Gaël Perdriau, le maire de Saint-Etienne, va être exclu de LR

Accusé de “chantage aggravé”, Gaël Perdriau, le maire de Saint-Etienne, est visé par une procédure d’exclusion des Républicains (LR).

La présidente par intérim des Républicains Annie Genevard a lancé ce mardi une procédure d’exclusion à l’encontre du maire de Saint-Etienne Gaël Perdriauaccusé de “chantage aggravé” par son ex-premier adjoint Gilles Artigues après des Révélations de Mediapart sur des pressions présumées à la sextape.

Auditionné par la police

Cette exclusion “sera prochainement validée par le bureau politique du parti”, a précisé LR dans un communiqué, alors que le maire de Saint-Etienne est actuellement “auditionné” par la police à Lyon avec des membres de son cabinet dans le cadre de cette enquête.

(Plus d’infos à venir)

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un maire refuse de mettre le drapeau français en berne

Patrick Proisy, le maire LFI de Faches-Thumesnil (Nord), refuse de mettre en berne les drapeaux tricolores de sa commune pour rendre hommage à Elizabeth II. Une décision qui expose à des sanctions.

Lundi prochain, le 19 septembre, les drapeaux bleu-blanc-rouge de tous les bâtiments publics seront mis en berne pour les obsèques de la reine du Royaume-Uni Elizabeth II. Ils devaient déjà l’être vendredi, au lendemain de son décès. Cette décision a été prise par le président de la République, Emmanuel Macron, et la Première Ministre, Elisabeth Borne comme une manière d’associer les Français au deuil des Britanniques.

Mais pour certains, on en fait trop. C’est le cas de Patrick Proisy, le maire LFI de Faches-Thumesnil (Nord). Il refuse de mettre en berne les drapeaux tricolores de sa commune. Pour lui, il est impossible de commémorer une monarque, alors que la France est une République avec pour valeur l’égalité.

Un choix recommandé

Son choix est isolé, et même critiqué, y compris par les élus de gauche de sa région :

“Il est représentant de l’Etat, il doit appliquer ce qu’on lui demande” pointe un parlementaire.

Patrick Proisy peut être sanctionné par son refus. La loi prévoit qu’il peut être convoqué par le ministre de l’Intérieur pour s’expliquer et même être suspendu de ses fonctions pendant un mois. Ce maire est coutumier des coups d’éclat. Il ya un an, il avait décroché le portrait d’Emmanuel Macron du mur de sa mairie.

Cyprien Pézéril (avec MM)

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Darmanin annonce 3.000 “étrangers délinquants” expulsés en deux ans et s’en prend au maire de Lyon

En visite à Lyon ce samedi, le ministre de l’intérieur a annoncé des renforts de CRS dans la capitale des Gaules, dévoilé les chiffres d’expulsions d'”étrangers délinquants” et s’en est pris au bilan du maire sécuritaire de Lyon .

Gérald Darmanin entre plusieurs feux. En déplacement dans la ville de Lyon ce samedi, une semaine après les incidents dans le quartier de la Guillotieretrois policiers ont été blessés par une cinquantaine de personnes alors qu’ils interpellaient une personne pour volle ministre de l’Intérieur a multiplié les annonces en matière de sécurité et les critiques au maire de Lyon.

Gérald Darmanin a d’abord échangé avec des riverains du quartier de la Guillotière. Il dit avoir rencontré “des habitants et des commerçants à bout avec des difficultés qu’ils connaissent”. Il a aussi rencontré les trois policiers agressés dans ce quartier le 20 juillet au soir, alors qu’ils tentaient d’interpeller une personne suspectée de vol, au milieu d’une foule qui les a violemment pris à partie.

“J’ai échangé avec les policiers de la Brigade spécialisée de la Guillotière qui se sont fait violemment agresser. Je leur ai exprimé ma confiance et mon soutien, et leur ai désigné la médaille de la sécurité intérieure”, at-il tweeté.

Gérald Darmanin n’a toutefois pas été sur place dans le quartier de la Guillotière, où vendredi soir, un policier de la Bac a été percuté et traîné par un homme en scooter refusant d’obtempérer.

“Les absents ont toujours tort”

Lors de sa visite, le ministre a aussi multiplié les critiques sur la politique du maire écologiste de Lyon Grégory Doucet, notamment en matière de sécurité.

“Les absents ont toujours tort. C’est difficile pour les policiers de ne pas être soutenus par le maire. Je pense que le maire a fait une grave erreur, mais il peut me contacter. Je vais revenir à Lyon début septembre et je l ‘invite à être là”, at-il déclaré.

Il invite le maire à installer des caméras de vidéos-surveillances “qui permettent la résolution d’enquête et permettent de mieux guider les patrouilles”. “Je propose au maire de mettre davantage de caméras et qu’on puisse avoir la main sur ces vidéos-protections”.

Doucet et Darmanin par tweets et médias interposés

Grégory Doucet, qui s’est déplacé à la Guillotière vendredi, a fait savoir qu’il n’assisterait pas au déplacement ministériel : “ce n’est pas de ministre dont nous avons besoin mais de plus d’effectif”, at-il twitté vendredi en demandant 300 policiers nationaux nets en plus.

Gérald Darmanin, qui propose de rencontrer le maire en septembre, a martelé qu’il “ya eu plus de 100 policiers” supplémentaires à Lyon “depuis qu'(il est) ministre”, une “nouvelle CRS à demeure” ainsi que “200 policiers de la PAF” (police aux frontières) qui arriveront en janvier 2023.

Réagissant dans un tweet à ces “nouvelles promesses”, Grégory Doucet a souligné qu’il était “impératif que, cette fois, ses engagements (du ministre) soient suivis d’effet, notamment sur les effectifs”.

3.000 “étrangers délinquants” expulsés en deux ans

Autre annonce du ministre de l’Intérieur, quelque 3.000 “étrangers délinquants” ont été expulsés en deux ans du territoire national, at-il déclaré ouvert lors de sa visite dans la capitale des Gaules pour inaugurer un centre de rétention administrative (CRA) depuis Janvier.

« À la demande du Président de la République, depuis deux ans, sur un expulsé de 3.000 étrangers délinquants », at-il dit lors d’un point de presse à la préfecture du Rhône, sans préciser les nationalités ni les faits reprochés.

“C’est une augmentation sans précédent (…) et on doit continuer à le faire”, a ajouté le locataire de la place Beauvau, qui a annoncé l’ouverture d’un second centre pour début 2023, ce qui portera le nombre de places disponibles dans l’agglomération à 280.

Le ministre a également évoqué son souhait de procéder à la rentrée à des “changements législatifs” à propos des procédures d’expulsion. “À partir de janvier, quand un policier va interpeller un étranger en situation irrégulière, il pourra le mettre au CRA pendant trois mois pour trouver le moyen de l’expulser dans son pays”, at-il indiqué.

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