Danièle Obono attaque “ceux qui instrumentalisent la lutte des femmes en Iran”

La députée Nupes Danièle Obono a attaqué ce lundi sur Twitter “ceux qui instrumentalisent la lutte des femmes en Iran”, en les invitant à “manger leurs morts”. Une expression qui a choqué, notamment sur le plateau d'”Estelle Midi” sur RMC et RMC Story.

On ne sait pas très bien qui était invité à ce frugal repas mais la formulation a fait mouche. Ce lundi, la députée de la France Insoumise Danièle Obono a invité certains à aller “manger leurs morts”. “Bonjour à tous et toutes ! Sauf aux gens qui instrumentalisent la lutte des femmes en Iran contre l’oppression pour insulter et disqualifier la lutte des femmes en France contre l’oppression. Ceux-là : mangez vos morts”, a assuré l’ élue de la Nupes ce lundi sur Twitter.

Une expression violente, invitant à se faire voir, qui n’a pas manqué de faire réagir ses opposants : “Ces propositions sont inqualifiables et surtout indignes de la fonction de député de la nation”, a réagi le député LR Eric Ciotti.

« Comment Jean-Luc Mélenchon peut-il s’entourer de ces gens-là ? »

“C’est hallucinant. J’en ai vu des choses dans ma carrière politique, des conneries j’en ai dit beaucoup mais à ce stade-là, je suis perplexe”, s’est ému ce lundi, sur le plateau d’ “Estelle Midi”, l’ancien eurodéputé Jérôme Lavrilleux. “Là elle dit ‘tu n’es pas d’accord avec moi, ‘mange tes morts’. Mais on n’est même pas dans la cour d’école”, at-il ajouté sur CMR et Histoire du CMR.

“Comment Jean-Luc Mélenchon peut s’entourer de ces gens-là? Ça commence à faire beaucoup. Les masques tombent, elle est quand même députée de la nation”, déplore de son côté Périco Légasse. “Plus rien ne m’étonne”, tempère Thierry Moreau. “C’est de la polémique 2.0 en 140 signes, je trouve ça inacceptable”, ajoute-t-il.

Si l’on ne sait donc pas qui est visé par l’invitation de Danièle Obono, cette sortie intervient après les huées reçues par Sandrine Rousseau, la députée de la Nupes, ce dimanche à Paris lors d’une manifestation en soutien aux Iraniennes. L’écologiste a pris la parole sous les sifflets avant que plusieurs personnes ne dénoncent une tentative de récupération politique.

Interrogée ce lundi, l’élue EELV a déploré ces sifflets. “Je me demande quelles étaient les intentions de ces manifestants de siffler ces femmes et j’ai toujours l’impression que le féminisme est bien quand il est loin, et que finalement, quand il est en France, il est moins acceptable”, à -elle questionné sur France Inter.



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Julien Bayou “mis sous surveillance” par des militantes et des ex depuis trois ans

D’après le journal Libération dévoile, ce samedi, une enquête révélant la pression mise par un “collectif féministe informel” sur Julien Bayou. Celui-ci, constitué de militants et d’ex-compagnes de l’ancien patron d’Europe Ecologie les Verts, a enquêté et “mis sous surveillance” le député écologiste.

rois et enquête informelle. Selon les informations du revue Libération, Julien Bayou aurait été visé par une “cabale interne au parti”, une “mise sous surveillance”. Un collectif féministe informel lui reprochait son comportement avec les femmes. Ses membres auraient enquêté sur lui pendant trois ans.

“On enquête pour savoir si c’est un mec bien”

Des enquêtes et des accusations de violences psychologiques qui ont d’ailleurs conduit à sa démission cette semaine du poste de secrétaire national du parti écologiste. Lors d’une soirée entre militants en 2019, un proche de Julien Bayou est évoquée par une militante : “on enquête pour savoir si c’est un mec bien”. Elle veut s’assurer qu’il n’est pas “un prédateur”.

A la même époque, selon Libération, plusieurs ex-compagnes de Julien Bayou se sont approchées par cette même militante, de manière informelle, afin de favoriser des informations sur son comportement. L’écologiste l’apprend, il se sait désormais sous surveillance.

Le mettre “hors d’état de nuisible”

En novembre 2021, la rupture avec Aline, sa compagnie depuis trois ans, marque un tournant. Les choses s’enveniment : une conversation Whatsapp se crée entre ex-déçues de Julien Bayou, avec pour objectif de le mettre “hors d’état de nuisible”.

En juin dernier, Aline accuse l’écologiste dans un mail aux cadres du parti, d’être “lâche et manipulatrice” elle fait partie de sa volonté de mettre fin à ses jours. La cellule contre les violences sexuelles du parti s’autosaisit. Sauf qu’au sein de cette cellule siège l’une des femmes qui enquête depuis trois ans sur la vie de Julien Bayou :

Il est “immature, mais c’est tellement banal. On ne va pas lui faire un procès pour ça”, juge une ex-compagne.

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Le prix des cigarettes va être indexé sur l’inflation, annonce Elisabeth Borne

Invitée de RMC-BFMTV ce lundi matin, Elisabeth Borne annonce que le prix du paquet de cigarettes va être indexé sur l’inflation. Il va donc augmenter.

Elisabeth Borne, la Première ministre, confirme ce lundi matin sur RMC-BFMTV l’augmentation du prix du paquet de cigarettes. “Le prix du paquet de cigarettes va augmenter comme l’inflation. Cela serait paradoxal que la hausse des cigarettes soit moins élevée que l’inflation. Cela voudrait dire que le prix baisserait. Compte tenu de l’impact sur la santé du tabac, cela serait peu compréhensible donc on a prévu d’indexer le prix du paquet de cigarettes sur l’inflation”, explique la Première ministre.

Plus d’informations à venir. Suivez notre direct.

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Manuel Bompard critiqué après des propos sur la gifle de Quatennens

Le député LFI de Marseille Manuel Bompard est vivement critiqué depuis ses propositions assurant “un gifle n’est pas égal à un homme qui bat sa femme tous les jours”.

Propos “abjects” ou “honteux”, “taisez-vous!”… plusieurs personnalités de gauche et du gouvernement ont vivement critiqué vendredi les propositions du député LFI Manuel Bompard sur l’affaire Adrien Quatennens qui a notamment assuré qu'”un cadeau n’est pas égal à un homme qui bat sa femme tous les jours”.

“Je ne minimise pas les faits (…), j’essaie de faire la part des choses : une gifle n’est jamais acceptable mais une gifle n’est pas égale à un homme qui bat sa femme tous les jours et une gifle n’est pas égale à une personne qui est accusée de viols après avoir drogué les personnes qui l’accusent”, a déclaré sur le plateau de CNEWS ce très proche de Jean-Luc Mélenchon.

“Il faut qu’on arrive sur ces sujets à avoir de la nuance, à avoir des principes qu’on doit respecter, et il faut prendre en compte les paroles de celles qui s’expriment sur ce type de sujet”, at-il continue.

“Des propos abjects” pour la ministre à l’égalité Femmes-Hommes

“Des propos abjects qui banalisent la violence. Des propositions qui abîment le combat contre les violences faites aux femmes. Des propositions qui vous discréditent totalement sur ce sujet”, a réagi sur Twitter quelques heures plus tard la ministre déléguée à l’Egalité Femmes- Hommes, Isabelle Rome.

“Taisez-vous, maintenant ! Ça suffit !!”, a abondé Marlène Schiappa, qui a également tenu ce portefeuille avant celui de secrétaire d’Etat à l’économie sociale et solidaire dans un tweet, jugeant que ces propos “font un tort considérable au combat pour la protection des femmes face aux violences ».

“Ne parle plus des violences”

« MAIS C’EST PAS POSSIBLE ! », s’est également indignée la militante féministe et conseillère EELV de Paris, Raphaëlle Remy-Leleu, sur le réseau social.

“Ce que tu racontes avec les camarades insoumis depuis une semaine est insupportable. Ne parle plus des violences. Arrêtez au moins de nous faire souffrir. Trouvez le courage d’en parler avec une féministe et d’encaisser à la fois votre manque de connaissance du sujet, votre complaisance politique, ainsi que la douleur et la colère que vous générez”, at-elle insisté.

A l’extrême droite, Julien Odoul (RN) a évoqué un “naufrage”, tandis que Gilbert Collard (Reconquête !) estimait que “la hiérarchisation (des faits) est, en elle-même, insupportable !”.

Le député LFI du Nord Adrien Quatennens est reconnu dimanche des violences conjugales contre sa femme, dont une gifle, et s’est mis en retrait de son poste de coordination du mouvement. Le parquet de Lille a ouvert une enquête à la suite du dépôt d’une main courante par Mme Quatennens.

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après l’affaire Quatennens, le malaise des sympathisants LFI

Depuis plus d’une semaine, la mise en cause d’Adrien Quatennens, député LFI du Nord, dans une affaire de violences conjugales fait grand bruit. Les réactions s’enchaînent et celle de Jean-Luc Mélenchon, dans laquelle il salue son “courage” et sa “dignité”, passe mal, notamment auprès des sympathisants de la France Insoumise.

“Quand on soutient un parti de gauche, on s’attend à ce que le soutien soit avant tout pour la victime.” Le tweet de Jean-Luc Mélenchon à propos d’Adrien Quatennensaccusé de violences conjugales, passé très mal auprès de certains sympathisants de la France Insoumise.

Le 18 septembre 2022, il disait : « La malveillance policière, le voyeurisme médiatique, les réseaux sociaux se sont invités dans le divorce conflictuel d’Adrien et Céline Quatennens. Adrien décide de tout prendre sur lui. Je salue sa dignité et son courage. Je lui dis ma confiance et mon affection.”

Face au tollé provoqué par ce message, dans lequel aucun mot n’est envoyé à la victime, il a tenté de corriger le tir avec un nouveau tweet, rappelant “qu’un gifle est inacceptable dans tous les cas”.

Doit-il démissionner ?

Trop tard, peut-être, pour certains sympathisants. “Ok on pouvait dire qu’il faisait preuve de transparence, mais de là à vanter son courage et ses mérites, c’était un peu trop. Je pense qu’il fallait, en priorité, s’adresser à sa femme qui était la victime”, affirme Quentin, militant LFI.

Ce tweet de soutien a été écrit à la suite de l’annonce d’Adrien Quatennens, dimanche, de se mettre en retrait de sa fonction de coordinateur de LFI.

Cependant, il n’est pas interdit d’hémicycle et cette décision n’est pas comprise. “Il devrait d’émettre, régler tous ses problèmes et voir après ce qu’il en est”, souligne Betty, électrice de la France Insoumise.

“C’est d’un autre âge”

Certains jeunes avaient choisi LFI car ils estimaient que le parti était en avance sur certains sujets. Ils sont, désormais, perplexes.

“Ça n’est pas défendable. Un homme politique doit donner l’exemple. C’est d’un autre âge et c’est en opposition avec ce qu’ils défendent.”

Même chez les responsables politiques du parti, le malaise est là. Lors d’une conférence de presse donnée mardi, aucun des députés présents n’a répondu à une question qui semble pourtant simple : “approuvez-vous (ou non) le soutien de Jean-Luc Mélenchon à Adrien Quatennens ?”

Cyprien Pézeril (édité par AB)

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“Nommer un ministre des Sports qui ne connaît rien au football, c’est effarant” pour Daniel Riolo

Pour Daniel Riolo, la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra n’a pas besoin d’audit pour faire le ménage à la Fédération française de football, accusée de n’avoir rien fait pour lutter contre des agressions sexuelles sur mineurs en son sein. Un immobilisme qu’il lie à la méconnaissance du football des ministres des Sports qui se sont succédés ces dernières années.

En urgence, la Fédération française de football a dû céder à Kylian Mbappé. L’attaquant du PSG et de l’équipe de France avaient en effet annoncé lundi ne pas vouloir participer à une séance photo prévue ce mardi si la question des droits à l’image n’était pas traduite immédiatement. Heureusement, tout est bien qui finit bien. La FFF s’est engagée à régler cette question dans les plus brefs délais et Kylian Mbappé a bien participé à la séance photo de ce mardi.

Mais si cet incendie éteint, la FFF est encore sous le feu après les révélations de So Foot et du journaliste indépendant Romain Molina. La Fédération est ainsi accusée de ne pas avoir judiciarisé des affaires d’agressions sexuelles sur mineurs, et de n’avoir rien fait pour protéger les victimes, tandis que son président Noël Le Graët est accusé d’envoyer des SMS graveleux à certaines de ses collaboratrices.

“Il n’y a même pas besoin d’un audit”

Et si elle a été invitée à réagir sur le cas du droit à l’image en publiant rapidement un communiqué, de nombreuses voix s’étonnent de son mutisme sur les allégations d’agressions sexuelles sur mineurs. Sur le plateau d'”Estelle Midi” ce mardi sur RMC et RMC Story, Daniel Riolo s’étonne également du silence du gouvernement, alors que la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra a demandé un audit sur le fonctionnement de la FFF.

“Il faut un nettoyage, un coup de pied dans la fourmilière”, plaide le consultant de RMC Sport, qui veut agir avant même la Coupe du monde au Qatar. “(Amélie) Oudéa-Castéra va faire un audit mais il n’y a même pas besoin d’un audit. Avec toutes les affaires qui sont sorties, elle a juste à tapper ‘Noël Le Graët’ sur internetelle va voir toutes les affaires”, estime-t-il, jugeant le contenu des révélations suffisant pour demander à Noël Le Graët de partir.

Emmanuel Macron pour régler le problème ?

Daniel Riolo déplore au passage le peu de connaissance d’Amélie Oudéa-Castérala ministre des Sports, sur le football et son monde :

“Cette tendance historique à toujours nommer un ministre des Sports qui ne connaît rien au football alors que c’est le sport le plus populaire, le sport le plus suivi et celui qui fait vivre tous les autres, c’est effarant. C’est cette ministre qui avait assuré après les incidents au Stade de France que si on avait connu les noms des finalistes au mois de février, on aurait pu s’organiser“, ajoute-t-il.

Pour Périco Légasse, l’affaire pourrait être très vite également. Mais avec l’intervention d’Emmanuel Macron. “Le président de la République va s’en mêler. Je le connais, ça va le chatouiller, il va se fâcher”, assure-t-il. “Il est fort possible que ça se passe comme ça”, renchérit Daniel Riolo.

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pour la première fois, des voix dissonantes à Mélenchon résonnent à LFI

Jean-Luc Mélenchon a choqué un certain nombre de ses troupes à La France insoumise en saluant le courage d’Adrien Quatennens au moment où il a avoué avoir giflé sa femme, plutôt que de prendre la défense de la victime. Des remous inédits qui placent la LFI dans l’embarras.

Panique au sein de la France insoumise. L’affaire Adrien Quatennens, en retrait du mouvement après l’affaire de violences conjugales révélée la semaine dernière, continue d’ébranler LFI. A tel point que, même en interne, c’est le gros malaise Autour de la figure de Jean-Luc Mélenchon.

Et ça n’était presque jamais arrivé car Jean-Luc Mélenchon, c’est une voix incontestée. Ce qui a révélé le malaise, c’est son tweet, qui a surtout attribué le courage d’Adrien Quatennens, alors qu’il venait d’avouer avoir giflé sa compagne.

En le lisant, une cadre LFI s’est dit que c’était “une catastrophe pour le mouvement féministe qu’on porte”. Un second tweet posté quelques heures plus tard pour tenter de redresser le tir n’a franchement rien arrangé.

C’est trop tard. Une députée insoumise de Dordogne, Pascale Martin, a publié de son propre chef un communiqué pour dénoncer les réactions “insuffisantes, inacceptables” de son mouvement et de Jean-Luc Mélenchon. Communiqué partagé plusieurs milliers de fois, notamment par quelques députés de la Nupes.

Un avis partagé par d’autres figures de la France insoumise

“Je pense qu’elle n’est pas la seule à avoir ressenti une forme de déception, voire de colère”, a lancé Clémentine Autain par exemple, à nos confrères du Parisienne. D’autres élus que nous avons contactés sont gênés par les mots de leur leader.

S’il n’y a pas de fronde en tant que tel, tous en tout cas brandissent le communiqué du mouvement pour rappeler, certes, que LFI lutte contre les violences faites aux femmes, mais surtout pour montrer qu’ils se dévoilent de leur chef. “Pour la première fois, on porte une parole différente de Jean-Luc Mélenchon et ce n’est pas rien”, martèle une cadre.

Est-ce que ça va aller plus longe ?

L’élu écolo Sandrine Rousseau va jusqu’à demander un retrait de la vie publique d’Adrien Quatennens, ce qui équivaudrait à quitter ses fonctions de député. Ce n’est pas pour le moment ce que semble conserver la majorité des troupes insoumises, qui préfère que “la justice fasse son travail”. Le parquet de Lille a ouvert une enquête.

“On a fait ce qu’on pouvait sur le plan politique, Adrien ne représente plus le mouvement”, lâche un élu LFI, conscient qu’il ya “un risque de feuilleton” sans doute préjudiciable pour le mouvement… mais aussi pour Jean- Luc Mélenchon.

Hélène Terzian (édité par JA)

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l’inquiétude des petites villes sur la facture d’énergie

Le président de l’association des Petites Villes de France, Christophe Bouillon, invité de la Matinale week-end de RMC s’est inquiété des hausses des factures pour les petites collectivités et craint “un black-out territorial” où de nombreux services municipaux seraient contraintes de mettre la clé sous la porte.

Christophe Bouillon est inquiet. Le président de l’association des Petites Villes, invité de la Matinale week-end de RMC, de France voit les factures de sa commune et de celles des autres adhérents de son association flamber. Si le maire de Barentin (Seine-Maritime) ne va pas augmenter les impôts locauxcertains de ses 4.000 homologues vont devoir le faire : “On a des hausses vertigineuses, les factures flambent. A chaque fois qu’on veut faire des travaux, les entreprises répercutent les hausses d’énergies.”

“Des communes sont obligées de fermer des piscines, des médiathèques, des musées… On va vers un black-out territorial !”, s’alarme Christophe Bouillon.

Il demande une réaction du gouvernement pour accompagner les communes et pense qu’on “ne mesure pas la difficulté que vivent les petites villes”: “il faut qu’on ferme les mairies pour qu’on réagisse”, demande-t-il.

“Les maires, qui doivent prendre des décisions difficiles, attendent qu’ils soient aidés pour mieux isoler les bâtiments, faire des économies d’énergie. C’est maintenant que les décisions se prennent.”

Accueillir les réfugiés ? “C’est difficile !”

Autre sujet qui concerne les territoires ruraux, le projet de loi immigration voulu pour 2023 par Emmanuel Macron. Le chef de l’État se baserait sur les petites villes pour avoir une meilleure répartition des réfugiés sur le territoire français. Une idée qui n’est pas toujours faisable pour Christophe Bouillon.

Le président de l’association des Petites Villes de France estime que, si ces communes ont pris leur part lors de l’accueil des réfugiés ukrainiens ou même antérieurs, et qu’elles peuvent être candidates pour accueillir à nouveau des réfugiés, il reste plusieurs problèmes pour les accueillir dans de bonnes conditions :

“Pour que ça marche, il faut du logement, de l’emploi, une offre de soins, des transports. Ici, dans la ruralité, c’est difficile”, concède-t-il, visant notamment la déserficiation médicale.

Idem pour les citadins qui voudraient retourner à la campagne. Il pointe “une forte demande pour poser leurs valises chez nous” mais les petites villes “n’ont pas obligatoirement l’offre de logements satisfaisante et le frein définitif à l’installation, c’est l’offre de soins.”

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début des discussions entre élus insulaires et le gouvernement

Gérald Darmanin reçoit, ce vendredi, une délégation d’élus corses au ministère de l’Intérieur. Une première réunion d’un cycle de huit rencontres pour définir le statut d’autonomie de l’Île de Beauté.

Huit réunions pour apaiser les tensions qui ont fait suite à la mort du nationaliste corse Yvan Colonna en prison, au mois de mars dernier. Annoncées par le gouvernement et sans cesse repoussées depuis six mois, les premières rencontres sur l’autonomie de la Corse se déroulent ce vendredi, Place Beauvau. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin y reçoit une délégation d’élus, pour une discussion qu’il veut “sans tabou”, après avoir mis sur pied un comité stratégique sur l’avenir de l’île au mois de juillet dernier, après une visite sur place.

À l’ordre du jour de la première réunion : “le modèle économique et social” de l’île. Les discussions porteront sur des enjeux économiques propres à la Corse avant de passer en revue les statuts d’autonomie déjà existants en Méditerranée comme les Baléares, la Sicile ou la Sardaigne.

Un an de concertations

L’objectif de ces réunions est de trouver un modèle d’autonomie pour l’Île de Beauté. Avant de débuter la concertation, Gérald Darmanin s’est notamment entretenu avec Laurent Marcangeli, ancien maire d’Ajaccio et député de la majorité (Horizons), qui estime sur twitter que “la Corse doit s’engager avec l’État une réflexion sur son modèle économique et social.”

Dans un communiqué, quatre parlementaires corses – les députés autonomistes Jean-Felix Acquaviva et Michel Castellani, le député européen Europe-Ecologie François Alfonsi et le sénateur autonomiste Paulu-Santu Parigi – ont regretté le “fossé important entre les discours et la volonté affichée d “une part, et les actes de portée législative et règlementaire d’autre part”. Dans leur viseur, les prix des carburants et la ristourne négociée avec TotalEnergies, “contribuant à mettre à genoux des groupes indépendants de petite ou taille moyenne dans les territoires, dont le groupe Ferrandi en Corse” et “l’application du crédit d’impôt investissement Corse (CIIC), prolongé jusqu’en 2023” dont “la possibilité” de l’obtenir a été “réduite”. Deux dossiers sur la table, ce vendredi.

Le cycle de concertations doit s’étaler sur un an. Sept autres réunions suivront, soit une toutes les six semaines, pour tenter de trouver un accord autour d’une évolution du statut de l’île. Le ministre de l’Intérieur a, cependant, posé deux lignes rouges : la Corse doit rester dans la République, et ce nouveau statut ne doit en aucun cas créer “deux types de citoyens”.

Romain Houg et Maxime Martinez

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François Hollande ne regrette pas la fermeture des “deux réacteurs vieillissants”

Alors qu’une crise énergétique touche le monde, plus de la moitié des réacteurs nucléaires français sont arrêtés temporairement. La centrale de Fessenheim a, elle, définitivement fermée en 2020, à la suite d’une décision prise sous François Hollande. Invité sur RMC et BFMTV, l’ancien président dit ne pas regretter.

La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) a été mise à l’arrêt définitif le 30 juin 2020. Elle avait été mise en service 42 ans plus tôt, le 1er janvier 1978.

Alors que la France, comme de nombreux pays, vit une crise énergétique, cette fermeture pose question. Actuellement, 32 réacteurs nucléaires sur 56 sont à l’arrêt, soit pour des travaux de maintenance, soit après des apparitions de corrosion.

La décision de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim a été prise sous François Hollande. L’ancien président, invité sur RMC et BFMTV ce mardi, a dit ne pas regretter.

La faute à l’EPR ?

“Fessenheim était la plus vieille centrale, elle avait été ouverte en 1977, il y a une durée de vie des centrales. Lorsque Fessenheim devait fermer, il était supposé y avoir l’ouverture de l’EPR de Flamanville, c’est un nouveau réacteur. Il se trouve que cet EPR, qui a été lancé en 2007, n’est toujours pas en état de fonctionner, 15 ans après”, at-il déclaré. Pour lui, c’est ça le vrai sujet.

“Ça n’est pas la fermeture de Fessenheim qui doit être dans le débat. Deux réacteurs, vieillissants, qui coûtaient cher. Comment se fait-il que nous n’arrivons toujours pas à maîtriser cette technologie ?”, s’interroge-t -il.

Quid des 32 réacteurs actuellement à l’arrêt ? Il explique : “il se trouve qu’il y a eu une pandémie et pendant deux ans, il n’y a pas eu de maintenance des centrales nucléaires, c’était impossible. Normalement, il y a une maintenance chaque année”.

De gros changements après Fukushima

Ces maintenances concernent 16 réacteurs. En revanche, la fermeture des 16 autres est “un peu plus préoccupante”: “Sur un vu des signes de corrosion et là c’est un problème. Car quand vous avez des signes de corrosion, vous ne pouvez plus ouvrir votre centrale et travailler pour produire de l’électricité”.

Il ajoute qu’EDF fait au plus vite pour régler cette question, mais “avec des moyens sûrement insuffisants”.

François Hollande tient à défendre son bilan sur le nucléaire. Il rappelle qu’à la suite de l’accident de Fukushima, en 2011, “partout dans le monde a été décidé l’arrêt, non pas d’une centrale, mais du nucléaire”.

“C’était une voix extrêmement périlleuse”

Il ajoute qu’à son arrivée à l’Élysée, l’année suivante, il n’a pas été “vers l’arrêt du nucléaire” car pour lui, “c’était une voie extrêmement périlleuse pour notre indépendance énergétique”.

D’après François Hollande, il fallait “remonter les renouvelables, fermer la plus vieille de nos centrales, ouvrir Flamanville et permettre que nous ayons la même production nucléaire”.

Il a conclu : “Entre le début et la fin de mon mandat, c’est la même production d’électricité d’origine nucléaire, rien n’a baissé”.

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