négociations au point mort avec l’opposition, le gouvernement obligé de passer en force?

Les négociations entre le gouvernement et l’opposition sur la question du budget semblent au point mort. Les chefs de l’opposition affirment qu’ils ne voteront pas le texte. Une seule solution semble s’offrir à la majorité, celle d’un passage en force et d’un recours au 49.3.

Les négociations entre le gouvernement et les oppositions sont au point mort sur le budget. « Les chefs d’opposition répètent à longueur d’interview qu’ils ne voteront pas le texte. Donc il n’y a plus rien à négocier », confie un brin agacé un conseiller ministériel.

Depuis l’annulation de la dernière réunion des dialogues de Bercy, la vice-présidente LR de la commission des Finances nous raconte qu’elle n’a plus aucun contact avec l’exécutif. Et pas plus avec les députés de la majorité. “On n’a plus de marge de discussion”, explique un député Renaissance. “Avec les 45 milliards d’euros supplémentaires du bouclier tarifaire, on a perdu pour de bon les partisans de la rigueur et donc les Républicains”, assure-t-il.

Et puis les LR se sont « radicalisés » avec l’élection prochaine de leur président, constatent un ancien membre du parti de droite passé dans la majorité. Plus question de montrer qu’on négocie avec Macron. Ou, “c’étaient nos seuls alliés potentiels pour voter le budget”, ajoute-t-il.

Un 49.3 inévitable ?

Plus de négociations, pas de majorité… Est-ce que le gouvernement peut encore éviter un 49.3 ? De plus, personne à l’Assemblée ne voit comment le gouvernement pourrait éviter un passage en force. Il y avait une réunion de groupe de la majorité mardi matin à l’Assemblée. Un participant nous a raconté : “Ça y est le 49.3 est intégré dans toutes les têtes. Le ton a changé, plus personne n’imagine que le budget sera adopté dans des conditions normales. “Ça y est le 49.3 est intégré dans toutes les têtes”.

Selon nos dernières indiscrétions, la réforme des retraites ne fera pas partie des discussions sur ce budget, mais sera livré plus tard en 2023 à l’occasion d’un budget rectificatif de la sécurité sociale.

La réforme des retraites, il en sera question ce soir lors d’un dîner à l’Élysée. Tous les poids lourds de la majorité se sont réunis autour d’Emmanuel Macron. Mais la décision finale ne sera peut-être annoncée qu’en début de semaine prochaine selon un conseiller ministériel. « On attend la décision du chef. Franchement, ça commence à être long, ça tend tout le monde inutilement”, s’impatiente un membre de la commission des Finances.

Source link

la gauche et la majorité refusent de jouer au foot avec le RN

Les députés de gauche et de la majorité refusent de jouer au foot avec leurs collègues du Rassemblement national. Alors qu’un match caritatif opposant l’équipe de France des parlementaires à une sélection d’anciens footballeurs et d’artistes doit avoir lieu ce mercredi, les élus RN pourraient être privés de ballons.

Y’aura-t-il assez de joueurs ce mercredi soir sur la feuille de match ? L’équipe de France des parlementaires doit affronter, une sélection d’anciens footballeurs et d’artistes, pour un match caritatif. Et pourtant, socialistes, insoumis et macronistes ne veulent pas jouer avec leurs collègues du RN, et intimant au boycott du match.

Les premiers ministres à le faire savoir ont été les députés socialistes. Dans un communiqué, les élus se justifient, indiquant refusé “cette banalisation de l’extrême droite”. Insoumis et écologistes leur emboîtent alors le pas, se disant “plus enclins à tacler l’extrême droite qu’à lui faire des passes”. Un carton rouge, traduit au Rassemblement nationalet à ses 4 joueurs de champ.

“Des années que le RN fait partie de l’équipe de rugby”

Dans la soirée, c’est au tour de la présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée d’envoyer ses consignations : Aurore Bergé recommande aux députés de la majorité de ne pas participer à ce match, redoutant la photo d’équipe, bras dessus, bras dessous avec les députés frontistes.

La directive agace les députés issus des partis proches de la majorité présidentielle. Un participant gromelle : “Cela fait des années, que le RN fait partie de l’équipe de rugby, et personne n’a jamais rien trouvé à y redire”.

Karl Olive, député de la majorité et invité de RMC ce mercredi matin, a de son côté publiquement annoncé qu’il maintiendrait sa participation à ce match caritatif.

La rencontre doit normalement avoir lieu ce mercredi soir à 18 heures au stade Emile-Anthoine à Paris et récolter des dons pour “lutter contre le harcèlement scolaire et le cyber-harcèlement”. Tous les dons seront inversés à l’association e-Enfance qui gère le numéro 3018, pour les jeunes victimes de violences numériques.

>> Suivez à 8h10 sur CMR et RMC Story l’interview de Karl Olive, député Renaissance des Yvelines

Source link

à “l’euro près”, avec la création de 11.000 postes de fonctionnaires

Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances, a présenté ce lundi le projet de loi de budget pour l’année 2023. Près de 11.000 postes de fonctions vont être créés, mais les dépenses seront suivies très bien.

Le gouvernement a présenté ce lundi un projet de budget qui se veut à “l’euro près”, avec la création de près de 11.000 postes de fonctionnaires d’Etat et des dépenses pour alléger la facture énergétique des Français, mais contrainte par une charge de la dette en hausse.

Dans ce contexte, le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a déclaré devant des journalistes que “la France est à l’euro près”.

“Je veux tracer une ligne rouge”, at-il prévenu : “aucune nouvelle dépense” ne pourra être administrée au cours du débat parlementaire si elle n’est pas “financée à l’euro près”.

Il faut dire que la charge de la dette, y compris celle liée à la crise du Covid-19, augmente et devrait approcher les 60 milliards d’euros pour l’an prochain.

Cette charge talonne le budget de l’Education, qui s’élèvera à 60,2 milliards d’euros en 2023.

“Nous accueillerons donc les propositions d’économies avec le plus grand intérêt, les nouveaux impôts avec méfiance et les dépenses nouvelles avec circonspection”, a ajouté le ministre.

“Encore un peu trop du côté des énergies fossiles”

En raison de la mise en place d’un boulier tarifaire limitant à 15 % en début d’année prochaine la hausse des prix réglementés du gaz et de l’électricité, le projet de budget “penche encore un peu trop du côté des énergies fossiles ” parce que le gouvernement a fait le choix de “protéger” les Français face à la crise énergétique, a reconnu Bruno Le Maire.

“Il y a beaucoup de dépenses pour la facture de gaz”, at-il expliqué, ajoutant que cela “ne peut que contribuer à notre détermination à accélérer la transition climatique”.

Les dépenses de l’État prévues pour l’an prochain baissént par rapport à celles prévues suite à la dernière loi de finances rectificative pour 2022, passant de 489,9 à 480,3 milliards d’euros, en raison de la baisse de régime du plan de relance et à un degré minimum du plan France 2030.

Malgré cette baisse, le gouvernement prévoit 10.764 postes supplémentaires de fonctionnaires pour l’Etat et ses opérateurs en 2023, contre seulement 294 prévus en 2022 selon le projet de budget présenté en conseil des ministres avant d’être examiné par l’Assemblée nationale.

Le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer gagne 3.109 postes, celui de la Justice 2.313 postes et l’Education nationale 2.000 postes, détaille le document.

“Ce n’est pas un budget de rigueur, ce n’est pas un budget de facilité, c’est un budget responsable et protecteur dans des temps de grandes incertitudes”, a commenté Bruno Le Maire.

Source link

“Je pèse mes mots tout le temps” assure Mélenchon, avec une tape sur la joue

En tapotant la joue du journaliste de Quotidien lui posant la question, Jean-Luc Mélenchon a assumé ce jeudi ses tweets sur l’affaire Adrien Quatennens.

“Je pèse mes mots tout le temps”, a confirmé ce jeudi le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur ses tweets controversés dimanche soutenant à Adrien Quatennens qui venait d’avouer des violences conjugales, dans une très courte vidéo diffusée par l’émission Quotidien.

Une tape sur la joue du journaliste

“Est-ce que vous regrettez les tweets que vous avez publiés ?”, interroge le journaliste, devant l’Assemblée nationale, tandis que le responsable politique passe devant lui pour se rendre aux journées parlementaires de son parti.

Jean-Luc Mélenchon rit puis fait brusquement demi-tour : “Monsieur, je pèse mes mots tout le temps, c’est vous qui regrettez ce que vous êtes en train de me dire”, dit-il en tapotant la joue du journaliste, qui opère un mouvement de recul.

Des tweets mal vécus en interne

Dimanche, alors que la figure montante de LFI, Adrien Quatennens, venait de publier une lettre dans laquelle il reconnaissait notamment avoir donné une gifle à sa femme, Jean-Luc Mélenchon a d’abord dénoncé dans un tweet “la malveillance policière, le voyeurisme médiatique, les réseaux sociaux”. Il a remplacé en revanche la “dignité” et le “courage” d’Adrien Quatennens, lui redisant sa “confiance” et son “affection”.

Quelques heures plus tard, l’ancien candidat à la présidentielle a essayé de corriger le tir : “Un gifle est inacceptable dans tous les cas. Adrien l’assume. C’est bien”.

Mais ces deux tweets ont laissé une trace amère, même en interne. “Ce ne sont pas mes mots”, ont dit notamment Clémentine Autain et Manon Aubry, tandis que la députée Pascale Martin a révélé dans un communiqué qu’une telle réaction de Jean-Luc Mélenchon pourrait “avoir des conséquences graves” en décourageant les femmes de signaler des faits de violences.

La Première ministre Élisabeth Borne avait évoqué mardi un tweet “évidemment extrêmement choquant”, reprochant au dirigeant Insoumis de “banaliser les violences intra-familiales”.

Source link

Quelles relations Elizabeth II entretenait avec les présidents français?

La reine Elizabeth II est morte jeudi à l’âge de 96 ans. Durant son long règne, elle a eu l’occasion de côtoyer pas moins de dix présidents français différents. Des relations bien différentes en fonction de la personnalité de chacun.

En 70 ans de règne, Élisabeth II a vu défiler trois Républiques françaises, connu dix présidents de Vincent Auriol à Emmanuel Macron. La Reine était parfaitement francophone, francophile même.

On se souviendra notamment de l’accueil du Général de Gaulle à Londres en 1960. L’homme du 18 juin acclamé par la foule au balcon de Buckingham. Quelques années plus tard, la monarque a fait la rencontre de Georges Pompidou qui commet un faux pas très remarqué en lui prenant le bras au moment de monter les marches de l’Élysée. Formellement interdit par le protocole de toucher la souveraine. Mais la Reine n’en prend pas ombrage.

Elle aura ensuite ce geste très symbolique à l’égard de la France. Elle offre l’un de ses labradors, Samba, à Valéry Giscard d’Estaing. Mais c’est avec François Mitterrand que la Reine à la relation la plus forte. Pendentif les 14 ans où il est resté à l’Elysée. Une relation très complice, une amitié même avec François Mitterrand dont la Reine appréciait la culture. Les deux chefs d’Etat inaugurent ensemble le tunnel sous la Manche en 1994.

Des bourdes de François Hollande

Jacques Chirac faisait rire selon la plupart des spécialistes de la monarchie. Mais il se dit que la Reine n’aimait pas trop Nicolas Sarkozy malgré la révérence parfaite de Carla Bruni Sarkozy à Londres en 2008. En 2014, François Hollande commet plusieurs bourdes lors d’une visite de la Reine à Paris. Le Président la laisse seule à table quelques minutes pour aller discuter avec Vladimir Poutine. Ou il ne faut jamais laisser un monarque seul.

Quant à Emmanuel Macron, il rencontre la reine à trois reprises souvent de loin, Covid oblige. La dernière fois, c’était au G7 des Cornouailles en juin 2021. On se souviendra du regard attendri du président français, la Reine est déjà très diminuée.

Pierrick Bonno avec Guillaume Descours

Source link

“Il a un problème avec la sécurité”, tacle Djebbari

Pour l’ancien ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, les prises de position de Jean-Luc Mélenchon sur la police et la sécurité en France, l’empêchent d’être président de la République.

Jean-Luc Mélenchon n’aime pas le bruit. Le candidat malheureux à la présidentielle et chef de file de La France Insoumise s’est offusqué mardi des trop récurrentes sirènes de police dans les rues de Paris

“Joie. Retour dans Paris où jour et nuit jusqu’à minuit toutes les 10 minutes sur les grandes artères, hurlent les sirènes des voitures de police. Le droit au silence ? Ce serait un refus d’obtempérer ?”, s’est- il a interrogé sur Twitter.

“Sa position sur la sécurité l’empêche de devenir président”

Une sortie qui a beaucoup fait réagir sur les réseaux sociaux mais aussi sur le plateau des “Grandes Gueules” de mercredi sur RMC et RMC Story. L’ancien ministre des transports Jean-Baptiste Djebbari a taclé l’ex-député des Bouches-du-Rhône, assurant qu’il avait un problème avec la police.

“Je crois que Jean-Luc Mélenchon a un vrai problème avec la sécurité dans ce pays. Je crois même que sa position sur la sécurité l’empêche de devenir président de la République, à jamais”, a taclé l’ancien ministre en référence aux trois échecs à la présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, en 2012, 2017 et 2022. “On s’en fout un peu de l’audition de Jean-Luc Mélenchon”, a ajouté Jean-Baptiste Djebbari.

“Je m’en fiche complètement, il n’a qu’à retourner à la campagne. Quand il était député de Marseilleil n’est jamais venu, il n’est venu que faire de la figuration” a taclé de son côté Kaouther Ben Mohamed, en référence au mandat de député des Bouches-du-Rhône de Jean-Luc Mélenchon, de 2017 à 2022 .

Source link

Le grand rabbin de France Haïm Korsia, positif au Covid, n’ira pas en Algérie avec Emmanuel Macron

INFOS RMC. Positif au Covid, Haïm Korsia, le grand rabbin de France, ne pourra finalement pas accompagner Emmanuel Macron en voyage officiel en Algérie ce jeudi.

Haïm Korsia, le grand rabbin de France, ne part pas en Algérie ce jeudi. Alors qu’il devait faire partie du voyage officiel d’Emmanuel Macron, il a été testé positif au Covid. C’était la première fois qu’il devait se rendre en Algérie, le pays où sont nés ses parents et ses grands-parents. Au micro de CMR, la veille du départ, Haïm Korsia se disait “honoré de faire partie de cette large délégation”. “C’est le moment de se retrouver tous ensemble”, confiait-il.

“J’ai donné mon passeport aux autorités algériennes qui ont mis un visa, expliquait-il. C’est que je suis voulu, demandé, je devrais même, par les autorités algériennes. Ça va dans le sens de ce voyage. Ça va dans le sens de tout ce que j’ai toujours voulu porter : le rapprochement des religions dans un humanisme qu’on partage.”

Sur les réseaux sociaux, des messages antisémites ont visé le grand rabbin de France après l’annonce de sa présence dans la délégation officielle. Le leader des Frères musulmans en Algérie, Abderrazak Makri, avait également dénoncé cette visite.

Trois jours en Algérie pour Emmanuel Macron

Emmanuel Macron doit atterrir vers 16h (heure française) ce jeudi à Alger, où il sera accueilli par le président algérien Abdelmadjid Tebboune. C’est la deuxième fois qu’il se rend en Algérie en tant que président, après une première visite en décembre 2017, au tout début de son premier quinquennat.

L’objectif de la visite du président français, qui va durer trois jours, est de permettre un rapprochement et d’écrire une nouvelle page dans la relation entre Paris et Alger, avec la recherche d’un apaisement après plusieurs mois de tension. Une visite aussi orientée vers l’avenir, les start-up, l’innovation, la jeunesse, des secteurs nouveaux.

Avec la guerre en Ukraine et ses conséquences sur l’approvisionnement énergétique, la question du gaz algérien est également un grand enjeu de ce voyage d’Emmanuel Macron de l’autre côté de la Méditerranée.

Source link

Gérald Darmanin veut “rééduquer” les mineurs délinquants avec un centre militaire

En visite à Mayotte, Gérald Darmanin a plaidé pour la création d’un centre de redressement militaire pour “rééduquer et sanctionner” les jeunes délinquants. Le département français est depuis plusieurs années en proie à une forte délinquance.

Contre la délinquance à Mayotte, Gérald Darmanin veut sévir. En déplacement sur l’île de l’océan Indien, le ministre de l’Intérieur a annoncé vouloir créer un lieu de rééducation et de redressement dans le département, un lieu dédié aux mineurs délinquants et encadré par des militaires.

“J’ai annoncé que dans la campagne du président de la République, il y avait une proposition d’un encadrement militaire pour les jeunes délinquants”, at-il assuré lors d’un entretien avec Mayotte 1ère.

“J’ai échangé avec lui et l’un des premiers centres d’encadrement militaire qu’il proposera pour rééduquer et sanctionner ces jeunes qui attaquent, tuent et pillent, on le fait ici à Mayotte”. Gérald Darmanin assure qu’il doit faire des propositions en ce sens au président de la République “dès la semaine prochaine”.

Le plus fort taux de délinquance de France

De son côté, le Garde des Sceaux Eric Dupont-Moretti a annoncé la création à Mayotte d’un CEF, un centre éducatif fermé, une structure alternative à l’incarcération et réservée aux mineurs multirécidivistes.

L’île de 279.500 habitants, département français depuis 2011, est en proie à la violence de bandes de jeunes délinquants. Si Mayotte présente un taux de criminalité inférieur aux autres départements d’outre-mer, elle est ainsi le département français au plus fort taux de délinquance.

Source link