“On préfère tendre la main que tordre le bras”, assure Attal

Le gouvernement hésite toujours sur la marche à suivre concernant l’adoption de sa réforme des retraites. Le ministre de l’Action et des Comptes publics Gabriel Attal estime que rien n’est tranché et veut privilégier le dialogue. Mais de nombreux opposants seraient réfractaires à la discussion, estime-t-il.

Pour faire passer sa réforme des retraites, le gouvernement hésite toujours sur la méthode à suivre. Faut-il se conformer à un vote du parlement alors que l’exécutif n’a qu’une majorité relative à l’Assemblée nationale ? Ou faut-il passer en force avec le 49-3 ? Le président de la République Emmanuel Macron n’a pas encore tranché et pourrait même envisager une troisième voiefaire passer la réforme dans un budget rectificatif de la sécu, ce qui pourrait de garder l’option du 49-3.

“On préfère tendre la main que tordre le bras”, tempère ce mercredi sur le plateau des “Grandes Gueules” le ministre de l’Action et des Comptes publics Gabriel Attalqui croit encore à un passage par le Parlement : “Pendant la campagne, plusieurs candidats avaient qu’il fallait réformer ce système des retraites et si l’on a ajouté les députés des partis de ces candidats, il ya une majorité”, explique le ministre.

“Les LR en l’occurrence défendent une réforme des retraites. S’ils sont cohérents avec leurs engagements et leurs prises de positions, théoriquement ils devraient l’électeur”, estime Gabriel Attal.

“On sait aussi qu’il y a des engagements politiciens avec des députés pour certaines réformes et dès que le gouvernement la présente au Parlement, ils votent contre”, rappelle cependant l’ancien porte-parole du gouvernement.

Un lancement en janvier seulement en cas de “dialogue utile”

Quant au calendrier, Gabriel Attal ne se prononce pas non plus, alors que l’exécutif veut une entrée en vigueur de la réforme des retraites à l’été 2023. “Il y a plusieurs possibilités, la présenter au Parlement dans les prochaines semaines ou en début d’année prochaine” , explique le ministre qui veut des débats constructifs :

“Il y a un intérêt à la lancer en janvier si cela permet du dialogue utile pour la réforme. Or, je constate que beaucoup d’interlocuteurs syndicaux et politiques contestent le fait de travailler plus longtemps. A partir de là, les marges de discussions sont réduites”, déplore-t-il.

Et il l’assure, le calendrier de la réforme des retraites est le seul point de division au sein de la majorité. Et ce point pourrait être tranché ce mercredi à l’occasion d’un dîner à l’Elyséeavec autour d’Emanuel Macron tous les poids lourds de la majorité : Elisabeth Borneles ministres concernés et les alliés François BayrouÉdouard Philippe.

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“Je pèse mes mots tout le temps” assure Mélenchon, avec une tape sur la joue

En tapotant la joue du journaliste de Quotidien lui posant la question, Jean-Luc Mélenchon a assumé ce jeudi ses tweets sur l’affaire Adrien Quatennens.

“Je pèse mes mots tout le temps”, a confirmé ce jeudi le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur ses tweets controversés dimanche soutenant à Adrien Quatennens qui venait d’avouer des violences conjugales, dans une très courte vidéo diffusée par l’émission Quotidien.

Une tape sur la joue du journaliste

“Est-ce que vous regrettez les tweets que vous avez publiés ?”, interroge le journaliste, devant l’Assemblée nationale, tandis que le responsable politique passe devant lui pour se rendre aux journées parlementaires de son parti.

Jean-Luc Mélenchon rit puis fait brusquement demi-tour : “Monsieur, je pèse mes mots tout le temps, c’est vous qui regrettez ce que vous êtes en train de me dire”, dit-il en tapotant la joue du journaliste, qui opère un mouvement de recul.

Des tweets mal vécus en interne

Dimanche, alors que la figure montante de LFI, Adrien Quatennens, venait de publier une lettre dans laquelle il reconnaissait notamment avoir donné une gifle à sa femme, Jean-Luc Mélenchon a d’abord dénoncé dans un tweet “la malveillance policière, le voyeurisme médiatique, les réseaux sociaux”. Il a remplacé en revanche la “dignité” et le “courage” d’Adrien Quatennens, lui redisant sa “confiance” et son “affection”.

Quelques heures plus tard, l’ancien candidat à la présidentielle a essayé de corriger le tir : “Un gifle est inacceptable dans tous les cas. Adrien l’assume. C’est bien”.

Mais ces deux tweets ont laissé une trace amère, même en interne. “Ce ne sont pas mes mots”, ont dit notamment Clémentine Autain et Manon Aubry, tandis que la députée Pascale Martin a révélé dans un communiqué qu’une telle réaction de Jean-Luc Mélenchon pourrait “avoir des conséquences graves” en décourageant les femmes de signaler des faits de violences.

La Première ministre Élisabeth Borne avait évoqué mardi un tweet “évidemment extrêmement choquant”, reprochant au dirigeant Insoumis de “banaliser les violences intra-familiales”.

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“Charles III et Emmanuel Macron se connaissent très bien” assure Catherine Colonna

Catherine Colonna, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et ancienne ambassadrice de France à Londres, était l’invitée d'”Apolline Matin” ce vendredi sur RMC et RMC Story, au lendemain du décès de la reine Elizabeth II. Elle a souligné le “sens du devoir” de la souveraine, assorti à “une humanité et un amour des autres”. Et assure que le nouveau roi Charles III et Emmanuel Macron ont déjà une bonne relation.

Au lendemain du décès de la reine Elizabeth II, survenu ce jeudi, les hommages affluents. Invitée d'”Apolline Matin” ce vendredi sur RMC et RMC Story, Catherine Colonna, actuelle ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères et ancienne ambassadrice de France à Londres, a affirmé avoir une profonde admiration pour la souveraine. Elle a eu l’occasion de la rencontrer à plusieurs reprises, lorsqu’elle était ambassadrice.

“Sur une admiration pour cette très grande dame”

“Il y a un protocole majestueux et il le faut. On est introduit auprès de la reine qui vous reçoit avec beaucoup d’humanité, de vivacité et d’intelligence dans le regard. Quand on regarde sa vie, son sens du devoir, l’ amour qu’elle a porté à son pays, sur une admiration pour cette très grande dame.”

Selon la ministre, Elizabeth II a incarné la nation avec “grâce, autorité, sérieux, constance, sourire et humour”.

Que va-t-il arriver maintenant ? “Elle a traversé toutes les épreuves du siècle : la Seconde guerre mondiale, la guerre froide, la construction de l’Union européenne, elle a réussi le tunnel sous la Manche… C’est un pan de l’Histoire qui disparaît mais il y a une continuité”, affirme-t-elle.

De bonnes relations entre Charles III et Emmanuel Macron

Cette continuité est incarnée par le roi Charles III, fils fils, qui à 73 ans est devenu monarque à la minute même où la reine est décédée. D’après Catherine Colonna, il connaît très bien le président français, Emmanuel Macron.

“Le roi Charles III et Emmanuel Macron se connaissent très bien. Ce dernier est venu à Londres le 18 juin 2020, pour les cérémonies du 80e anniversaire de l’appel du Général de Gaulle. Le prince Charles l’avait reçu et ils avaient compromis ensemble cette cérémonie. Ils se sont revus ensuite, par exemple, fin 2021 à Glasgow pour la COP26. Ils ont exécuté ensemble une séance de travail sur les questions environnementales”. Elle ajoute que les deux hommes “échangent régulièrement”.

Après le Brexit, l’arrivée d’une nouvelle première ministre et le décès d’Elizabeth II, les relations vont-elles changer ? Non, d’après la ministre. “Nous sommes deux nations amiesdeux puissances dans le monde qui ont beaucoup en commun”, précise-t-elle. Elle admet que les deux ont des avis divergents sur certains sujets, mais que “ce sont des pays qui coopèrent et qui sont des piliers solides dans le monde “. Elle conclue : “Au-delà de divergences, il y a une vraie alliance”.

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