pourquoi Emmanuel Macron veut aller vite (et le fait savoir)

Le président de la République Emmanuel Macron a lancé jeudi aux préfets qu’il compte faire passer la réforme des retraites “par la concertation sociale”.

La réforme des retraites refait surface. Le serpent de mer d’Emmanuel Macron devient un sujet bouillant depuis la rentrée. Jeudi, face aux préfets, le président de la République a réaffirmé que le gouvernement allait mener cette réformeréforme qui s’impose, selon lui, “par la concertation sociale et en cherchant les compromis”.

Une réforme qui “s’impose dans (le) contexte” économique actuel”, car, juge-t-il, il est nécessaire de “travailler plus longtemps dans une nation où on vit plus vieux et on rentre plus tard en moyenne dans la vie active”.

“Le gouvernement la conduira par la concertation sociale et en cherchant les compromis, mais avec un objectif qui est de rééquilibrer les comptes de notre système de retraite mais aussi de créer plus de richesses pour pouvoir financer notre modèle social”, at-il ajouté.

Le Président semble vouloir aller vite pour la mettre en oeuvre, d’autant qu’il est poussé par certains députés de la majorité. Emmanuel Macron veut donc accélérer et le fait savoir. “Si vous pensez qu’on est capable de faire mieux dans quelques mois, prouvez le moi !” Voilà des propositions rapportées d’Emmanuel Macron, jeudi, face à quelques députés de la majorité.

“Si on veut que la réforme soit mise en place pour l’été 2023, on est dans les délais”

Si la méthode pour y arriver n’est pas encore tranchée, une option reste sur la table : faire passer la réforme par amendement dans le projet de loi de finances de la Sécurité sociale.

Le texte doit être examiné dès le mois prochain à l’Assemblée nationale. Une fenêtre de tir idéale pour un parti des députés macronistes et surtout la rapporteure du texte. Selon Stéphanie Rist : “Si on veut que la réforme soit mise en place pour l’été 2023, on est dans les délais”.

Une méthodes qui ne fait pas consensus au sein de la majorité, parce qu’elle implique peut-être un passage en force, un recours au 49-3. “On va tout faire pour l’éviter”, mais ça va être compliqué”, glisse un député fataliste”.

Hélène Terzian (édité par JA)

Source link

“C’est sale ce que fait Roussel” lance Bruno Poncet

Le chef du parti communiste français Fabien Roussel s’est fait de nouveaux amis à droite et n’a pas été soigné sa côte à gauche, en plaidant ce week-end pour “une gauche du travail et pas une gauche des allocs”.

Fabien Roussel crée la polémique. Le chef du PCF s’est dit, à la fête de l’Humapour “une gauche du travail et pas des allocs” afin de parler “autant aux Français des villes qu’à ceux des champs”, estimant que la Nupes avait elle échoué à parler aux classes populaires.

“La France pour laquelle je me bats, c’est une France où l’on arrive à se débarrasser du travail. Je ne veux pas d’une France du chômage, des primes, des minimas sociaux et de la pauvreté ; on veut de la dignité, gagnée par le travail. Une gauche qui parle autant aux paysans qu’aux ouvriers, aux Français des villes qu’à ceux des champs”, a assuré Fabien Roussel ce vendredi.

“Il a vrillé, il a basculé de l’autre côté, c’est une longue suite de ses dérives”, a déploré ce lundi sur le plateau des “Grandes Gueules”, Bruno Poncet, cheminot et syndicaliste. “Il va chasser sur les terres du Rassemblement national”.

“J’ai honte que le parti communiste actuel soit dirigé par Fabien Roussel. C’est du hors-sol complet, personne ne se complaît dans le fait d’être au RSA ou de toucher le chômage ! C’est sale très ce qu ‘il fait là”, a ajouté le syndicaliste.

“Jean-Luc aime être seul face à son public”

Les propos de Fabien Roussel ont a contrario plu à Charles Consigny. “Je ne le défends pas, il est communiste je me méfie de sa “taqiya”. Néanmoins, sur le fond de ce qu’il dit, je suis d’accord et je suis très amusé de voir les réactions indignées à gauche, notamment celle d’Aymeric Caron qui pour une fois ne nous parle pas du triste sort des moustiques”a ironisé l’avocat, candidat LR malheureux aux législatives.

Les propositions de Fabien Roussel avait déjà provoqué l’ire de la Nupes, Jean-Luc Mélenchon en tête. “Je demande qu’on arrête les jérémiades”, at-il assuré. “Certes, il faut toujours faire plus, mais nous sommes devenus le premier parti des chômeurs, précaires, jeunes de moins de 35 ans, des centres urbains, nous sommes le peuple des humiliés et opprimés”, a ajouté l’ancien candidat à la présidentielle.

“Qu’on débatte tous ensemble, ça aurait eu de la gueule, mais Jean-Luc aime être seul face à son public”, avait déjà déploré Fabien Roussel vendredi.

Source link

Olivier Véran fait son mea culpa sur les masques, “nous nous sommes trompés”

Olivier Veran, ministre de la Santé pendant la crise Covid, publie un livre ce jeudi dans lequel il raconte la gestion de la pandémie. Il y fait notamment son mea culpa sur le masque, qu’il avait jugé “inutile” en mars 2020, et présente ses excuses.

“La vérité, c’est que, sur les masques, nous nous sommes trompés, ni plus ni moins”, a déclaré Olivier Véran dans un entretien au parisienne, publié ce jeudi. Ce jour est marqué par la sortie de son livre, Par-delà les vagues, dans lequel il raconte la gestion de la pandémie.

Pendant cette crise Covid, Olivier Véran était ministre de la Santé et donc en première ligne. Le 4 mars 2020, il disait : “J’en appelle à la responsabilité de chacun, l’usage des masques est inutileil est fondamental que les personnes qui ne sont pas malades, n’aillent pas chercher des masques, parce qu’elles sont importantes pour celles et ceux qui en ont besoin”.

Problème, quelques mois plus tard, le masque était rendu obligatoireet il était même l’un des remparts les plus importants contre la transmission.

Des pénuries de masques

Au moment de cette déclaration, au tout début de la crise, le pays était en pénurie de masques. Dans de villes nombreuses, des ateliers de création de masques en tissus ont été organisés, des usines ont commencé à en fabriquer… Tout le monde s’est mobilisé pour faire cesser cette difficulté d’approvisionnement.

“Une partie de l’opinion nous a reproché d’avoir sciemment menti sur les masques, pour cacher la pénurie”, se rappelle l’actuel porte-parole du gouvernement, qui assure que ça n’est pas le cas.

Il reconnaît aussi l’absurdité de certaines mesures imposées lors du premier confinement, par exemple, la réouverture des terrasses avec des panneaux de plexiglas entre les tables.

Proche du burn-out

Dans ce livre, il fait donc son mea culpa et présente ses excuses aux Français. Il y confie également avoir “touché du doigt le burn-out”, notamment à la fin de la première vague, en 2020. “J’ai eu des vertiges, de profondes nausées, les jambes qui flagellent”, explique-t-il . Il affirme qu’à ce moment-là, il dormait “trois heures par nuit”, sautait des repas et était soumis à un “stress permanent”.

Source link

Clémentine Autain soutient Sandrine Rousseau et fait réagir

La députée EELV Sandrine Rousseau a fait la polémique ce week-end en estimant qu’il fallait “changer de mentalité pour que manger une entrecôte cuite sur un barbecue ne soit plus un symbole de virilité”. Sur RMC-BFMTV, Clémentine Autain soutient l’affirmation, pendant que la droite éructe.

La députée LFI Clémentine Autain a soutenu lundi les propositions de sa collègue EELV Sandrine Rousseau, qui a révélé la polémique en affirmant samedi que le barbecue était “un symbole de virilité”, lors de l’université d’été des écologistes à Grenoble.

La députée écoféministe a manifesté qu’il fallait “changer de mentalité pour que manger une entrecôte cuite sur un barbecue ne soit plus un symbole de virilité”, déclenchant la polémique sur les réseaux sociaux.

“La sociologie nous explique qu’il y a une différence entre les sexes très fortes” dans le rapport à la viande, une confirmée Clémentine Autain sur RMC-BFMTV. “Les femmes mangent deux fois moins de viande rouge que les hommes, (…) donc il y a une différence des sexes dans la façon dont nous consommons de la viande. Et les personnes qui décident de devenir végétarien sont majoritairement des femmes”, at-elle argumentée. “Si on veut aller vers l’égalité, il faut en effet s’attaquer au virilisme”, at-elle poursuivi.

“En écologie comme en nutrition, ils sont mauvais”

La classe politique de droite et d’extrême droite a largement réagi à cette analyse. Le député RN Julien Odoul a aussitôt twitté : “Bravo Clémentine Autain ! Il existe des différences physiologiques entre les hommes et les femmes. La masse musculaire des hommes les conduit, depuis la nuit des temps, à consommer davantage de viande (protéines) que les femmes. Ce n’est pas du ‘virilisme’ c’est juste la nature !”

Il a aussi souligné qu’il siégeait dans l’hémicycle en face du député LFI Aymeric Caron et qu’il avait ainsi “tout le loisir d’observer les effets du véganisme hystérique sur son organisme. Je vais donc poursuivre mon régime de Cro- Magnon à base de viande française. En écologie comme en nutrition, ils sont mauvais !”.

“Quand le grotesque a atteint son paroxysme… Stop à ces délires !”, avait notamment réagi sur twitter le député LR et candidat à la présidence de son parti Eric Ciotti. “Stop à ‘déconstruction’ de nos hommes, stop aux délires de Rousseau”, tacle pour sa part Nadine Morano, députée européenne LR.

Source link

la nomination d’Agnès Buzyn à la Cour des comptes fait polémique

Sur le plateau des “Grandes Gueules”, on s’étonne de la nouvelle promotion d’Agnès Buzyn à la Cour des comptes. L’ancien ministre de la Santé est en effet mis en examen pour son rôle dans la gestion de la crise du Covid-19.

L’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, proche d’Emmanuel Macron, a été nommée conseillère maître à la Cour des comptes, a annoncé vendredi l’Elysée. Une belle promotion pour l’hématologue, mise en examen fin 2021 pour “mise en danger de la vie d’autrui”, en raison de sa gestion de l’épidémie et qui avait quitté son poste en urgence pour remplacer Benjamin Griveaux dans la course à la mairie de Paris.

Une nomination qui fait grincer des dents ce lundi sur le plateau des « Grandes Gueules » : « Comment c’est possible de mépriser autant la justice et la population ? », s’interroge Khaouter Ben Mohammed. “J’ai perdu une dizaine d’amis lors de la première vague, j’en tiens pour responsable l’ancien ministre de la Santé”.

Après son échec aux municipales, Agnès Buzyn avait été nommé à la tête de l’Académie de l’OMS avant donc, d’accéder à la Cour des comptes où elle devrait toucher un peu moins de 10.000 euros mensuels : “On la remercie alors qu’elle est mise en examen pour mise en danger de la vie d’autrui, mais où est la moral dans ce pays?”, tacle-t-elle.

“La République, ce n’est pas une famille pour enfants gâtés”

“C’est surtout un capitaine qui a quitté le bateau. ‘Dès le début j’ai compris que c’était important’, nous at-elle dit, et elle est allée se présenter à la mairie”, se rappelle de son côté le medecin Jérôme Marty.

“Il y a un côté aristocratie d’Etat qui est choquant, un milieu qui se protège et se coopte”, tacle l’avocat Charles Consigny qui rappelle qu’Agnès Buzyn est praticienne hospitalière et s’étonne qu’elle n’aille pas travailler à l’hôpital.

“On a plus besoin de médecins à l’hôpital que de conseillers à la Cour des Comptes. Cette aristocratie d’Etat est navrante et malheureusement alors que sous Macron on nous avait promis beaucoup de modernité, elle est renforcée”. La République, ce n’est pas une famille pour enfants gâtés”, ajoute Charles Consigny.

“On a l’impression que ces gens-là s’en foutent. C’est ça qui fait monter les extrêmes, c’est ça que ne peut plus voir les gens, cette famille cet entresoi qui se protège”, renchérit le docteur Jérôme Marty”.

La légion d’honneur en janvier dernier

Et même pour Claire O’Petit, ancienne députée de La République en Marche, la nomination d’Agnès Buzyn à la Cour des comptes est “d’une gravité extrême”.

La Cour de justice de la République avait ouvert en juillet 2020 une enquête sur la gestion par les autorités de l’épidémie de Covid-19 après plusieurs plaintes. C’est dans ce cadre qu’Agnès Buzyn avait été mise en examen le 10 septembre pour “mise en danger de la vie d’autrui” et placée sous le statut plus favorable de témoin assisté pour “abstention volontaire de combattre un sinistre”.

Une mise en examen qui n’avait pas empêché l’ancien ministre d’être décoré de la Légion d’honneur en janvier 2022. Avant une nouvelle promotion à la Cour des comptes donc.

Source link