Le grand rabbin de France Haïm Korsia, positif au Covid, n’ira pas en Algérie avec Emmanuel Macron

INFOS RMC. Positif au Covid, Haïm Korsia, le grand rabbin de France, ne pourra finalement pas accompagner Emmanuel Macron en voyage officiel en Algérie ce jeudi.

Haïm Korsia, le grand rabbin de France, ne part pas en Algérie ce jeudi. Alors qu’il devait faire partie du voyage officiel d’Emmanuel Macron, il a été testé positif au Covid. C’était la première fois qu’il devait se rendre en Algérie, le pays où sont nés ses parents et ses grands-parents. Au micro de CMR, la veille du départ, Haïm Korsia se disait “honoré de faire partie de cette large délégation”. “C’est le moment de se retrouver tous ensemble”, confiait-il.

“J’ai donné mon passeport aux autorités algériennes qui ont mis un visa, expliquait-il. C’est que je suis voulu, demandé, je devrais même, par les autorités algériennes. Ça va dans le sens de ce voyage. Ça va dans le sens de tout ce que j’ai toujours voulu porter : le rapprochement des religions dans un humanisme qu’on partage.”

Sur les réseaux sociaux, des messages antisémites ont visé le grand rabbin de France après l’annonce de sa présence dans la délégation officielle. Le leader des Frères musulmans en Algérie, Abderrazak Makri, avait également dénoncé cette visite.

Trois jours en Algérie pour Emmanuel Macron

Emmanuel Macron doit atterrir vers 16h (heure française) ce jeudi à Alger, où il sera accueilli par le président algérien Abdelmadjid Tebboune. C’est la deuxième fois qu’il se rend en Algérie en tant que président, après une première visite en décembre 2017, au tout début de son premier quinquennat.

L’objectif de la visite du président français, qui va durer trois jours, est de permettre un rapprochement et d’écrire une nouvelle page dans la relation entre Paris et Alger, avec la recherche d’un apaisement après plusieurs mois de tension. Une visite aussi orientée vers l’avenir, les start-up, l’innovation, la jeunesse, des secteurs nouveaux.

Avec la guerre en Ukraine et ses conséquences sur l’approvisionnement énergétique, la question du gaz algérien est également un grand enjeu de ce voyage d’Emmanuel Macron de l’autre côté de la Méditerranée.

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Philippe Juvin veut de la “transparence” et demande à tirer les leçons du Covid

Le député LR et médecin, Philippe Juvin, était l’invité de la Matinale week-end de RMC. Questionné sur le Covid et la variole du singe, il demande de tirer les leçons de la gestion de crise de la pandémie, souhaite une plus grande transparence et confiance envers les Français et demande un plan pour les malades qui ont vu des rapports de soins pendant le covid.

Fin de partie pour l’état d’urgence sanitaire. Après près de deux ans et demi de pandémie de Covid-19, les mesures d’exceptions mises en place pour lutter contre le virus s’arrêteront ce dimanche à minuit. A partir de lundi, et du début du mois d’août, retour à la normale : plus de masque obligatoire, plus de passe sanitaire, plus de possibilité de confinement ou de couvre-feu. Pour le député Philippe Juvin, invité de la Matinale week-end de RMC, cela n’empêche pas le gouvernement de prendre des mesures notamment sur les contrôles aux frontières.

Juvin veut un plan de rattrapage des traitements signalés à cause du Covid

Mais celui qui est aussi chef des urgences de l’hôpital européen Georges-Pompidou prévient : “l’épidémie n’est pas terminée, il y a encore un certain nombre de lits d’hospitalisations pris par le Covid, et cette épidémie va laisser des des traces sur certaines catégories de patients”. Philippe Juvin cite notamment les envies du Covid: “en tant que médecin, je ne sais pas où envoyer les Covid longs. Ils ont des difficultés de concentration, des troubles de la mémoire, des douleurs résiduelles. Il n’y a pas ou pas suffisemment de consultations spécialisées”.

Autre sujet d’inquiétude pour Philippe Juvin, les rapports de traitements pour “des millions de Français” qui ont une autre pathologie, comme “les cancers, les greffes, les maladies du cœur, les maladies psychiatriques”: “ces malades vont se dégrader . On risque d’avoir des milliers de morts dans les prochaines années car pas décrites, pas traitées.”

“Il faut pour cette cohorte de gens laissés à l’abandon, un plan national de rattrapage” demande Philippe Juvin au nouveau ministre de la santé François Braun, qui doit “se saisir de cette affaire”.

“La parole politique ne doit pas être moralisatrice”

Avec la fin de l’état d’urgence sanitaire, Philippe Juvin, qui ne constate pas un relâchement total de Français et voit encore des gens avec des masques dans les transports, estime qu'”il faut faire confiance plus qu’imposer (aux Français)”:

“A imposer trop de règles, les gens ne les respectent plus. C’est une des leçons du Covid, la parole publique doit être très prudente, humble et ne pas être moralisatrice. Quand elle est moralisatrice, les gens se braquent et ne respectent pas plus rien.”

“Si ça remonte, il faudra que les politiques le disent clairement et ne cachent pas cela, car les Français sont fatigués réfléchis-ils. Les gens sont beaucoup plus adultes que les politiques le croient. Le masque, ils le remetteront quand ce sera nécessaire “, juge le nouveau député.

Quel stock de vaccin contre la variole

Autre virus qui circule, celui de la variole du singe. Après l’annonce des deux premiers morts en Espagne du virus, l’objectif est la vaccination. Une question qui tarraude Philippe Juvin, notamment sur le stock de vaccins restants contre la variolequi sert aussi contre la variole du singe :

“En 2006, il y avait 75 millions de doses prêtes à être utilisées. Combien en reste-t-il ? J’ai posé la question à la ministre de la Santé, elle ne m’a pas répondue. Et en lisant les journaux j’apprends que c’est classifié ‘Secret Défense’. Je pense que c’est une aberration.”

Un manque de dose pourrait compliquer la jugulation de l’épidémie : “Il faut vous vacciner si vous êtes un sujet contact. J’ai essayé de prendre un rendez-vous, pour voir le délais, et je n’en n’ai eu un que dans trois semaines. Or, il faut se vacciner dans les jours qui viennent”, alerte Philippe Juvin.

Le député dénonce un manque de transparence : “il faut apprendre de nos erreurs du Covid. L’un des problèmes de la gestion du début (du Covid), c’est la question de la transparence. Quand vous dîtes les choses, les gens ont confiance.”

“Si on nous refait le coût des masques, avec le vaccin, assurons-nous qu’on en a suffisamment. En 2006, quand on lit le plan de vaccination en cas de reprise de l’épidémie de variole en cas d’attaque terroriste , il est dit qu’il faudrait vacciner plusieurs millions de Français en trois jours. Avons-nous ces millions de doses en stock ? J’aimerais le savoir et en être certain”, a découvert Philippe Juvin.

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