son compte Instagram.

La directrice de l’événement a, elle, accusée l’artiste d’avoir pris en otage le festival pour faire du buzz.

Matthieu Limongi (édité par AB)

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comment le gouvernement veut accélérer sur l’écologie

Emmanuel Macron et sa Première ministre, Élisabeth Borne, vont dîner ensemble ce mardi soir avant la rentrée gouvernementale mercredi. Au menu, l’écologie devrait être le plat de résistance alors que l’été, entre les incendies et la sécheresse, a été très rude pour le climat.

C’est la rentrée pour le gouvernement. Les ministres, au grand complet, sont attendus mercredi matin à l’Élysée pour un Conseil des ministres de rentrée puis un séminaire gouvernemental mercredi prochain.

Dès ce mardi soir, Élisabeth Borne, la Première ministre, et Emmanuel Macron dîneront ensemble à l’Élysée pour évoquer tous les sujets de la rentrée. Au menu bien sûr, les mesures à prendre en matière d’écologie, après un été très grossier pour le climat.

Passées les photos d’Emmanuel Macron sur un jet-ski, l’exécutif veut refaire de l’écologie sa priorité. Après le plan de sobriété énergétique annoncé fin juin, il y a dans les cartons un projet de loi pour accélérer le développement des énergies renouvelables, comme le solaire et l’éolien. Celui-ci pourrait être présenté mi-septembre en Conseil des ministres.

Une “prise de conscience” cet été ?

Élisabeth Borne, la Première ministre, doit aussi proposer rapidement, avec Christophe Béchu en charge de la transition écologique, une feuille de route verte, ministère par ministère. En clair, un agenda des réformes et des mesures à prendre en matière d’écologie. “L’été marqué par les incendies, la sécheresseles intempéries, un servi de prise de conscience”, se persuade un conseiller de l’exécutif.

Mais “ce gouvernement n’est qu’un spécialiste de la communication” enrage un cadre d’Europe Écologie-Les Verts, qui regrette “l’inaction de l’exécutif”, alors que “le climat sort de ses gonds”.

Paul Barcelonne avec Guillaume Descours

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