Gérald Darmanin reporte sa visite, les conditions d’un “débat serein” pas réunies

Prévue initialement ce jeudi, la visite de Gérald Darmanin en Corse est reportée de “quelques semaines”. Les conditions d’un “débat serein avec les maires” sur des politiques publiques n’étaient “pas réunies”.

Après s’être entretenu ce lundi avec Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, Gérald Darmanin a décidé de reporter sa visite en Corseinitialement prévues ces jeudi 6 et vendredi 7 octobre 2022.

“Afin de préserver la qualité des échanges tenus jusqu’à présent et recréer les conditions de la poursuite sereine du processus de dialogue engagé entre la Corse et l’Etat, le ministre a décidé de reporter son déplacement de quelques semaines”, selon le communiqué du ministère publié ce mardi.

Un comité stratégique sur l’avenir de l’île

“Les conditions d’un débat serein avec les maires sur des politiques publiques telles que le traitement des déchets et l’eau ne sont pas réunies.”

Le ministre de l’Intérieur s’était engagé en mars à discuter de l’autonomie de la Corse. Au mois de juillet, il avait mis sur pied un comité stratégique sur l’avenir de l’île, quatre mois après l’agression mortelle en prison du militant indépendantiste corse Yvan Colonna, condamné à perpétuité pour l’assassinat du préfet Erignac.

Le cycle de concertation doit s’étaler sur une année, à raison d’une réunion toutes les six semaines.

Un thème par visite

La deuxième, qui était donc prévue jeudi et vendredi, devait être consacrée à la “spéculation financière, l’urbanisme et le logement”, et la troisième, prévue “avant la fin 2022”, à “la langue et la culture corses”, avait annoncé Gérald Darmanin.

Pour chaque thème, il est prévu de lister les différents statuts en vigueur dans les pays voisins et d’évoquer les éventuelles “évolutions” à apporter au statut de la Corse.

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chahuté, Gérald Darmanin menace un militant de poursuites judiciaires

Gérald Darmanin a été chahuté ce samedi à Versailles, par des militants du “Collectif Ibiza”. L’un d’eux a ironisé sur les accusations de viol contre le ministre de l’Intérieur et pour demander qu’il ait été blanchi, une sortie qui n’a pas plu du tout au pensionnaire de la place Beauvau.

Un accueil agité. Alors qu’il se rendait ce samedi à une réunion publique à Versailles pour soutenir un candidat de la majorité lors d’une législative partielle, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a été accueilli et chahuté par des militants du collectif Ibiza, notamment.

Un premier homme s’est tout d’abord approché du pensionnaire de la place Beauvau pour prendre une photo, avant d’ouvrir sa chemise et d’afficher un t-shirt siglé : “Ça va bien se passer, Gérald Darmanin ou l’ impunité en marche”, en référence notamment à une expression que le ministre de l’Intérieur utilise régulièrement et qu’il avait apporté à l’attention d’Apolline de Malherbe sur RMC et BFMTV le 9 février lors d’un échange très tendu.

“Gérald ça va bien se passer!”, ont chanté dans la foulée et à l’unisson plusieurs militantes du Collectif Ibiza. “On en a marre des féministes et on est content de voir que des gens comme Darmanin tient le coup face à ces ‘féminazies’. Si on peut plus sucer pour avoir une promotion, comment on va faire franchement?”, a ironisé Pauline Rapilly Ferniot, conseillère municipale écologiste à Boulogne Billancourt, en référence aux accusations de viols contre Gérald Darmanin, affaire pour laquelle il a pourtant obtenu un non-lieu en juillet dernier.

“Je vous attaquerai en justice”

Un autre militant s’est approché du ministre pour le “remercier” de son action contre les violences faites aux femmes. “Je voudrais vous remercier pour votre action contre les violences faites aux femmes. Moi je fais comme vous, une pipe contre un service et c’est vraiment super”, at-il lancé.

Une sortie qui n’a pas du tout fait rire Gérald Darmanin : “C’est diffamant, c’est enregistré, je vous attaqueai en justice”, a assuré le ministre de l’Intérieur.

Non-lieu

En juillet dernier, Gérald Darmanin avait obtenu un non-lieu alors qu’il était poursuivi par une femme qui l’accusait de viol, harcèlement sexuel et abus de confiance pour des faits datant de 2009.

En mars de cette année, la suspecte avait demandé à l’élu, alors chargée de mission au service des affaires juridiques de l’UMP (ancêtre de LR), de tenter de faire réviser une condamnation de 2004 pour chantage et appels défectueux à l’ résistant d’un ex-compagnon.

Selon elle, Gérald Darmanin lui aurait alors promis d’intervenir auprès de la Chancellerie, en échange de faveurs sexuelles qu’elle aurait acceptées, se sentant obligée de “passer à la casserole”, selon son expression devant les enquêteurs. Devant les policiers, en février 2018, le ministre de l’Intérieur avait confirmé une relation sexuelle avec elle, mais selon lui librement consentie, à l’initiative de la plainte et sans contrepartie.



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“Que Darmanin s’enterre médiatiquement”, tacle Kaouther Ben Mohamed

Après avoir annoncé en grande pompe la validation de l’expulsion de l’imam Iquioussen, Gérald Darmanin attend désormais son arrestation. Car l’imam est actuellement introuvable.

“Une grande victoire pour la République”. C’est par ces mots que le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’est félicité mardi de la décision du conseil d’Etat validant l’expulsion de l’imam Iquioussenproche des Frères musulmans et pointé du doigt pour des propos antisémites, homophobes et misogynes.

Pourtant, près de 24h après, Hassan Iquioussen est toujours introuvable. Mardi après la décision du Conseil d’État, la police s’est rendue au domicile du prédicateur marocain à Lourches près de Valenciennes (Nord) afin de l’interpeller pour l’expulser vers le Maroc. Mais, ils ne l’ont pas trouvé.

“C’est un raté”, juge ce mercredi sur le plateau des “Grandes Gueules”sur CMR et Histoire du CMRKaouther Ben Mohamed.

“Gérald Darmanin en a fait une vendetta personnelle et là le gars s’évapore. Ce n’est plus une décrédibilisation, s’il doit se présenter un jour, qu’il se trouve une tombe et s’enterre médiatiquement”, ajoute- t-elle.

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“L’imam Iquioussen se comporte comme un terroriste, il s’enfuit”

“Ils se sont tous tirés une balle dans le pied, l’imam Iquioussen, son fils dit qu’on le traite comme un terroriste mais il se comporte comme un terroriste, il s’enfuit. Il n’a pas été condamné il faut faire appel”, estime Kaouther Ben Mohamed.

Pour le restaurateur Stéphane Manigold, “il faut saluer la décision du conseil d’Etat, qui ouvre la voie à d’autres expulsions”: “Ce type-là doit libérer”, appuie-t-il.

Soufiane Iquioussen, le fils de l’Imam Iquioussen qui s’est adressé à RMC ce mercredi, assure ne pas avoir de nouvelles de son père, ajoutant que ce dernier avait décidé il y a quelques semaines de “prendre ses distances, d’aller se reposer un petit peu”, en entraînant son téléphone chez lui.

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L’imam Hassan Iquioussen avait acheté une maison à un oncle de Gérald Darmanin

Selon le journal le Parisien, confirmé par l’AFP, l’imam menacé d’expulsion par Gérald Darmanin, Hassan Iquioussen, avait acheté sa propriété de Lourches (Nord) à un oncle du ministre de l’Intérieur.

L’imam Hassan Iquioussen, menacé d’expulsion par Gérald Darmanin depuis plusieurs semaines pour des propos antisémites, antirépublicains, homophobes et misogynes, avaient acheté en 2003 sa propriété de Lourches (Nord) à un oncle de l’actuel ministre de l’Intérieur, assuré jeudi à l’AFP un fils du prédicateur, confirmant une information du Parisien.

Le journal assure avoir consulté l’acte de vente, qui fait la transaction le 27 mars 2003 entre la société Darmanin Père & Fils, dirigée par un oncle paternel de Gérald Darmanin, et Hassan Iquioussen et sa femme Zaina.

“C’est possible !”

Soufiane Iquioussen, fils de l’imam Hassan Iquioussen, a indiqué jeudi que cette vente avait bien eu lieu en 2003, avec un oncle de Gérald Darmanin, Claude Darmanin. Cette propriété, sur un terrain de 3,5 ha, surnommée “la ferme”, hébergeait alors les activités de transport de ce membre de la famille Darmanin. Plusieurs SCI liées à l’imam et à sa famille sont enregistrées à cette adresse à Lourches, selon les registres commerciaux en ligne.

Interrogé sur cette information, l’entourage du ministre a juste indiqué que “c’est possible”.

“Gérald Darmanin n’était pas au courant, il s’agirait selon les éléments fournis, d’un oncle qu’il n’a pas vu depuis de très nombreuses années. Évidemment, ceci n’a aucun rapport avec la conduite de ses actions” comme ministre, a ajouté l’entourage.

Examen ce vendredi du Conseil d’État

Le ministre de l’Intérieur avait annoncé le 28 juillet l’expulsion de ce prédicateur du Nord, réputé proche des Frères musulmans, qu’il accuse d’avoir lancé des appels à la haine et à la violence notamment contre la communauté juive. L’imam est fiché S (pour sûreté de l’Etat) par la DGSI “depuis dix-huit mois”, selon le ministre.

L’avocate de l’imam – né en France mais de nationalité marocaine – avait déposé devant le tribunal administratif (TA) de Paris un recours contre l’arrêté d’expulsion. Le 5 août, ce tribunal a décidé de suspendre l’expulsion vers le Maroc de M. Iquioussen en estimant notamment qu’elle porterait une “atteinte disproportionnée” à la “vie privée et familiale” de l’imam. Le juge des référés du Conseil d’État examine vendredi une requête de Gérald Darmanin qui entend faire annuler l’ordonnance du tribunal administratif de Paris.

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Gérald Darmanin veut “rééduquer” les mineurs délinquants avec un centre militaire

En visite à Mayotte, Gérald Darmanin a plaidé pour la création d’un centre de redressement militaire pour “rééduquer et sanctionner” les jeunes délinquants. Le département français est depuis plusieurs années en proie à une forte délinquance.

Contre la délinquance à Mayotte, Gérald Darmanin veut sévir. En déplacement sur l’île de l’océan Indien, le ministre de l’Intérieur a annoncé vouloir créer un lieu de rééducation et de redressement dans le département, un lieu dédié aux mineurs délinquants et encadré par des militaires.

“J’ai annoncé que dans la campagne du président de la République, il y avait une proposition d’un encadrement militaire pour les jeunes délinquants”, at-il assuré lors d’un entretien avec Mayotte 1ère.

“J’ai échangé avec lui et l’un des premiers centres d’encadrement militaire qu’il proposera pour rééduquer et sanctionner ces jeunes qui attaquent, tuent et pillent, on le fait ici à Mayotte”. Gérald Darmanin assure qu’il doit faire des propositions en ce sens au président de la République “dès la semaine prochaine”.

Le plus fort taux de délinquance de France

De son côté, le Garde des Sceaux Eric Dupont-Moretti a annoncé la création à Mayotte d’un CEF, un centre éducatif fermé, une structure alternative à l’incarcération et réservée aux mineurs multirécidivistes.

L’île de 279.500 habitants, département français depuis 2011, est en proie à la violence de bandes de jeunes délinquants. Si Mayotte présente un taux de criminalité inférieur aux autres départements d’outre-mer, elle est ainsi le département français au plus fort taux de délinquance.

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L’été très chargé du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin

Pas de vacances pour Gérald Darmanin. Le ministre de l’Intérieur s’est démultiplié cet été avec une actualité chargée entre les incendies, les rodéos urbains ou encore un déplacement à Mayotte. Mais cette omnipotence pourrait cacher autre chose et notamment une ambition présidentielle à l’issue de ce quinquennat.

Pendant l’été, le ministre de l’Intérieur s’est démultiplié. Gérald Darmanin en Corse, Gérald Darmanin sur les incendies, ou encore Gérald Darmanin en ce moment à Mayotte. « On ne parle que de lui matin, midi et soir », s’agace même un cadre les Républicains.

Un député de la majorité raconte que “le ministre dort avec son téléphone sous l’oreiller”, “toujours sur le qui-vive prêt à sauter dans son avion”. Le ministre de l’Intérieur est qualifié d’omniprésent. “Il serait inconcevable qu’il ne le soit pas”, défendu immédiatement un de ses soutiens.

Et son plan pour la rentrée, c’est de rester en première ligne et tant pis si ça énerve une partie de la gauche de la macronie. Il y a notamment le débat sur l’immigration ou encore la loi qu’il va porter pour augmenter le budget de son ministère et les moyens des policiers, 15 milliards d’euros de plus en cinq ans.

Une ambition pour 2027 ?

“Il imite Sarkozy avant son élection de 2007”, se moque un des anciens camarades des Républicains. Une façon de dire que le ministre de l’intérieur cherche à marquer des points pour 2027, alors qu’Emmanuel Macron ne pourra pas se représenter. Pourtant, d’ici cinq ans, la route est encore longue. Le constat d’un responsable de droite est froid : “Contrairement à Édouard Philippe, il n’a pas de structure, pas de bas, pas de mouvement. Il n’est pas en ordre de bataille », indique-t-il.

Gérald Darmanin, lui, ne cache plus de vouloir prendre des responsabilités au sein du parti présidentiel. Voilà qui lui devrait être utile pour se rapprocher des militants.

Cyprien Pézeril avec Guillaume Descours

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Darmanin annonce 3.000 “étrangers délinquants” expulsés en deux ans et s’en prend au maire de Lyon

En visite à Lyon ce samedi, le ministre de l’intérieur a annoncé des renforts de CRS dans la capitale des Gaules, dévoilé les chiffres d’expulsions d'”étrangers délinquants” et s’en est pris au bilan du maire sécuritaire de Lyon .

Gérald Darmanin entre plusieurs feux. En déplacement dans la ville de Lyon ce samedi, une semaine après les incidents dans le quartier de la Guillotieretrois policiers ont été blessés par une cinquantaine de personnes alors qu’ils interpellaient une personne pour volle ministre de l’Intérieur a multiplié les annonces en matière de sécurité et les critiques au maire de Lyon.

Gérald Darmanin a d’abord échangé avec des riverains du quartier de la Guillotière. Il dit avoir rencontré “des habitants et des commerçants à bout avec des difficultés qu’ils connaissent”. Il a aussi rencontré les trois policiers agressés dans ce quartier le 20 juillet au soir, alors qu’ils tentaient d’interpeller une personne suspectée de vol, au milieu d’une foule qui les a violemment pris à partie.

“J’ai échangé avec les policiers de la Brigade spécialisée de la Guillotière qui se sont fait violemment agresser. Je leur ai exprimé ma confiance et mon soutien, et leur ai désigné la médaille de la sécurité intérieure”, at-il tweeté.

Gérald Darmanin n’a toutefois pas été sur place dans le quartier de la Guillotière, où vendredi soir, un policier de la Bac a été percuté et traîné par un homme en scooter refusant d’obtempérer.

“Les absents ont toujours tort”

Lors de sa visite, le ministre a aussi multiplié les critiques sur la politique du maire écologiste de Lyon Grégory Doucet, notamment en matière de sécurité.

“Les absents ont toujours tort. C’est difficile pour les policiers de ne pas être soutenus par le maire. Je pense que le maire a fait une grave erreur, mais il peut me contacter. Je vais revenir à Lyon début septembre et je l ‘invite à être là”, at-il déclaré.

Il invite le maire à installer des caméras de vidéos-surveillances “qui permettent la résolution d’enquête et permettent de mieux guider les patrouilles”. “Je propose au maire de mettre davantage de caméras et qu’on puisse avoir la main sur ces vidéos-protections”.

Doucet et Darmanin par tweets et médias interposés

Grégory Doucet, qui s’est déplacé à la Guillotière vendredi, a fait savoir qu’il n’assisterait pas au déplacement ministériel : “ce n’est pas de ministre dont nous avons besoin mais de plus d’effectif”, at-il twitté vendredi en demandant 300 policiers nationaux nets en plus.

Gérald Darmanin, qui propose de rencontrer le maire en septembre, a martelé qu’il “ya eu plus de 100 policiers” supplémentaires à Lyon “depuis qu'(il est) ministre”, une “nouvelle CRS à demeure” ainsi que “200 policiers de la PAF” (police aux frontières) qui arriveront en janvier 2023.

Réagissant dans un tweet à ces “nouvelles promesses”, Grégory Doucet a souligné qu’il était “impératif que, cette fois, ses engagements (du ministre) soient suivis d’effet, notamment sur les effectifs”.

3.000 “étrangers délinquants” expulsés en deux ans

Autre annonce du ministre de l’Intérieur, quelque 3.000 “étrangers délinquants” ont été expulsés en deux ans du territoire national, at-il déclaré ouvert lors de sa visite dans la capitale des Gaules pour inaugurer un centre de rétention administrative (CRA) depuis Janvier.

« À la demande du Président de la République, depuis deux ans, sur un expulsé de 3.000 étrangers délinquants », at-il dit lors d’un point de presse à la préfecture du Rhône, sans préciser les nationalités ni les faits reprochés.

“C’est une augmentation sans précédent (…) et on doit continuer à le faire”, a ajouté le locataire de la place Beauvau, qui a annoncé l’ouverture d’un second centre pour début 2023, ce qui portera le nombre de places disponibles dans l’agglomération à 280.

Le ministre a également évoqué son souhait de procéder à la rentrée à des “changements législatifs” à propos des procédures d’expulsion. “À partir de janvier, quand un policier va interpeller un étranger en situation irrégulière, il pourra le mettre au CRA pendant trois mois pour trouver le moyen de l’expulser dans son pays”, at-il indiqué.

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