l’extrême vigilance de la France après la polémique au Qatar

INFOS RMC. Pour éviter d’être touché par la polémique provoquée par les conditions de travail des ouvriers au Qatar pour la construction des stades de la Coupe du monde de foot, le gouvernement se veut irréprochable sur l’organisation et la préparation des chantiers des Jeux olympiques de 2024 à Paris. Soixante-dix accidents du travail ont été répertoriés, dont une dizaine de cas graves. Aucun accident mortel n’a été désigné. Emmanuel Macron veut rencontrer les entreprises de construction.

Alors que la polémique monte autour d’un boycott de la Coupe du monde au Qatarla France se prépare aux Jeux olympiques de 2024. Et se veut irréprochable sur l’organisation et la préparation des chantiers. Au sein du gouvernement, on sent que la pression monte. “On doit être exemplaire sur les chantiers de préparation des JO”, nous dit un ministre.

Selon nos informations, Emmanuel Macron veut rencontrer les opérateurs de la construction des chantiers. Objectif : montrer que le gouvernement est attentif à la sécurité des ouvriers et ne reproduit pas les drames humains sur les chantiers de la Coupe du monde de foot du Qatar, où certaines enquêtes évoquent plusieurs milliers de morts, 6 500 selon une des dernières enquêtes.

L’exécutif joue donc la transparence. Un suivi a été mis en place et, selon les informations de RMC, 70 accidents du travail ont été dénombrés sur les chantiers des JO, dont une dizaine de cas graves. Heureusement, aucun accident mortel n’a été désigné.

Pas de boycott de la Coupe du monde pour l’instant

C’est donc aussi une façon de prendre les devants face à la polémique autour du boycott de la Coupe du monde au Qatar. Un débat qui embarrasse la macronie. Pour le moment, pas de boycott officiel. Le discours de la ministre des Sports tient la corde. Amélie Oudéa Castéra estime que c’est son rôle d’être aux côtés des joueurs, surtout s’ils dépassent un certain niveau dans la compétition.

Pour autant, face aux catastrophes humaines et au désastre écologique, le sujet divise. Non seulement au sein du gouvernement mais aussi chez les députés Renaissance qui pourraient, selon nos confrères du Parisien, inciter leurs troupes à ne pas s’y rendre. “Attention à être cohérent avec la doctrine de l’exécutif”, alerte tout de même un député macroniste.

Chez les oppositions, c’est assez timide… Du côté de La France insoumise, la tonalité est clairement au boycott sur le fond mais certains élus de gauche nous confient que c’est difficile de tourner le dos à un événement populaire d’une telle envergure. Alexis Corbière, député insoumis, a tout de même été le plus virulent en dénonçant un scandale sportif, écologique et social. Du côté du RN, ce mercredi, Marine Le Pen a une nouvelle fois dézingué le choix du Qatar pour des questions de droits de l’homme. Mais selon elle, maintenant que la décision est faite, “le sport doit être découplé de la politique”.

Hélène Terzian et Jérémy Trottin

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la nomination d’Agnès Buzyn à la Cour des comptes fait polémique

Sur le plateau des “Grandes Gueules”, on s’étonne de la nouvelle promotion d’Agnès Buzyn à la Cour des comptes. L’ancien ministre de la Santé est en effet mis en examen pour son rôle dans la gestion de la crise du Covid-19.

L’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, proche d’Emmanuel Macron, a été nommée conseillère maître à la Cour des comptes, a annoncé vendredi l’Elysée. Une belle promotion pour l’hématologue, mise en examen fin 2021 pour “mise en danger de la vie d’autrui”, en raison de sa gestion de l’épidémie et qui avait quitté son poste en urgence pour remplacer Benjamin Griveaux dans la course à la mairie de Paris.

Une nomination qui fait grincer des dents ce lundi sur le plateau des « Grandes Gueules » : « Comment c’est possible de mépriser autant la justice et la population ? », s’interroge Khaouter Ben Mohammed. “J’ai perdu une dizaine d’amis lors de la première vague, j’en tiens pour responsable l’ancien ministre de la Santé”.

Après son échec aux municipales, Agnès Buzyn avait été nommé à la tête de l’Académie de l’OMS avant donc, d’accéder à la Cour des comptes où elle devrait toucher un peu moins de 10.000 euros mensuels : “On la remercie alors qu’elle est mise en examen pour mise en danger de la vie d’autrui, mais où est la moral dans ce pays?”, tacle-t-elle.

“La République, ce n’est pas une famille pour enfants gâtés”

“C’est surtout un capitaine qui a quitté le bateau. ‘Dès le début j’ai compris que c’était important’, nous at-elle dit, et elle est allée se présenter à la mairie”, se rappelle de son côté le medecin Jérôme Marty.

“Il y a un côté aristocratie d’Etat qui est choquant, un milieu qui se protège et se coopte”, tacle l’avocat Charles Consigny qui rappelle qu’Agnès Buzyn est praticienne hospitalière et s’étonne qu’elle n’aille pas travailler à l’hôpital.

“On a plus besoin de médecins à l’hôpital que de conseillers à la Cour des Comptes. Cette aristocratie d’Etat est navrante et malheureusement alors que sous Macron on nous avait promis beaucoup de modernité, elle est renforcée”. La République, ce n’est pas une famille pour enfants gâtés”, ajoute Charles Consigny.

“On a l’impression que ces gens-là s’en foutent. C’est ça qui fait monter les extrêmes, c’est ça que ne peut plus voir les gens, cette famille cet entresoi qui se protège”, renchérit le docteur Jérôme Marty”.

La légion d’honneur en janvier dernier

Et même pour Claire O’Petit, ancienne députée de La République en Marche, la nomination d’Agnès Buzyn à la Cour des comptes est “d’une gravité extrême”.

La Cour de justice de la République avait ouvert en juillet 2020 une enquête sur la gestion par les autorités de l’épidémie de Covid-19 après plusieurs plaintes. C’est dans ce cadre qu’Agnès Buzyn avait été mise en examen le 10 septembre pour “mise en danger de la vie d’autrui” et placée sous le statut plus favorable de témoin assisté pour “abstention volontaire de combattre un sinistre”.

Une mise en examen qui n’avait pas empêché l’ancien ministre d’être décoré de la Légion d’honneur en janvier 2022. Avant une nouvelle promotion à la Cour des comptes donc.

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