quel bilan pour l’opération française au Mali?



Neuf ans après le début de l’opération, les dernières forces françaises de l’opération Barkhane ont quitté le pays. Au cours de l’opération 59 soldats ont perdu la vie.

Les derniers soldats français de l’opération Barkhane encore présents sur le sol malien ont quitté le pays. “Les conditions opérationnelles ne sont plus réunies pour rester engagés au Mali”, avait expliqué le président de la République, les relations entre Bamako et Paris n’étant plus au beau fixe depuis l’arrivée de la junte au pouvoir dans ce pays africain.

Voilà neuf ans que les forces françaises étaient présentes au Mali. Neuf ans au cours desquels 59 soldats français ont perdu la vie. L’objectif était de lutter contre la progression des groupes djihadistes dans la région. Une mission partiellement réussie pour le spécialiste des questions militaires Michel Goya.

“Globalement l’opération Barkhane a rempli sa mission. On a éliminé des chefs djihadistes, on a éliminé le chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique. Donc on a infligé de fortes pertes mais on ne s’est pas attaqué à ce qui faisait que ces gens là existaient. Au contraire, ils commencent à se réimplanter sur le terrain”, explique-t-il.

Un retour en force des djihadistes?

Des groupes qui se réimplantent, progressent à nouveau sur le territoire, et laissent présager des pires scénarios dans la région.

“En réalité c’est très inquiétant. Le risque c’est qu’on se retrouve dans une situation proche de 2013 ou 2014. C’est-à-dire avec des groupes djihadistes qui occupent une grande partie du pays avec des conséquences au niveau de la région. Ces djihadistes commencent à s’infiltrer dans les pays du Golfe de Guinée. Donc on a beaucoup de mal à prévoir l’avenir mais il semble plutôt sombre de ce côté là”, appuie-t-il.

Ce retrait ne signe pas pour autant la fin de l’opération Barkhane, les militaires français restent engagés dans la région notamment au Niger, mais leur nombre sur place sera divisé par deux d’ici à la fin de l’année, à 2.500 soldats.

Romain Houg avec Guillaume Descours

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