Julien Bayou “mis sous surveillance” par des militantes et des ex depuis trois ans

D’après le journal Libération dévoile, ce samedi, une enquête révélant la pression mise par un “collectif féministe informel” sur Julien Bayou. Celui-ci, constitué de militants et d’ex-compagnes de l’ancien patron d’Europe Ecologie les Verts, a enquêté et “mis sous surveillance” le député écologiste.

rois et enquête informelle. Selon les informations du revue Libération, Julien Bayou aurait été visé par une “cabale interne au parti”, une “mise sous surveillance”. Un collectif féministe informel lui reprochait son comportement avec les femmes. Ses membres auraient enquêté sur lui pendant trois ans.

“On enquête pour savoir si c’est un mec bien”

Des enquêtes et des accusations de violences psychologiques qui ont d’ailleurs conduit à sa démission cette semaine du poste de secrétaire national du parti écologiste. Lors d’une soirée entre militants en 2019, un proche de Julien Bayou est évoquée par une militante : “on enquête pour savoir si c’est un mec bien”. Elle veut s’assurer qu’il n’est pas “un prédateur”.

A la même époque, selon Libération, plusieurs ex-compagnes de Julien Bayou se sont approchées par cette même militante, de manière informelle, afin de favoriser des informations sur son comportement. L’écologiste l’apprend, il se sait désormais sous surveillance.

Le mettre “hors d’état de nuisible”

En novembre 2021, la rupture avec Aline, sa compagnie depuis trois ans, marque un tournant. Les choses s’enveniment : une conversation Whatsapp se crée entre ex-déçues de Julien Bayou, avec pour objectif de le mettre “hors d’état de nuisible”.

En juin dernier, Aline accuse l’écologiste dans un mail aux cadres du parti, d’être “lâche et manipulatrice” elle fait partie de sa volonté de mettre fin à ses jours. La cellule contre les violences sexuelles du parti s’autosaisit. Sauf qu’au sein de cette cellule siège l’une des femmes qui enquête depuis trois ans sur la vie de Julien Bayou :

Il est “immature, mais c’est tellement banal. On ne va pas lui faire un procès pour ça”, juge une ex-compagne.

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Pour ses 50 ans, le RN veut organiser un colloque… sans Jean-Marie Le Pen

INFOS RMC. A l’approche de ses 50 ans, le Rassemblement national veut organiser un colloque pour célébrer le parti. Mais une personne va manquer à l’appel. C’est Jean-Marie Le Pen, fils fondateur, exclu du parti en 2015.

Le Rassemblement National planche sur un événement pour les 50 ans du parti. Ce sera le 5 octobre, dans un mois. “Il n’y aura pas de célébration”, disait dimanche sur BFMTV Jordan Bardellale président par intérim du parti.

Pas de célébration, pas de soirée de gala comme sait pourtant si bien en organisateur le parti à la flamme, mais plutôt un colloque. Le RN veut organiser une sorte de séminaire, sans doute à l’Assemblée nationale. Le principe de ce rendez-vous a été acté ce lundi.

Objectif : retracer ce que le parti considéré comme des victoires idéologiques depuis 50 ans dans le domaine de l’immigration ou encore du pouvoir d’achat. “Une rétrospective sur les idées que nous avons réussi à imposer en cinq décennies de lutte politique”, explique à RMC un membre de l’instance dirigeante du parti, le bureau exécutif.

Jean-Marie Le Pen pas convié

Un homme manquera pourtant : Jean-Marie Le Pen, qui ne sera pas convié. C’est pourtant lui qui a créé le Front National en 1972 mais le père de Marine Le Pen n’est plus le bienvenu depuis qu’il a été exclu du parti en 2015 après ses propos polémiques sur les chambres à gaz, notamment. La question qu’il va falloir trancher maintenant, c’est quelle place accorder à l’héritage du leader historique du FN dans ce colloque. “C’est tout ce que je craignais, s’agace un élu du RN. On va finir par lui rendre hommage”.

Un cadre historique du parti prévient : “On ne va pas faire comme Staline qui avait pris l’habitude de faire disparaître Trotsky des photos de famille. C’est hors de question. Jean-Marie Le Pen fait partie de notre histoire, c’ est comme ça”.

Une contre-soirée organisée

Jean-Marie Le Pen, pas convié donc, mais qui sait qu’il organisera de son côté sa propre soirée d’anniversaire. Ce sera chez lui à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) dans sa résidence de Montretout. “Si je ne suis pas invité aux 50 ans du Front National, les 50 ans viendront à moi”, voilà ce que confie l’homme de 94 ans un brin provocateur en privé.

Jean-Marie Le Pen, qui fait dire qu’il n’est pas du tout vexé, ouvre les portes de la résidence familiale de Montretout pour célébrer l’événement à sa façon. “Au moins à cet anniversaire-là, il n’y aura pas d’hypocrites mais que des amis”, explique un proche de l’ancien leader politique.

On ne sait pas encore qui sera invité. Ni quelle forme prendre cet événement privé. Barbecue ou repas gastronomique? Mais on a trouvé au moins un cadre du parti actuel prêt à faire le déplacement : “Si Jean-Marie m’invite et il le fera, personne ne m’empêchera d’y aller”. Un nouvel épisode dans la saga Le Pen est en préparation.

Pierrick Bonno et Hélène Terzian

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Darmanin annonce 3.000 “étrangers délinquants” expulsés en deux ans et s’en prend au maire de Lyon

En visite à Lyon ce samedi, le ministre de l’intérieur a annoncé des renforts de CRS dans la capitale des Gaules, dévoilé les chiffres d’expulsions d'”étrangers délinquants” et s’en est pris au bilan du maire sécuritaire de Lyon .

Gérald Darmanin entre plusieurs feux. En déplacement dans la ville de Lyon ce samedi, une semaine après les incidents dans le quartier de la Guillotieretrois policiers ont été blessés par une cinquantaine de personnes alors qu’ils interpellaient une personne pour volle ministre de l’Intérieur a multiplié les annonces en matière de sécurité et les critiques au maire de Lyon.

Gérald Darmanin a d’abord échangé avec des riverains du quartier de la Guillotière. Il dit avoir rencontré “des habitants et des commerçants à bout avec des difficultés qu’ils connaissent”. Il a aussi rencontré les trois policiers agressés dans ce quartier le 20 juillet au soir, alors qu’ils tentaient d’interpeller une personne suspectée de vol, au milieu d’une foule qui les a violemment pris à partie.

“J’ai échangé avec les policiers de la Brigade spécialisée de la Guillotière qui se sont fait violemment agresser. Je leur ai exprimé ma confiance et mon soutien, et leur ai désigné la médaille de la sécurité intérieure”, at-il tweeté.

Gérald Darmanin n’a toutefois pas été sur place dans le quartier de la Guillotière, où vendredi soir, un policier de la Bac a été percuté et traîné par un homme en scooter refusant d’obtempérer.

“Les absents ont toujours tort”

Lors de sa visite, le ministre a aussi multiplié les critiques sur la politique du maire écologiste de Lyon Grégory Doucet, notamment en matière de sécurité.

“Les absents ont toujours tort. C’est difficile pour les policiers de ne pas être soutenus par le maire. Je pense que le maire a fait une grave erreur, mais il peut me contacter. Je vais revenir à Lyon début septembre et je l ‘invite à être là”, at-il déclaré.

Il invite le maire à installer des caméras de vidéos-surveillances “qui permettent la résolution d’enquête et permettent de mieux guider les patrouilles”. “Je propose au maire de mettre davantage de caméras et qu’on puisse avoir la main sur ces vidéos-protections”.

Doucet et Darmanin par tweets et médias interposés

Grégory Doucet, qui s’est déplacé à la Guillotière vendredi, a fait savoir qu’il n’assisterait pas au déplacement ministériel : “ce n’est pas de ministre dont nous avons besoin mais de plus d’effectif”, at-il twitté vendredi en demandant 300 policiers nationaux nets en plus.

Gérald Darmanin, qui propose de rencontrer le maire en septembre, a martelé qu’il “ya eu plus de 100 policiers” supplémentaires à Lyon “depuis qu'(il est) ministre”, une “nouvelle CRS à demeure” ainsi que “200 policiers de la PAF” (police aux frontières) qui arriveront en janvier 2023.

Réagissant dans un tweet à ces “nouvelles promesses”, Grégory Doucet a souligné qu’il était “impératif que, cette fois, ses engagements (du ministre) soient suivis d’effet, notamment sur les effectifs”.

3.000 “étrangers délinquants” expulsés en deux ans

Autre annonce du ministre de l’Intérieur, quelque 3.000 “étrangers délinquants” ont été expulsés en deux ans du territoire national, at-il déclaré ouvert lors de sa visite dans la capitale des Gaules pour inaugurer un centre de rétention administrative (CRA) depuis Janvier.

« À la demande du Président de la République, depuis deux ans, sur un expulsé de 3.000 étrangers délinquants », at-il dit lors d’un point de presse à la préfecture du Rhône, sans préciser les nationalités ni les faits reprochés.

“C’est une augmentation sans précédent (…) et on doit continuer à le faire”, a ajouté le locataire de la place Beauvau, qui a annoncé l’ouverture d’un second centre pour début 2023, ce qui portera le nombre de places disponibles dans l’agglomération à 280.

Le ministre a également évoqué son souhait de procéder à la rentrée à des “changements législatifs” à propos des procédures d’expulsion. “À partir de janvier, quand un policier va interpeller un étranger en situation irrégulière, il pourra le mettre au CRA pendant trois mois pour trouver le moyen de l’expulser dans son pays”, at-il indiqué.

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