selon Yannick Jadot, Julien Bayou n’aurait pas dû être “sanctionné”

Sur RMC-BFMTV, ce vendredi, l’écologiste Yannick Jadot a déploré la “sanction” contre Julien Bayou, accusé de violences psychologiques par une ex-compagne.

L’ancien candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot a révélé ce vendredi sur RMC-BFMTV que le patron d’EELV Julien Bayou n’aurait pas dû être “sanctionné” par son parti en l’absence de conclusions de la cellule interne contre les violences sexistes et sexuelles ou de dépôt de plainte.

La décision de sa mise en retrait de la co-présidence du groupe à l’Assemblée a été prise “pour donner de la sérénité à la cellule d’écoute mais ça apparaît comme une sanction (…) et cette sanction-là, elle n’est pas normale”, a déclaré le député européen.

“A partir du moment où la cellule n’a pas rendu son travail, on n’a pas à sanctionner, quand il n’y a pas de dépôt de plainte, quand on ne sait pas de quoi la personne au fond est soupçonnée ou Accusée et que cette personne n’a pas pu se défendre”, at-il argumenté.

Yannick Jadot avait demandé à Julien Bayou de se mettre en retrait

Julien Bayou a démissionné lundi de ses fonctions à la tête d’Europe Écologie-Les Verts, ainsi que de celles à la tête du groupe à l’Assemblée, s’estimant piégé par une situation « intenable » parce que notamment la cellule interne a refusé à ce stade de l’entendre.

La veille, Yannick Jadot lui avait demandé publiquement de se mettre “en retrait” du secrétariat national” d’EELV.

“Il peut y avoir, à un moment donné pour la sérénité des débats, une sorte de mise en retrait qui n’est pas une sanction, qui n’est pas une démission, qui n’est pas une exclusion mais là on voit, dans le jeu médiatique, que ça a été une sanction et cette sanction-là, elle n’est pas juste”, a développé Yannick Jadot ce vendredi.

Au-delà, il a défendu l’existence et le travail des cellules internes que les partis – de gauche essentiellement – ont mis en place.

“Les partis politiques ont une responsabilité particulière et il faut de la déontologie”, at-il expliqué, critiquant la position du ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti qui a dénoncé une “justice de droit privé”. “Tout le monde est content quand le Conseil de l’Ordre des médecins s’intéresse aux pratiques de Didier Raoult pour dire qu’il est en infraction”, a rappelé Yannick Jadot. “C’est une forme de déontologie : ça doit être plus fort que la justice”.

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pourquoi un débat télévisé entre les candidats n’enchante pas tout le monde

Les Républicains vont élire un nouveau président en novembre. Eric Ciotti, Aurélien Pradié et Bruno Retailleau seront opposés et ils sont enfin tombés d’accord pour un débat télévisé avant l’élection. Pourtant, au départ, tout le monde n’était pas pour. Et ce débat fait craindre un retour de vieilles tensions entre les différentes lignes du parti.

Les candidats à la présidence du parti Les Républicains ont fini par se mettre d’accord pour débattre à la télévision. Ils ont déjà reçu des propositions de trois chaînes de télévision, dont BFMTV, pour des émissions en novembre après la date limite de dépôt des parrainages qui valideront les candidatures.

Éric Ciotti et Aurélien Pradié étaient d’accord sur le principe depuis un moment, mais le moins qu’on puisse dire, c’est que Bruno Retailleau n’était pas emballé par l’idée. « Aucune problématique interne n’intéresse pas l’ensemble des Français », argumente un proche du patron des sénateurs LR. Qu’à cela ne tienne, Aurélien Pradié, qui a très envie de débattre, s’est fendu d’un communiqué de presse appelant ses concurrents au courage de venir débattre. Résultat, l’entourage de Bruno Retailleau nous a fait savoir que le sénateur de Vendée acceptait l’idée.

Et l’idée de voir Aurélien Pradié, Bruno Retailleau et Eric Ciotti, tous les trois sur un plateau, n’enchante pas tout le monde chez les Républicains. La peur de voir ressurgir de vieilles tensions et s’affronter des lignes politiques peut-être devenues incompatibles. Bref, les cadres LR sont sceptiques. Un député LR, qui a décidé de ne parrainer personne dans cette élection, ironise.

“Aux yeux des Français, ça va ressembler à un débat entre un jeune marxiste et deux vieux réacs. Ce n’est pas l’idéal pour l’image du parti”, indique-t-il.

Des rancœurs exacerbées

Mais dans le camp d’Aurélien Pradié, on joue le fatalisme : “Valérie Pécresse a fait 4,7% à la présidentielle. Alors à moins de 5%, je ne vois pas ce qu’on risque”.

Un exercice risqué, d’autant que l’ambiance n’est pas à la franche camaraderie entre les équipes de campagne. Et cette histoire de débat n’a pas vraiment arrangé les choses. “Bruno Retailleau ne brille pas pour son courage”, glisse-t-on dans l’entourage d’Aurélien Pradié.

« Il plaidait pour un maximum de débats à la primaire à la présidentielle. Et maintenant qu’il est candidat, il ne veut plus discuter », regrette-t-on.

“Tout ce que veut Aurélien Pradié, c’est passer à la télé”, s’amuse de son côté un conseiller parlementaire. Aurélien Pradié qui est d’ailleurs toujours secrétaire général du parti. Et ça agace un sénateur proche de Bruno Retailleau, qui l’accuse d’utiliser les moyens du parti, notamment les fichiers d’adhérents, pour sa propre campagne. Qu’on se le dis, Les Républicains, c’est toujours un peu Dallas.

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Bayou n’aurait pas dû démissionner selon Me Temime

Dans “Apolline Matin” ce mardi sur RMC et RMC Story, l’avocat Hervé Temime a donné sa vision de l’affaire Julien Bayou, qui a démissionné de son poste de secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts et de président de groupe à l’Assemblée nationale. Selon lui, les faits n’étant pas répréhensibles à ce stade, le député écologiste aurait dû conserver ses fonctions.

Une accusation de violence psychologique, par une ex-compagne, relayée à la télévision par Sandrine Rousseau. Et une émission de ses fonctions de secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts et de président de groupe à l’Assemblée nationale. Julien Bayou a décidé de laisser sa place, tout en restant député, en regrettant de ne pas pouvoir se défendre. Il se dit “accusés de faits qui ne (lui) sont pas présentés, dont (ses) accusateurs-ices disent qu’ils ne sont pas pénalement répréhensibles”, et dont il ne peut pas se défendre “puisqu’on refuse de (l )’entendre’.

Selon l’avocat Hervé Temime, invité d'”Apolline Matin“ce mardi sur CMR et Histoire du CMR, “M. Bayou n’était pas contraint à la démission”. “C’est même fou. En réalité, il aurait dû dire : ‘Je ne dois pas d’émissionner parce que je suis accusé de faits que je ne connais pas, etc.’. On est dans une situation particulière, peut-être à un point de bascule, explique-t-il. C’est un sujet très compliqué, très grave, sur lequel je réfléchis beaucoup, depuis longtemps, et pas seulement comme avocat. Là, j’ai vraiment le sentiment qu’on atteint une limite qui n’est pas acceptable.”

La peur d’un “drame”

“Dans les accusations qui ont été portées par Mme Rousseau à la télévision, il y a quelque chose d’incroyable, qui a été révélé le lendemain mais qu’on a accordé à demi-mot dans son interview. Elle a dit que le problème dans cette affaire, c’est qu’il n’y a rien de pénalement répréhensible”, souligne Me Temime. “Quand il n’y a pas de plainte, il n’y a pas de procès, il n’y a pas de défense. Mais surtout, s’il n’y a pas d’infraction, il n’y pas à faire un procès. Un procès n’a de sens que si la loi est violée. La barrière, c’est la loi et l’application de la loi”, ajoute l’avocat.

“Je ne le connais pas, je ne le défends absolument pas et je ne suis pas du tout opposé à la personne qui fait ce signalement ou envoyé ce mail. Bien sûr qu’on ne peut pas attendre le temps de la justice. Et on peut le regretter”, explique Hervé Temime, qui craint “un drame, un jour”, “un homme ou une femme à bout, accusé(e) d’un fait qu’il n’a pas commis, dont l’innocence aura été démontrée et qui aura peut-être commis un acte terrible, suicidaire”.

“Il y a une sphère de la vie privée qui doit être infranchissable dès que la loi n’est pas violée”

Pour Me Temime, la vie privée doit être respectée quand il n’y a pas de plainte devant la justice. “Ce qui est grave, c’est que c’est un jugement qui est porté sur M. Bayou, qui semble être purement moral et très personnel, estime-t-il. Quiconque a vécu une relation amoureuse intense sait la violence, la douleur, que peut provoquer une séparation. Si on commence à juger nos hommes, nos femmes politiques, sur leurs comportements amoureux, mais où va-t-on ? On va bientôt les juger en tant que père ou mère. Qui peut dire qu’ il ou elle est un bon père ou une bonne mère ? On va juger leurs pratiques sexuelles, peut-être les connaitre… Il ya une sphère de la vie privée qui doit être infranchissable dès lors que la loi n’est pas violée. S’ il y a une plainte à porter, qu’elle soit portée. Là, on paye le prix de son statut de personne publique.”

“Je crois que personne ne peut décider si on est vertueux ou pas, ajoute Me Temime. L’obligation d’être vertueux, certainement pas. D’être conforme à la loi, oui. Cette notion d’exemplarité est évidemment très relative. Quand on choisit de faire de la politique, oui, il faut avoir un comportement irréprochable par rapport au respect de la loi. Mais enfin, on ne va pas juger nos comportements privés. C’est impensable. Sinon, je serais incapable d’exercer . Qui peut d’ailleurs porter sur soi-même un jugement suffisamment serein et tranquille pour être sûr qu’il est exemplaire ? On aimerait tous pouvoir l’être. Je crois qu’il faut quand même s’élever contre une espèce de police de la vertu dont les effets peuvent être très graves, à mon avis. Il faut bien sûr encourager le respect de la lutte contre les violences faites aux femmes. Mais pas de cette manière-là, car on dessert la cause.”

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“Julien Bayou n’a toujours pas été convoqué ou entendu”, déplore son avocate

L’avocate de Julien Bayou, Marie Dosé, a tenu une conférence de presse, ce lundi 26 septembre 2022. Elle a tenu à clarifier certains faits concernant Julien Bayou et son ex-compagne et a notamment indiqué qu’il ne savait “rien” des accusations dont il faisait l’objet.

“Depuis deux semaines et plus encore depuis quelques jours, les connaissent à sa vie privée se multiplient. Julien Bayou est donc contrainte de clarifier publiquement certains faits”, a expliqué Marie Dosé, son avocate, au début d’une conférence de presse, donnée ce lundi 26 septembre 2022.

Elle était seule lors de cette prise de parole.

Celle-ci intervient quelques heures après la diffusion de Julien Bayou du secrétariat national d’Europe Écologie-Les Verts et de la vice-présidence du groupe écologiste à l’Assemblée nationale.

“Des épisodes de tension, de pression, de chantage”

Le député “s’est séparé de sa compagne courant novembre 2021. C’était une décision très difficile, il avait conscience de la fragilité psychologique de son ex-compagne. Au cours des mois qui suivaient la rupture, le comportement de son ex- la compagnie a été très fluctuante”, explique l’avocate.

Marie Dosé ajoute qu’il y aurait eu “des épisodes de tension, de pression, de chantage, ainsi que des menaces et des moments plus apaisés, au cours subir, celle-ci lui apporterait tout son soutien notamment durant la campagne des législatives” .

L’avocate a détaillé précisément comment se déroulera les événements du 30 juin dernier.

La cellule de signalement saisie le 30 juin

“Ce jour-là, l’ex-compagne de Julien Bayou lui a envoyé un message pour lui proposer de garder la maison qu’ils avaient acquise ensemble, maison qu’elle occupe toujours aujourd’hui. Deux heures plus tard, elle transmettait à la famille, aux amis de Julien Bayou, à Sandrine Rousseau et à la cellule de signalement d’EELV un mail qualifiant son ancien compagnon de ‘manipulateur lâche’ et évoquant son ‘intention de mourir pour protéger les autres'”.

Plus tard dans la journée, vers 22h, elle aurait prévenu Julien Bayou qu’elle avait absorbé des médicaments. Il aurait appelé les pompiers et elle aurait été rapidement prise en charge et hospitalisée.

Le 4 juillet 2022, “elle envoyait à Julien Bayou un courriel menaçant et haineux ‘inquiète-toi, je vais revenir et en force’. Dans ce courriel, elle assure de sa volonté de le mettre ‘hors d’état de nuisible’ et elle lui prédit ‘une chute douloureuse'”, poursuit l’avocate.

Julien Bayou n’aurait jamais été convoqué

Elle affirme que “depuis ce jour, il n’a plus aucun lien avec son ex-compagne”.

La cellule de signalement d’EELV “s’est auto-saisie à la suite du courriel envoyé par son ex-compagne le 30 juin”. Ce jour-là, Julien Bayou aurait été prévenu qu’il serait recontacté par la cellule pour un entretien contradictoire.

“Trois mois plus tard, il n’a toujours pas été convoqué ou entendu, malgré ses quatre sollicitations”déplore l’avocate, avant d’ajouter : “Julien Bayou est présumé coupable d’accusations rendues publiques, dont il ne sait rien et dont il ne peut pas se défendre”.

“Il n’a jamais exercé la moindre violence psychologique à l’égard de ses compagnes, jamais”, insiste-t-elle.

Le député devrait prendre la parole dans les prochains jours.

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l’utilisation du 49-3 pas exclue par Elisabeth Borne

Elisabeth Borne prévient ce lundi sur RMC-BFMTV qu’en cas de “blocage” sur la réforme des retraites, le gouvernement pourrait utiliser le 49-3, mais que son gouvernement privilégie le dialogue et la concertation.

Elisabeth Borne a longuement évoqué le sujet très inflammable des retraites ce lundi matin sur RMC-BFMTV. Elle assure qu’une réforme du système actuel est”prioritaire“, est que l’on connaîtra les contours exacts, dont l’âge de départ proposé par le gouvernement, “d’ici la fin de semaine”.

La Première ministre Elisabeth Borne a rappelé ce lundi que l’utilisation controversée de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, qui permet au gouvernement de faire passer “en force” un texte au Parlement est prévu en cas de blocage. Elle assure ce lundi sur RMC-BFMTV ainsi que son gouvernement ne s’en privera pas si la situation du pays est bloquée.

“C’est un outil à la disposition du gouvernement si on constate une situation de blocage”

“Ma méthode, c’est le dialogue, la recherche de compromis. Les Français ne comprendraient pas qu’on soit bloqués. C’est un des outils à la disposition du gouvernement si on constate une situation de blocage”, rappelle-t- elle.

Elle assure qu’il y aura des recherches de compromis avec syndicats et patronat : “La priorité, c’est le dialogue, la concertation la recherche de compromis. Le blocage ne viendra pas de ma part”, poursuit-elle, glissant ensuite un petit lapsus : “Le dialogue ne viendra pas de notre côté”, at-elle conclu avant de se reprendre immédiatement dans un sourire.

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Yaël Braun-Pivet “pas favorable” à une réforme par amendement

Interrogée sur la réforme des retraites reçues par le président de la République, la présidente de l’ nationale Yaël Braun-Pivet s’est dite, ce jeudi, déposé à un amendement porté dans la loi sur le budget de la Sécurité sociale.

La présidente de l’Assemblée nationale (Renaissance) Yaël Braun-Pivet a déclaré, ce jeudi, ne “pas (être) favorable” à ce que la réforme des retraites voulue par le gouvernement passé par un amendement à la loi sur le budget de la Sécurité sociale, et lui demande de “prendre le temps de la concertation”.

« Les amendements du gouvernement ne doivent pas porter en eux-mêmes une réforme substantielle », at-elle révélé sur franceinfo réclamant une « réforme globale qui doit paraître équitable à nos concitoyens ».

“Il faut que soit pris le temps de la concertation”

“Il faut à la fois reculer l’âge de la retraite ou augmenter le nombre de trimestres et travailler sur les carrières longues, la pénibilité et cetera, donc il faut faire une globale”, a plaidé la réforme politique responsable qui souhaite que soit pris “le temps de la concertation avec les groupes politiques et avec les partenaires sociaux et il faut prendre le temps du travail approfondi pour une réforme globale.”

“C’est la nouvelle méthode à laquelle j’ai appelé le gouvernement et à laquelle la Première ministre au mois de juillet a répondu favorablement”, avec “plus de concertation en amont des textes pour réussir à construire des compromis”, at-elle accentué, indiquant que c’est “la position constante que j’aurai sur tous les sujets et pas que sur le sujet des retraites pendant tout le quinquennat.”

Un président en réflexion

Emmanuel Macron avait évoqué la possibilité de faire passer une réforme des retraites dans un amendement au projet de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), qui doit être présenté en Conseil des ministres lundi. Une possibilité qui fait bondir jusque dans sa majorité, où François Bayrou, allié principal d’Emmanuel Macron, c’est dit recommandé à cette idée.

“Je n’ai jamais été favorable, et c’est une constante chez moi, aux amendements qui portent en eux-mêmes une réforme d’importance parce qu’ils n’ont pas été expertisés par le Conseil d’État, ils n “ont pas fait l’objet d’une étude d’impact, ils n’ont pas été travaillés par les parlementaires en amont au sein de leur commission”, a argumenté le président de l’Assemblée nationale.

Selon elle, “le président de la République et la Première ministre sont en réflexion, ils consultent et c’est dans ce cadre-là que j’ai indiqué quelle était mon opinion”.

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François Hollande ne regrette pas la fermeture des “deux réacteurs vieillissants”

Alors qu’une crise énergétique touche le monde, plus de la moitié des réacteurs nucléaires français sont arrêtés temporairement. La centrale de Fessenheim a, elle, définitivement fermée en 2020, à la suite d’une décision prise sous François Hollande. Invité sur RMC et BFMTV, l’ancien président dit ne pas regretter.

La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) a été mise à l’arrêt définitif le 30 juin 2020. Elle avait été mise en service 42 ans plus tôt, le 1er janvier 1978.

Alors que la France, comme de nombreux pays, vit une crise énergétique, cette fermeture pose question. Actuellement, 32 réacteurs nucléaires sur 56 sont à l’arrêt, soit pour des travaux de maintenance, soit après des apparitions de corrosion.

La décision de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim a été prise sous François Hollande. L’ancien président, invité sur RMC et BFMTV ce mardi, a dit ne pas regretter.

La faute à l’EPR ?

“Fessenheim était la plus vieille centrale, elle avait été ouverte en 1977, il y a une durée de vie des centrales. Lorsque Fessenheim devait fermer, il était supposé y avoir l’ouverture de l’EPR de Flamanville, c’est un nouveau réacteur. Il se trouve que cet EPR, qui a été lancé en 2007, n’est toujours pas en état de fonctionner, 15 ans après”, at-il déclaré. Pour lui, c’est ça le vrai sujet.

“Ça n’est pas la fermeture de Fessenheim qui doit être dans le débat. Deux réacteurs, vieillissants, qui coûtaient cher. Comment se fait-il que nous n’arrivons toujours pas à maîtriser cette technologie ?”, s’interroge-t -il.

Quid des 32 réacteurs actuellement à l’arrêt ? Il explique : “il se trouve qu’il y a eu une pandémie et pendant deux ans, il n’y a pas eu de maintenance des centrales nucléaires, c’était impossible. Normalement, il y a une maintenance chaque année”.

De gros changements après Fukushima

Ces maintenances concernent 16 réacteurs. En revanche, la fermeture des 16 autres est “un peu plus préoccupante”: “Sur un vu des signes de corrosion et là c’est un problème. Car quand vous avez des signes de corrosion, vous ne pouvez plus ouvrir votre centrale et travailler pour produire de l’électricité”.

Il ajoute qu’EDF fait au plus vite pour régler cette question, mais “avec des moyens sûrement insuffisants”.

François Hollande tient à défendre son bilan sur le nucléaire. Il rappelle qu’à la suite de l’accident de Fukushima, en 2011, “partout dans le monde a été décidé l’arrêt, non pas d’une centrale, mais du nucléaire”.

“C’était une voix extrêmement périlleuse”

Il ajoute qu’à son arrivée à l’Élysée, l’année suivante, il n’a pas été “vers l’arrêt du nucléaire” car pour lui, “c’était une voie extrêmement périlleuse pour notre indépendance énergétique”.

D’après François Hollande, il fallait “remonter les renouvelables, fermer la plus vieille de nos centrales, ouvrir Flamanville et permettre que nous ayons la même production nucléaire”.

Il a conclu : “Entre le début et la fin de mon mandat, c’est la même production d’électricité d’origine nucléaire, rien n’a baissé”.

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Fabien Roussel appelle les maires et les entreprises à ne pas payer leurs factures d’électricité

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, appelle les mairies et les entreprises à ne pas payer leurs factures d’électricité.

Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel appelle ce vendredi les mairies, les collectivités territoriales et les entreprises à ne pas “payer leurs factures d’électricité”, dans un entretien au parisiennele jour du lancement de la Fête de l’Humanité.

“J’appelle les maires, les présidents de collectivités territoriales mais aussi les entreprises à ne plus payer leurs factures d’électricité quand celles-ci augmentent dans des proportions”, annonce le député inacceptable du Nord, évoquant “un appel à la résistance républicaine “.

Villes et villages “qui n’ont pas accès au tarif réglementé de l’électricité n’ont pas vocation à se faire tondre”, poursuit-il. “Ce qui est en jeu, c’est la fermeture de nos piscines, de nos théâtres, le chauffage de nos écoles ou de nos Ehpad. On verra bien si ces groupes privés osent couper l’électricité”.

Jean-Pierre Bosino, le maire communiste de Montataire, une commune de 13.600 habitants près de Creil (Oise), avait menacé fin août “d’arrêter de payer” l’électricité de sa ville si rien n’était fait pour aider les collectivités qui, contrairement aux particuliers, sont soumis au prix du marché, sans bouclier tarifaire.

L’État doit “compenser la différence”

Une trentaine de piscines, gérées par l’entreprise Vert Marine, déléguée de service public, ont ainsi été fermées au début de la semaine par manque de moyens pour payer les factures énergétiques.

Les prix de l’électricité pour 2023 sur le marché de gros ont battu fin août un record pour la France, atteignant plus de 1.000 euros le mégawatt/heure (MWh), contre environ 85 euros le MWh il y a un an.

“On se retrouve dans une situation complètement dingue où les maires vont devoir choisir entre les activités périscolaires des gosses, les piscines ou payer ces factures”, a déclaré de son côté Ian Brossat, porte-parole du PCF à l’antenne de Sud Radio .

Pour Fabien Roussel, l’État doit “compenser la différence” entre le tarif réglementé et celui effectivement facturé, la France doit “sortir du marché européen de l’énergie” et “investir massivement dans nos centrales nucléaires qu’on a abandonnées”.

“C’est trop facile de rejeter la responsabilité sur dos de Poutine et de la guerre en Ukraine quand on sait que c’est le fruit de quinze ans de déréglementation sous Sarkozy, Hollande et Macron”, lance-t-il.

Les élus ne veulent pas appeler à la désobéissance civile

Interrogées par l’AFP, plusieurs associations d’élus admettent qu’il y a un problème tout en refusant d’appeler à la désobéissance civile.

“Fabien Roussel fait de la politique, cette idée d’appeler les maires à ne pas payer est une idée que j’entends mais ce n’est pas à mon sens réponse une efficace aux difficultés que nous rencontrons”, un réagi Guy Geoffroy, maire de Combs-la-Ville (Seine-et-Marne) et vice-président de l’AMF. “Il y a une différence entre la réalité constatée de ne pas pouvoir physiquement être en situation de payer une facture mais c’est une autre chose que de refuser de la payer”, at-il ajouté.

“Il est évident que les associations d’élus ne peuvent donner la consigne de ne pas payer leurs factures mais Fabien Roussel pose une vraie question car beaucoup de communes sont à l’os”, a déclaré de son côté André Robert, délégué général de l’Association des petites villes de France (APVF).

“On ne peut pas cautionner ce genre de message. Il y a un travail qui est fait au niveau européen pour arriver à réguler les prix de l’énergie et on compte sur les pouvoirs publics pour mettre en place un outil de régulation”, souligne de son côté Sébastien Martin, président d’Intercommunalités de France.

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Edouard Philippe ne participera pas au Conseil National de la Refondation

Edouard Philippe a annoncé, ce mercredi, au bureau national du parti Horizons, qu’il ne participera pas au Conseil National de la Refondation voulu par Emmanuel Macron.

Il l’a annoncé ce mercredi, en ouverture du bureau politique du Horizons dont il est le président. Édouard Philippe ne participera pas au Conseil National de la Refondation souhaité par Emmanuel Macron, qui doit se réunir le 8 septembre à Marcoussis. Le parti de l’ancien Premier ministre, Horizons, sera bien autour de la table, mais représenté par un autre membre du bureau politique : il s’agit de Stéphanie Guiraud Chaumeil, maire d’Albi, personnalité méconnue.

D’après un parlementaire d’Horizons très proche de l’ancien Premier ministre, Edouard Philippe serait “dubitatif sur l’objet de ce CNR”, dont le sigle, similaire au Conseil national de la Résistance, est d’ailleurs loin de faire l’unanimité au sein du parti. Ce philippiste évoque d’abord des raisons d’agenda :

“Edouard Philippe n’a pas beaucoup de temps, il préfère ne pas y aller que de ne pas être assidu et concentré”.

Le CNR, une coquille vide ?

Mais surtout, le boycott annoncé des oppositions et de leurs dirigeants à ce CNR aurait refroidi l’ex-Premier ministre d’y participer. Cela témoigne, selon un élu d’Horizons d’un manque de “maturation politique” du pays.

Selon ce même fidèle, ce type d’initiative “a pour objectif de poser des réflexions sur les institutions, sur la crise environnementale… encore faut-il que toutes les parties aient mordent à l’hameçon”. Mais ce n’est ni “belliqueux ni moqueur à l’égard du Président”, confie un proche.

L’absence de l’ancien locataire de Matignon au CNR témoigne de ses doutes quant à “la capacité du Président à faire consensus”.

“Aujourd’hui, le Président ne rencontre pas l’écho souhaité pour constituer ce CNR. Si l’ensemble des partis politiques et leurs dirigeants politiques participaient, la donne serait différente”.

Une rentrée politique le 16 septembre

Si Edouard Philippe ne participera donc pas physiquement à ce CNR, il fera en revanche sa rentrée politique une semaine plus tard, le 16 septembre prochain à Fontainebleau, après un été particulièrement (et démontré) discret : un voyage en Italie en famille, beaucoup de conférence…

Sa rentrée sera l’occasion de structurer un peu plus son parti, avec l’élection d’un vice-président en charge du comité des maires. Il devrait s’agir du maire de Nice Christian Estrosi, soit du maire de Reims, Arnaud Robinet. Le parti devrait bientôt compter près de 500 comités locaux.

Outil supplémentaire pour étendre le maillage territorial de son parti qui se veut un contre-pied d’En Marche, ancien mouvement du président, et de multiplier les relais locaux pour les futurs déplacements d’Edouard Philippe un peu partout sur le territoire. Un Tour de France pour “se plonger dans le pays”, dit un philippiste. Nouvelle preuve s’il en fallait encore une, de ses ambitions pour 2027. Edouard Philippe ou la stratégie des petits pas.

Hélène Terzian (édité par MM)

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Bardella ou Aliot? Pourquoi la bataille pour la présidence du RN n’est pas pliée d’avance

Deux candidats visent la présidence du Rassemblement national : Louis Aliot s’est déclaré samedi et, cette semaine, ce sera au tour de Jordan Bardella. Le vote aura lieu fin septembre.

Ce n’est pas un secret. Jordan Bardelaqui est déjà le président par intérim du RN, compte bien succéder à Marine Le Pen d’ici quelques jours. Un de ses très proches conseillers confie à RMC qu’il va publier une lettre ouverte via un média et sur ses réseaux sociaux, avec une petite vidéo. Son objectif ? D’abord s’adresser aux militants pour “donner sa vision, montrer que son projet, c’est d’être dans la continuité naturelle de Marine Le Pen”. Et surtout, grappiller des voix en parlant aux électeurs du RN en les incitant à adhérer au parti, rapidement, avant le 26 septembre, pour qu’ils puissent voter à l’élection interne.

Tout cela, avant sa grande rentrée médiatique le dimanche 4 septembre sur BFMTV. Presque une formalité pour Jordan Bardella, puisque pour le coup, tout le monde dans son camp reconnaît qu’il maîtrise l’exercice. Ensuite, il partira définitivement en campagne avec un premier grand déplacement de terrain, le 8 septembre à la fameuse Foire de Châlons-en-Champagne. Il sera accompagné de tous les députés RN du Grand Est et des élus régionaux. Une sorte de démonstration de force, pour celui qui est soutenu pour une grande majorité de la base et des cadres.

“Louis Aliot ne fait pas une candidature de témoignage”

Certains disent que c’est plié, mais chez ses soutiens, on ne veut pas crier victoire trop tôt. Un député pro-Bardella nous confiait que “contrairement à ce que certains ont voulu faire croire, Louis Aliot ne fait pas une candidature de témoignage”. Il a d’ailleurs des soutiens solides : tous les députés autour de son fief de Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, dans l’Aude, et puis une réserve de voix du côté des barons des Hauts-de-France comme Bruno Bilde et Steeve Briois, hostiles au jeune Bardella.

Louis Aliot séduit aussi des militants issus du “canal historique” du FN. Mais c’est là tout le problème pour les soutiens de Jordan Bardella : “Avec Aliot, on reste dans notre zone de confort. Bardella, c’est la modernité, il peut nous amener un électorat supplémentaire”. Ils voient en Bardella l’avenir du parti, leur président, mais pas celui de la République. “Certains font croire que le jeune loup chercherait à tuer la maîtresse, nous dit un élu du RN. Ce serait ridicule de l’imaginer candidat en 2027 si Marine veut y aller.”

Hélène Terzian (édité par JA)

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