résultats plutôt minces à l’issue de la première journée de visite

Le président de la République Emmanuel Macron est arrivé jeudi soir sur le sol algérien pour une visite diplomatique très attendue.

Trois jours pour apaiser les relations entre la France et l’Algérie. C’est l’objectif de la visite d’Emmanuel Macron, sa deuxième officielle dans le pays après celle de décembre 2017. Le Président français est arrivé jeudi soir à Alger et a multiplié les gestes d’apaisement à l’égard des autorités. Une façon d’essayer d’effacer les brouilles diplomatiques, historiques et la question sensible des visas. Une visite qui coïncide avec le 60e anniversaire de la fin de la guerre et la proclamation de l’indépendance de l’Algérie en 1962.

Maigres résultats pour l’instant

Dans le contexte actuel, marqué par la guerre en Ukraine, la baisse des exportations de gaz russe et le départ de la France au Mali, l’Algérie est un allié incontournable pour la France. Et pourtant après une première journée de présence sur le sol algérien, les résultats sont plutôt hachés pour le président français.

Une visite qui se voulait tournée vers l’avenir, avait indiqué les conseillers du président, et pourtant cette première journée a plutôt replongé la France et l’Algérie vers leur passé commun et douloureux. A l’issue de deux heures et quart d’entretien entre Emmanuel Macron et son homologue Abdelmadjid Tebbounele président français a annoncé la création d’une commission mixte d’historiens algériens et français pour étudier les archives sur la colonisation et la guerre d’Algérie.

La France en position d’attente ?

Maigre résultat à ce stade du déplacement, au moment où pourtant la France a un besoin criant de diversifier ses approvisionnements en gaz. Les déclarations, il ya un an, d’Emmanuel Macron accusant le système politico-militaire algérien d’entretenir une rente mémorielle et la réduction des visas accordés semble encore peser fortement dans la relation entre Paris et Alger. Comme si la France devait maintenant patienter pour conclure des accords. En juillet, le Premier ministre italien lui avait signé un contrat portant sur 4 milliards de m3 de gaz supplémentaires.

Dans une déclaration commune aux médias, le leader algérien Tebboune a tout de même souligné la détermination de Paris et d’Alger d'”aller de l’avant” et d'”intensifier les efforts afin de renforcer les relations entre les deux pays” .

A Alger, Jérémy Trottin (édité par JA)

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