“Sandrine Rousseau a tout faux”, tacle la présidente du syndicat des bouchers



Pour Valérie Langlais, la présidente du syndicat des bouches de Paris, il faut manger moins de viande, mais mieux. Et la culture de la viande en France n’est en aucun cas liée, selon elle, au réchauffement climatique et à la pollution comme l’affirment plusieurs élus écologistes.

Une fois n’est pas coutume, la France se divise. Cette fois, il est question du rapport entre barbecue virilité et réchauffement climatique. Mercredi sur RMC, Marine Tondelier, conseillère régionale EELV des Hauts-de-France, a assuré que certains “comportements virilistes” avaient un impact sur la planète, évoquant la pollution générée par l’élevage d’animaux pour la consommation humaine.

C’est la députée écologiste Sandrine Rousseau qui avait ouvert le débat quelques jours plus tôt en évoquant le lien entre barbecue et virilité, appelant à changer de mentalité pour que “manger une entrecôte cuite sur un barbecue ne soit plus un symbole de virilité”. Dans la foulée, l’élue a mis en lumière le rapport entre la consommation de viande et le réchauffement climatique: “Plutôt bifteck ou planète?”, a-t-elle interrogé dans un sondage sur Twitter.

“La viande, ce n’est pas le réchauffement climatique et la pollution”

Mais les mangeurs de viande se rebiffent. “Sandrine Rousseau a tout faux, c’est sa vision et sa version des choses”, répond ce jeudi sur le plateau des “Grandes Gueules” Véronique Langlais, présidente du syndicat des bouchers de Paris. “La viande, telle qu’elle est pratiquée en France, ce n’est en aucun cas le réchauffement climatique et la pollution. On a des agriculteurs dans le bovin notamment qui sont archi-vertueux, qui entretiennent le paysage”, défend la bouchère.

“On n’est pas obligé de manger de la viande tous les jours, au contraire. Je dis qu’il faut en manger mieux. Ce qui est essentiel, c’est de consommer correctement avec un certain équilibre alimentaire. Je suis contre l’élevage intensif. Quand on écoute la vision de Sandrine Rousseau, on a l’impression qu’on va encourager tout ce qui est mauvais”, explique-t-elle.

Mais rien ne semble mettre les deux parties d’accord. Et le débat fait rage. “Les menaces, ce sont les autres. On n’a pas le droit d’insulter les gens. Dès que je fais un tweet sur la viande, je suis insultée, harcelée et menacée”, déplore Véronique Langlais.

L’élue écologiste Marine Tondelier, elle aussi, est visée. Cette fois par les mangeurs de viande: “Depuis 24h sans interruption sur Twitter, je reçois des photos de gros steaks et de saucisses envoyées par des hommes qui m’expliquent que c’est bon la viande et qu’ils ont déjà vu une femme allumer un barbecue”, assurait-elle mercredi sur RMC.



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