le comité de suivi demande une “réponse” aux déficits

Le système de retraites français présente un “risque” de déficits “significatifs” à l’avenir, estime le Comité de suivi des retraites (CSR) dans un avis publié jeudi, appelant à “trouver une réponse” sans toutefois prendre parti pour une mesure d’âge.

“Un risque de déficits significatifs” à l’avenir : tel est le constat du Comité de suivi des retraites (CSR) sur le système français des retraites dans un avis publié ce jeudi. Le CSR appelle à “trouver une réponse” à ces problèmes mais ne prend pas parti sur la solution à prendre, notamment la mesure de relèvement de l’âge légal de départ à la retraite.

Cet avis vient une semaine après les sombres projections du Conseil d’orientation des retraites qui prédit un retour rapide et durable aux déficits, alors que le président de la République, Emmanuel Macron, veut réformer le système des retraites.

Différents scénarios testés

L’avis liste plusieurs scénarios, “étant entendu qu’aucun ne peut être indolore pour l’ensemble de la population”. Une hausse des cotisations sociales ou “d’autres types de prélèvements” n’est ainsi pas écartée : “Ce débat est à ouvrir”, juge même le CSR, compte tenu de “la pression” croissante “en faveur d’une redistributivité accrue” “.

De même, la sous-revalorisation des pensions “reste une option d’ajustement”, à condition d’être “assortie de mesures de protection pour les basses retraites”. Mais cette option “pose le problème d’avoir été beaucoup mobilisée” depuis dix ans.

Quant à une éventuelle hausse de l’âge légal ou de la durée de cotisation, il faudrait “assumer” que cela “puisse conduire à une nouvelle réplique de la durée moyenne de la retraite”, souligne le CSR. Cette piste pourrait toutefois être justifiée en la “présentant comme le prix à payer” pour ne pas augmenter les cotisations ni “réduire le niveau de vie” des retraités, ou comme un moyen de “redéploiement de ressources budgétaires” vers “d’autres besoins économiques et sociaux ».

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Trois mois après la vague bleu marine aux législatives, quel bilan tirent les électeurs du RN?

Trois mois après les législatives, les députés RN se sont installés à l’Assemblée. Cravatés, en quête de normalisation, ils font leur rentrée, ce samedi, aux Universités d’été du parti de Marine Le Pen. Trois mois après, quel bilan tirent leurs électeurs. Reportage dans la Somme, dans la circonscription de Jean-Philippe Tanguy.

C’est la rentrée politique de Marine Le Pen ce dimanche à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Le RN est le seul parti à avoir dégradé en voix aux législatives de juin dernier. Trois mois après l’entrée de 89 députés marinistes à l’Assemblée nationale, quel premier bilan les électeurs tirent-ils de leurs élus.

À Abbeville (Somme), le député s’appelle Jean Philippe Tanguy. Ce nouveau représentant de la nation est l’un des visages influents du RN, artisan de la campagne de Marine Le Pen en 2022. Il s’est déjà fait remarquer dans l’hémicycle par quelques envolées, comme cette fois où, en pleine nuit , il crie “silence… pour la France” aux députés de la NUPES.

Dans les cafés de sa circonscription, ce type de séquence, c’est décrit ce qui plaît : “J’ai bien aimé son coup de gueule. Il criait, parce que tout le monde vociférait dans l’Assemblée. Il tape. Il y va !” estime Dominique est un électeur du RN.

Studieux au risque de décevoir ?

Mais il aime ces coups de gueule avec parcimonie, parce que ce qu’il apprécie pour le moment, c’est d’observer l’attitude studieuse des députés. “cravatés”, qui présentent bien, et même s’il est encore un peu tôt pour certains de tirer un bilan. Ce qui est sûr c’est qu’en voyant ce groupe de 89 députés la représentant, Valérie se dit qu’enfin, sa voix compte :

“S’ils sont arrivés là, c’est grâce à nous aussi. Monsieur Macron n’a pas tous les choix à lui tout seul” explique celle qui confiait quand même espérer que les députés RN s’affirment davantage.

S’affirmer au risque de décevoir. C’est déjà le cas de Jean-Pierre. Il a voté pour Marine Le Pen à la présidence, pour le RN aux législatives, précisément pour s’opposer à Emmanuel Macron et il s’est envoyé trahi.

« Quand on regarde : au début, ça fait un peu la gueule, et après ils se plient. Tout le monde se plie, tout le monde a peur », estime-t-il.

Une stratégie de respectabilité

On a retrouvé Jean-Philippe Tanguy, dans sa circonscription. Au milieu des champs, avec des agriculteurs en reconversion. Au milieu des fruits et légumes, il explique comprendre ces critiques des électeurs avec un “mais” : “ça fait seulement trois mois et il ne faut pas tomber dans les pièges de la Macronie : Emmanuel Macron croyait qu’on allait être tout de suite véhéments, non constructifs.”

“C’est la fable de Pierre & le Loup, si on crie tout le temps au loup comme la NUPES : le jour où il se passe quelque chose, on ne nous entend plus”, juge le député.

Leur manière de “rentrer et le rang” pousse même certains qui ne votent pas pour le RN à les défendre aujourd’hui. Alexandre le locataire d’un bar à Montdidier, pas franchement d’accord avec le député Jean-Philippe Tanguy, reconnait l’engagement du député RN.

“C’est quelqu’un d’abordable, qui n’attend pas les élections pour venir dans nos établissements. Il continue à venir. Il m’a même contacté pour voir les besoins du commerce local dans notre secteur. J’apprécie ça !”

“Marine Le Pen n’a pas besoin de parler pour être entendue”

Une stratégie de respectabilité payante, pour Jean-Daniel Levy, directeur délégué de l’institut de sondage Harris Interactive, crédibilise le parti et surtout Marine Le Pen :

“Il arrive des moments où Marine Le Pen n’a pas besoin de parler pour être entendue. Les Universités d’été n’ont pas encore eu lieu et ils restent au centre du jeu politique Elle s’inscrit dans un environnement d’opinion qui lui est favorable”, estime le sondeur.

Selon lui, le contexte économique tendu devrait continuer à lui donner raison.

Hélène Terzian (avec MM)

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Fabien Roussel défend “la résistance républicaine” face aux factures excessives pour les mairies

Le secrétaire général du PCF, Fabien Roussel, a défendu son appel aux collectivités à ne pas payer les factures d’électricité et demande le regroupement d’EDF-GDF nationalisé.

Invitation de le week-end de la Matinale de RMC, l’ancien candidat à la présidentielle et secrétaire général du Parti communiste français Fabien Roussel a expliqué son appel aux maires à ne pas payer leurs factures d’électricité. “Un appel à la résistance républicaine”, explique-t-il ce samedi matin.

“Nous sommes des républicains. Il ne s’agit pas de dire qu’on ne va pas payer nos factures mais d’envoyer un message d’alerte le gouvernement” alors que les communes ne bénéficient pas d’un tarif réglementé :

“On a complètement libéralisé le marché de l’électricité en France. On a tué l’entreprise publique EDF-GDF, dépecée en petits morceaux et les communes n’ont pas le droit par la loi de se fournir à un tarif réglementé. Elles sont liées avec des entreprises privées qui ont de l’énergie jouée en Bourse.”

Trois mesures pour alléger la facture

Fabien Roussel dénonce les conséquences productives de telles factures sur la vie des communes : “les collectivités se déchirent pour savoir comment payer et qu’est-ce qu’elles vont faire comme économie sur le dos de qui : des enfants en fermant les piscines ? de la culture en fermant des théâtres, des musées, des médiathèques ? Ce sont des choix horribles, ce n’est pas la société dans laquelle je souhaite vivre.”

Pour l’ancien candidat à la présidentielle, il faut prendre trois mesures pour régler ce problème pour les collectivités mais aussi pour les particuliers :

“Nous demandons au gouvernement d’entendre ce message : dans un premier temps, les factures excessives, qui dépassent 10 % d’augmentation, doivent en urgence être prises en charge par l’État. Dans un second temps, il faut que les collectivités aient accès à un marché public réglementé. Puis ensuite, il faut la création d’une entreprise publique de gaz et d’électricité qui garantit des tarifs accessibles pour tous et pas seulement pour les communes.”

“Une France populaire qui aime la bonne bouffe”

Interrogé sur la polémique sur le barbecue proposée par Sandrine RousseauFabien Roussel affirme qu’il défend “une France populaire qui aime la bonne bouffe et une société plus juste qui respecte autant les hommes que la planète.”

“L’alimentation doit nous permettre de vivre mieux : c’est un projet politique et même révolutionnaire.”

Mais il estime que ce ne doit pas être le centre des débats en ce moment et qu’il y a plus important : “ces polémiques sur le bifteck, ce n’est tellement pas le sujet. Au même moment, les richesses et les super- richesses, ils le défendent, leur bifteck. Ce qui nous importe le plus, c’est les factures que l’on n’arrive pas à payer.

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Emmanuel Macron laisse la “porte ouverte” aux sceptiques

En lançant ce jeudi le Conseil national de la refondation, Emmanuel Macron a montré que les absents avaient “toujours tort” tout en leur ayant laissé la porte ouverte.

“Les absents ont toujours tort”, mais la porte reste “ouverte”: Emmanuel Macron a donné ce jeudi le coup d’envoi du Conseil national de la refondation (CNR), destiné à “rebâtir du consensus” pour réformer la France mais boycotté par les oppositions et une partie des syndicats, en annonçant que les citoyens y seraient associés par une consultation en ligne.

“Nous sommes dans une situation historique”, avec les défis climatiques, énergétiques et la guerre en Ukraine, a martelé le chef de l’Etat devant la presse avant d’ouvrir la séance inaugurale du CNR en présence d’une quarantaine de représentants des élus, du patronat, de syndicats et d’associations, ainsi que d’une déléguée de ministres.

Dans ce contexte, il faut “s’armer de bonne volonté, de courage” et “agir sur le terrain” pour “changer les choses en profondeur”, at-il lancé dans le décor du Centre national du rugby à Marcourssis (Essonne) .

Cette nouvelle méthode de gouvernance, annoncée par le président avant les législatives en juin et voulue comme un outil de “renouveau démocratique”, est très contestée et tous les partis d’opposition ont choisi de la boycotter.

“Les absents ont toujours tort”, a répliqué Emmanuel Macron, en notant que douze représentants des “forces vives de la Nation”, sur les 52 invités, n’étaient pas au rendez-vous. Mais la “porte sera toujours ouverte”, at-il dit.

De l’extrême droite à l’extrême gauche, les oppositions se voient avant tout dans le CNR un moyen pour le président de contourner le Parlement, où son camp n’a plus de majorité absolue, pour reprendre la main dans le débat public.

“Il ne faut pas expliquer après qu’on n’a pas été consulté, ou que c’est trop vertical”, a averti le chef de l’Etat en dressant le programme de la nouvelle instance.

“Je n’exclus rien”

Les propositions issues des débats du CNR appellent « déboucher sur des référendums », at-il relevé : « Je n’exclus rien ».

Cinq grands thèmes ont été retenus dans les échanges à venir dans les prochains mois : le plein emploi, l’école, la santé, le “bien vieillir” et la transition écologique.

Une “consultation nationale très large” des Français sera aussi proposée en ligne “dès la semaine prochaine”, at-il annoncé. Un site dédié au CNR doit aussi être lancé dans la soirée, a précisé l’Elysée.

Le CNR a commencé ses travaux loin des yeux du public, à huis clos, certains participants n’ayant pas souhaité une diffusion des débats, selon l’Elysée. “La clé (était) d’installer la confiance”, un relevé d’Emmanuel Macron, pour justifier ce choix.

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a refusé de venir, estimant que “la démocratie représentative” c’est le Parlement, et qu’il existe déjà un “forum de la société civile” avec le Conseil économique, social et environnemental (Cese ).

Côté majorité, l’ex-Premier ministre Edouard Philippe, retenu par un congrès au Québec, était le grand absent mais s’est fait représenter. Seuls trois syndicats ont répondu présents : la CFDT, la CFTC et l’Unsa.

Démarche “confondre”

“Je veux savoir si c’est une démarche loyale ou si ce n’est pas le cas”, a déclaré le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, à son arrivée, tout en expliquant être dans une logique de “propositions”. Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, appelé à “donner sa chance au produit”.

“C’est un pari d’avenir qui est intéressant. On est ouvert au dialogue. On est dans l’urgence et j’espère que ça va être perçu dans la journée”, a déclaré Allain Bougrain-Dubourg, président de la ligue de protection des oiseaux (LPO).

Guy Geoffroy, vice-président de l’Association des maires de France (AMF) y voit une “main tendue” mais il sera “très vigilant sur le point d’arrivée de la démarche engagée”. La démarche “nous parut un peu confus. Le président a fait en sorte que ce soit moins confus”, at-il rapporté à Marcoussis.

Après un propos introductif du président, les participants ont présenté leurs attentes et priorités. Dans l’après-midi, la Première ministre Élisabeth Borne présidera une réunion pour déterminer les chantiers et établir leur mise en œuvre dans la durée.

“Dans un jour pour jour, nous nous apprêterons à affronter les All Blacks” à la Coupe du monde de rugby, a lancé Emmanuel Macron, comme pour donner le ton du défi à venir pour le CNR.

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réception à l’Elysée et message de combat de Macron aux députés LREM vaincus

Une réception s’est tenue lundi soir à l’Elysée en présence des députés de la majorité sortante vaincus et des députés de la bannière “Ensemble !” qui ne l’ont pas emporté aux dernières élections législatives.

Une réception s’est tenue à l’Elysée lundi soir, Emmanuel Macron recevait les candidats de son camp battus aux législatives. Ils étaient environ 200 dans les jardins de l’Elysée à avoir répondu favorablement au carton d’invitation envoyé à tous les députés sortants éliminés, et les candidats investis sous la bannière “Ensemble !” et battus.

Ils ont été reçus à 19h dans une ambiance garden party, “cool” nous a appelé un député sortant, et en présence de plusieurs membres du gouvernement : la Première ministre Elisabeth Borne, mais aussi Gérald Darmanin, Marc Fesneau, François Braun… Et puis, bien sûr, deux figures de la macronie : Richard Ferrand et Christophe Castaner. Un hommage très appuyé a été rendu à ses “compagnons de route” selon les mots du Président : “Le choix des électeurs nous a privés de votre présence à l’assemblée”.

Emmanuel Macron a prononcé un discours de remerciement et de combat

D’innombrables “merci”: “Je sais ce que je vous dois”, avec une forme d’engagement, de “devoir”, même at-il dit : aider ces candidats déchus, souvent issus de la société civile, à “retourner dans la vie extra-politique”. Et puis, il a eu un discours particulièrement mobilisateur : “Il y aura encore des matins de combat et des soirs de conquêtes, et vous en serez”, nous rapporte un participant. Jusqu’à dire “tenez-vous prêts!”, nous raconte un autre.

Le spectre de la dissolution de l’Assemblée nationale n’est pas clairement agité mais selon un très proche de l’exécutif, cela veut dire que ces candidats pourraient être amenés à repartir à tout moment en élection, voire, que cette assemblée ne durera pas.

Hélène Terzian (édité par JA)

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Dati, Schiappa, Beaune… Débats enflammés à venir aux universités d’été de La France insoumise

De nombreux membres de la majorité présidentielle ou du parti Les Républicains seront les invités de la France Insoumise pour débattre lors des universités d’été des Insoumis. Une fierté pour LFI alors que les autres mouvements de la Nupes s’agaçent.

Les membres du gouvernement vont se bousculer ce vendredi et samedi aux universités d’été des Insoumis. Marlène Schiappa, Clément Beaune et Olivia Grégoire sont invités sur scène et ne se sont pas fait prier pour venir. Les invitations ont été envoyées par les débatteurs eux-mêmes au début de l’été, comme Manon Aubry qui échangera avec Clément Beaune, le ministre des Transports. Elle explique lui avoir envoyé un message “et il a tout de suite accepté”. Ils parleront Europe, l’ancien portefeuille du ministre.

“C’est un débat qu’on a déjà eu mille fois entre nous, on va le mettre en scène.” ajoute-t-elle, prédisant une grosse exposition médiatique en perspective.

Des Insoumis fiers de leur coup

Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, a aussi été invité mais n’a pas donné suite. Pas de quoi refroidir les Insoumis, fiers de leur coup, et qui pointe une contradiction de la part du gouvernement:

“A l’Assemblée nationale, on nous dit qu’on n’est pas des républicains, qu’on n’est pas fréquentables, mais bizarrement le gouvernement ne se fait pas désirer pour venir chez nous”, confie un stratège à RMC.

Autre invitée qui n’a pas longtemps hésité à venir, Rachida Dati. L’ancien ministre de l’Intérieur de Nicols Sarkozy fera face au député Ugo Bernalicis. Il a juste fallu s’arranger pour trouver un créneau dans son agenda. D’ailleurs, elle s’entend bien avec certaines personnalités de gauche : elle a notamment rencontré et même encouragé Sandrine Rousseau l’an dernier.

Les autres partis de la NUPES agacés

Des macronistes et la droite dans un rassemblement de gauche radicale, l’ambiance promet d’être survoltée :

“Pour débattre il faut des opinions opposées” reconnaissait Jean-Luc Mélenchon.

Une cadre insoumise voit dans ces invitations que du positif : “débattre avec les autres, ça nous évite de mettre en avant nos désaccords internes”, admet-elle.

En revanche du côté des autres partis de gauche on s’agace car “toute la lumière ne sera que sur les insoumis ce week end” souffle un stratège de la Nupes. Un élu communiste reproche, de son côté, que l’idée de débattre avec des opposants a été volée au PCF, pour qui c’est une tradition. Car ce week-end, même s’il y a alliance, il y aura bien quatre universités d’été du côté de la Nupes. Ce sera chacun chez soi que écologistes, communistes, socialistes et insoumis vont faire leur rentrée, au grand barrage des Insoumis.

Pas d’alliance aux Européennes ?

Une alliance qui a vécu une nouvelle mini-crise, au milieu de l’été. Les Insoumis ont évoqué une liste commune de la gauche pour les européennes. “C’est une répétition avant la présidentielle. Si on y va chacun de notre côté, ça risque de nous forcer à amplifier les différences” confiait début août, à RMC, Manuel Bompard, l’une des têtes pensantes du mouvement.

Mais Europe Ecologie Les Verts ont refusé catégoriquement cette hypothèse, ne voyant pas d’intérêts à l’alliance. “Il aurait dû attendre avant d’en parler” râle un cadre mélenchoniste, qui lui reproche d’avoir savonné la planche. “Je lui en veut. Il a braqué tout le monde, alors qu’on aurait pu pouvoir en coulisses”, explique-t-elle. Les élections européennes n’auront lieu que dans deux ans, en 2024.

Cyprien Pézéril et le service politique de RMC (avec MM)

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Le coût des missions confiées par l’État aux cabinets de conseils plafonné à partir de 2023

Le ministre de la Transformation publique Stanislas Guérini a annoncé le plafonnement du coût des cabinets des missions désignés par l’État aux cabinets de conseils à partir de 2023 et promet des mesures de “transparence”.

C’est une conséquence directe de l’affaire McKinsey. Quatre mois après les révélations sur les dépenses de l’État pour obtenir les services de cabinets de conseilsle ministre de la Transformation et de la Fonction publique Stanislas Guérini a annoncé à l’AFP la mise en place d’un “nouveau cadre largement défini dans ses principes et dans ses montants” pour les prestations attribuées au secteur privé par les différents ministères.

En opposition au “flou actuel”, le ministre annonce le plafonnement de chaque mission confiée aux cabinets de conseils à deux millions d’euros. Si une prestation doit excéder ce plafond, le gouvernement devra organiser un appel d’offres distinct. L’objectif affiché par le ministre est, qu’avec une mesure si contraignante, les ministères renoncent d’eux-mêmes aux missions trop onéreuses.

Limitation du nombre de prestations par un même cabinet

Autre mesure prise par le ministre de la Transformation publique, un ministère ne pourra permettre au même prestataire privé que pour deux contrats consécutifs et dans la limite de deux millions d’euros pour les deux contrats. Dans ce plan d’encadrement des dépenses en conseil, le gouvernement souhaite limiter ses dépenses à 150 millions d’euros sur la période allant de 2023 à 2027, “avec un plafond maximum de 200 millions d’euros en cas de besoin”.

Ces mesures ne prennent pas en compte les dépenses de l’État en conseil informatique, qui représentent la majeure partie de la facture acquittée par l’État aux différents cabinets de conseils.

Opération transparence

Le ministère annonce aussi un plan de “transparence” avec la publication de l’intitulé de la mission, de la facture, du prestataire et du commanditaire de chaque mission. Pour déroger à cette règle, les différents ministères ne peuvent que de manière “argumentée” sur des sujets comme la défense.

Les consultants sont également visés par ces mesures : le gouvernement souhaite supprimer leurs obligations de déontologie, que les données disponibles au cours de leur mission soient supprimées et que leur travail soit automatiquement évalué. En cas de mauvaise évaluation, des sanctions financières voire une exclusion du prestataire sont reçues.

Les suites du rapport sénatorial

Dans le rapport sénatorial dévoilé mi-mars, le recours aux cabinets de conseil par l’État avait été qualifié de “tentaculaire” et s’est révélé à 893,9 millions d’euros sur la seule année 2021. Pour la plupart des prestations reçues, les prestations se chiffraient en dizaines ou centaines de milliers d’euros.

Stanislas Guérini dit avoir de nombreuses “convergences” avec ce rapport et déclare n’avoir “aucune divergence philosophique” avec le texte des sénateurs. Le ministre s’engage à ajouter leur proposition de loi au programme législatif de l’Assemblée nationale dans “les mois à venir”.

“Il y a une action de court terme qu’on mène ici” avec ces nouvelles règles “et puis ensuite un travail législatif dans le temps long”, a déclaré le ministre à l’AFP.

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