saisie record de 15 tonnes de protoxyde d’azote dans les Hauts-de-Seine



C’est un simple contrôle qui a débouché sur une saisie record. Les policiers des Hauts-de-Seine ont mis la main sur 15 tonnes de protoxyde d’azote, le gaz hilarant prisé des jeunes fêtards.

Une saisie exceptionnelle. La police des Hauts-de-Seine a saisi près de 15 tonnes de protoxyde d’azote, cette drogue prisée de nombreux jeunes, aussi appelée gaz hilarant.

Tout commence à Châtillon, dans les Hauts-de-Seine, quand un homme conduisant un scooter refuse d’obtempérer. La police le rattrape : dans le coffre de son véhicule, les agents découvrent 6 bouteilles de protoxyde d’azote.

Le conducteur passe aux aveux : il est livreur de gaz hilarant. Ses clients l’achètent via le réseau social Whatsapp. La police se rend ensuite à Collégien, en Seine-et-Marne, dans le local où l’homme se ravitaille. Dans un box, les agents découvrent plus de 800 bonbonnes, plus de 2 tonnes de protoxyde d’azote. Une saisie déjà conséquente… mais l’histoire ne s’arrête pas là.

Un réseau international?

Quelques jours plus tard, les policiers remarquent un camion. Un chauffeur néerlandais vient livrer 14 palettes de bonbonnes, soit 12 tonnes de gaz, menant à la saisie la plus importante de l’histoire. L’enquête a été confiée à la police judiciaire des Hauts-de-Seine: l’objectif est maintenant d’identifier les organisateurs de ce trafic d’envergure internationale.

Quinze tonnes, c’est la quantité qui avait été saisie sur tout le territoire français entre juin 2021 et mars 2022. “Le trafic de gaz hilarant a pris son essor en région parisienne courant 2019 et ne cesse de prospérer depuis, favorisé par les peines largement inférieures à celles punissant le trafic de stupéfiants”, explique le parquet de Nanterre.

Le protoxyde d’azote, notamment utilisé dans les siphons à chantilly, a vu son usage détourner pour l’inhaler à des fins euphorisantes par des fêtards parfois très jeune. Le 8 août, une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du décès d’un jeune homme à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), qui aurait inhalé du protoxyde d’azote.

Lucile Pascanet (avec G.D.)

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