Alexis Kohler, numéro deux de l’Élysée, mis en examen pour prise illégale d’intérêts

Le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, a été mis en examen, le 23 septembre 2022, pour prix illégal d’intérêts, dans l’enquête sur ses liens avec l’armateur MSC, annonce le parquet national financier (PNF) , confirmant une information de Franceinfo. Le numéro 2 de l’Élysée conteste, de son côté, avoir “commis tout délit”.

Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a été mis en examen, le 23 septembre 2022, pour prix illégal d’intérêts dans l’enquête sur ses liens avec l’armateur MSC, a indiqué le procureur national financier Jean-François Bohnert, dans un communiqué, ce lundi 3 octobre 2022, confirmant une information de franceinfo.

Le numéro deux de l’Elysée a également été placé sous le statut plus favorable de témoin assisté pour trafic d’influence dans cette affaire visant ses liens familiaux et professionnels avec l’armateur italo-suisse, fondé et dirigé par les cousins ​​de sa mère , la famille Aponte.

Alexis Kohler « conteste avec force avoir commis tout délit », affirme son avocat Me Eric Dezeuze, dans un communiqué.

“Sans que soient pris en considération à ce stade les nombreux éléments objectifs à décharge, Alexis Kohler a été placé sous le statut de mis en examen pour prix illégal d’intérêt pour des faits pouvant remonter à plus de dix ans”, explique Me Dezeuze , affirmant que “la suite de la procédure, à laquelle il a désormais” allait “lui permettre de supprimer son innocence”.

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François Hollande ne regrette pas la fermeture des “deux réacteurs vieillissants”

Alors qu’une crise énergétique touche le monde, plus de la moitié des réacteurs nucléaires français sont arrêtés temporairement. La centrale de Fessenheim a, elle, définitivement fermée en 2020, à la suite d’une décision prise sous François Hollande. Invité sur RMC et BFMTV, l’ancien président dit ne pas regretter.

La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) a été mise à l’arrêt définitif le 30 juin 2020. Elle avait été mise en service 42 ans plus tôt, le 1er janvier 1978.

Alors que la France, comme de nombreux pays, vit une crise énergétique, cette fermeture pose question. Actuellement, 32 réacteurs nucléaires sur 56 sont à l’arrêt, soit pour des travaux de maintenance, soit après des apparitions de corrosion.

La décision de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim a été prise sous François Hollande. L’ancien président, invité sur RMC et BFMTV ce mardi, a dit ne pas regretter.

La faute à l’EPR ?

“Fessenheim était la plus vieille centrale, elle avait été ouverte en 1977, il y a une durée de vie des centrales. Lorsque Fessenheim devait fermer, il était supposé y avoir l’ouverture de l’EPR de Flamanville, c’est un nouveau réacteur. Il se trouve que cet EPR, qui a été lancé en 2007, n’est toujours pas en état de fonctionner, 15 ans après”, at-il déclaré. Pour lui, c’est ça le vrai sujet.

“Ça n’est pas la fermeture de Fessenheim qui doit être dans le débat. Deux réacteurs, vieillissants, qui coûtaient cher. Comment se fait-il que nous n’arrivons toujours pas à maîtriser cette technologie ?”, s’interroge-t -il.

Quid des 32 réacteurs actuellement à l’arrêt ? Il explique : “il se trouve qu’il y a eu une pandémie et pendant deux ans, il n’y a pas eu de maintenance des centrales nucléaires, c’était impossible. Normalement, il y a une maintenance chaque année”.

De gros changements après Fukushima

Ces maintenances concernent 16 réacteurs. En revanche, la fermeture des 16 autres est “un peu plus préoccupante”: “Sur un vu des signes de corrosion et là c’est un problème. Car quand vous avez des signes de corrosion, vous ne pouvez plus ouvrir votre centrale et travailler pour produire de l’électricité”.

Il ajoute qu’EDF fait au plus vite pour régler cette question, mais “avec des moyens sûrement insuffisants”.

François Hollande tient à défendre son bilan sur le nucléaire. Il rappelle qu’à la suite de l’accident de Fukushima, en 2011, “partout dans le monde a été décidé l’arrêt, non pas d’une centrale, mais du nucléaire”.

“C’était une voix extrêmement périlleuse”

Il ajoute qu’à son arrivée à l’Élysée, l’année suivante, il n’a pas été “vers l’arrêt du nucléaire” car pour lui, “c’était une voie extrêmement périlleuse pour notre indépendance énergétique”.

D’après François Hollande, il fallait “remonter les renouvelables, fermer la plus vieille de nos centrales, ouvrir Flamanville et permettre que nous ayons la même production nucléaire”.

Il a conclu : “Entre le début et la fin de mon mandat, c’est la même production d’électricité d’origine nucléaire, rien n’a baissé”.

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les voitures des ministres à vide, climatisation en marche, pendant deux heures, Véran répond

Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, a été interrogé par les journalistes sur les voitures des ministres qui tournent moteur allumé, climatisation en marche pendant plusieurs heures, dans la cour de l’Élysée. Une situation qui a fait tiqué le ministre en conférence de presse ce vendredi.

Des voitures de ministres qui tournent à vide (mis à part le chauffeur à l’intérieur), moteur allumé, climatisation en marche. Cette scène a choqué jusqu’aux journalistes présents dans la cour de l’Élysée, ce vendredi, lors du dernier conseil des ministres avant la pause estivale, alors que le gouvernement prône la sobriété énergétique depuis plusieurs semaines.

Interrogé en conférence de presse post-Conseil des ministres sur cette scène, le porte-parole du Gouvernement Olivier Véran a d’abord tiqué sur cette scène, en disant “Aïe”, avant de donner raison au journaliste.

“Vous avez raison. Il faut faire attention à tout”, explique le porte-parole du gouvernement.

“A chaque fois qu’on ne le fera pas, vous ne nous raterez pas et tant mieux”

Olivier Véran, qui avait annoncé les mesures de sobriété énergétique il y a deux semaines, estime que “montrer l’exemple de la part de l’État “implique deux choses”:

“D’une part, cela va nécessiter de changer vite les comportements. D’autre part, à chaque fois qu’on ne le fera pas, vous ne nous raterez pas”, dit-il en s’adressant aux journalistes.

Selon le porte-parole du gouvernement, c’est un mal pour un bien et c’est même “tant mieux” que les journalistes pointent ces problèmes de cohérence entre le discours et la réalité “parce que c’est ça qui accélérera le changmeent de comportement à tous et c’est un objectif partagé.”

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Darmanin annonce 3.000 “étrangers délinquants” expulsés en deux ans et s’en prend au maire de Lyon

En visite à Lyon ce samedi, le ministre de l’intérieur a annoncé des renforts de CRS dans la capitale des Gaules, dévoilé les chiffres d’expulsions d'”étrangers délinquants” et s’en est pris au bilan du maire sécuritaire de Lyon .

Gérald Darmanin entre plusieurs feux. En déplacement dans la ville de Lyon ce samedi, une semaine après les incidents dans le quartier de la Guillotieretrois policiers ont été blessés par une cinquantaine de personnes alors qu’ils interpellaient une personne pour volle ministre de l’Intérieur a multiplié les annonces en matière de sécurité et les critiques au maire de Lyon.

Gérald Darmanin a d’abord échangé avec des riverains du quartier de la Guillotière. Il dit avoir rencontré “des habitants et des commerçants à bout avec des difficultés qu’ils connaissent”. Il a aussi rencontré les trois policiers agressés dans ce quartier le 20 juillet au soir, alors qu’ils tentaient d’interpeller une personne suspectée de vol, au milieu d’une foule qui les a violemment pris à partie.

“J’ai échangé avec les policiers de la Brigade spécialisée de la Guillotière qui se sont fait violemment agresser. Je leur ai exprimé ma confiance et mon soutien, et leur ai désigné la médaille de la sécurité intérieure”, at-il tweeté.

Gérald Darmanin n’a toutefois pas été sur place dans le quartier de la Guillotière, où vendredi soir, un policier de la Bac a été percuté et traîné par un homme en scooter refusant d’obtempérer.

“Les absents ont toujours tort”

Lors de sa visite, le ministre a aussi multiplié les critiques sur la politique du maire écologiste de Lyon Grégory Doucet, notamment en matière de sécurité.

“Les absents ont toujours tort. C’est difficile pour les policiers de ne pas être soutenus par le maire. Je pense que le maire a fait une grave erreur, mais il peut me contacter. Je vais revenir à Lyon début septembre et je l ‘invite à être là”, at-il déclaré.

Il invite le maire à installer des caméras de vidéos-surveillances “qui permettent la résolution d’enquête et permettent de mieux guider les patrouilles”. “Je propose au maire de mettre davantage de caméras et qu’on puisse avoir la main sur ces vidéos-protections”.

Doucet et Darmanin par tweets et médias interposés

Grégory Doucet, qui s’est déplacé à la Guillotière vendredi, a fait savoir qu’il n’assisterait pas au déplacement ministériel : “ce n’est pas de ministre dont nous avons besoin mais de plus d’effectif”, at-il twitté vendredi en demandant 300 policiers nationaux nets en plus.

Gérald Darmanin, qui propose de rencontrer le maire en septembre, a martelé qu’il “ya eu plus de 100 policiers” supplémentaires à Lyon “depuis qu'(il est) ministre”, une “nouvelle CRS à demeure” ainsi que “200 policiers de la PAF” (police aux frontières) qui arriveront en janvier 2023.

Réagissant dans un tweet à ces “nouvelles promesses”, Grégory Doucet a souligné qu’il était “impératif que, cette fois, ses engagements (du ministre) soient suivis d’effet, notamment sur les effectifs”.

3.000 “étrangers délinquants” expulsés en deux ans

Autre annonce du ministre de l’Intérieur, quelque 3.000 “étrangers délinquants” ont été expulsés en deux ans du territoire national, at-il déclaré ouvert lors de sa visite dans la capitale des Gaules pour inaugurer un centre de rétention administrative (CRA) depuis Janvier.

« À la demande du Président de la République, depuis deux ans, sur un expulsé de 3.000 étrangers délinquants », at-il dit lors d’un point de presse à la préfecture du Rhône, sans préciser les nationalités ni les faits reprochés.

“C’est une augmentation sans précédent (…) et on doit continuer à le faire”, a ajouté le locataire de la place Beauvau, qui a annoncé l’ouverture d’un second centre pour début 2023, ce qui portera le nombre de places disponibles dans l’agglomération à 280.

Le ministre a également évoqué son souhait de procéder à la rentrée à des “changements législatifs” à propos des procédures d’expulsion. “À partir de janvier, quand un policier va interpeller un étranger en situation irrégulière, il pourra le mettre au CRA pendant trois mois pour trouver le moyen de l’expulser dans son pays”, at-il indiqué.

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