Qu’est-ce que le “quiet quitting”, tendance dans les entreprises depuis la crise sanitaire?



Le “quiet quitting”, qui se traduit par “démission silencieuse”, est une pratique qui consiste à faire le strict minimum du travail demandé. Depuis la crise sanitaire, ce phénomène s’est largement amplifié, en France mais aussi en Chine, aux États-Unis ou encore en Australie.

Travailler assez pour ne pas se faire virer, mais ne pas aller au-delà de ce pourquoi on est payé. Cette pratique très en vogue, s’appelle le “quiet quitting”, littéralement “démission silencieuse”.

“Le travail c’est la santé, rien faire c’est la conserver, les prisonniers du boulot, ne font pas de vieux os “, chantait Henri Salvador en 1965. L’idée est d’en faire moins pour aller mieux.

D’après une étude Malakoff Humanis, dévoilée par Le Parisien, plus d’un salarié sur deux se dit épuisé au travail cette année et paradoxalement, les moins de 30 ans sont les plus affectés par cette fatigue. Le fait de lever le pied sans pour autant démissionner est surtout une façon de se préserver.

Plus 20% de démissions en deux ans

La crise sanitaire a provoqué une réflexion chez beaucoup de personnes et notamment avec les confinements successifs. Quel sens donner à sa vie? Quelle place prend le travail? Faut-il s’enfermer dans un bureau? Autant de questions qui se sont posées pendant cette période.

D’après le ministère du Travail, en deux ans, le nombre de démissions en France a augmenté de 20%. Sauf que, certains ne sont pas en mesure de partir, principalement pour des raisons financières. D’après l’agence Yougov, 48% des employés viennent travailler uniquement pour l’argent. C’est donc là que s’opère ce fameux quiet quitting.

Un hashtag censuré en Chine

Ce phénomène n’est pas seulement français. Il serait même né en Chine, pays où le travail structure toute la société. Il y était appelé “Tangping”, ce qui peut signifier “rester allongé”. Problème: ce hashtag sur les réseaux sociaux a été sévèrement critiqué par les autorités et il est désormais censuré.

Sur Tiktok, réseau social très à la mode, ce hashtag continue de se diffuser à travers le monde. En Australie, aux États-Unis ou encore au Royaume-Uni… L’idée reste la même: instaurer des frontières plus saines entre vie professionnelle et vie privée.

Loïc Rivières (édité par Astrid Bergere)

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