Pourquoi le PDG d’EDF s’est attiré les foudres d’Emmanuel Macron



Dans “Apolline Matin” ce mardi sur RMC et RMC Story, Nicolas Poincaré est revenu sur les raisons des critiques d’Emmanuel Macron à l’encontre du PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy.

Jean-Bernard Lévy, le PDG d’EDF, s’est fait sévèrement critiquer par Emmanuel Macron ce lundi. Pour comprendre, il faut d’abord savoir que Jean-Bernard Lévy est né le 18 mars 1955. Ce qui veut dire qu’il aura 68 ans, le 18 mars prochain, et c’est la limite d’âge pour diriger une grande entreprise publique.

Jean-Bernard Lévy, en poste depuis 2014, savait donc qu’il vivait ses derniers mois à la tête de ce géant de l’électricité avec ses 165.000 salariés. En juillet dernier, en accord avec l’Etat, il a décidé d’accélérer le processus de sa succession. Un nouveau PDG devrait donc être nommé, sans doute avant la fin du mois.

Sauf que depuis, la cave se rebiffe. Jean-Bernard Lévy, qui n’a plus rien à perdre, parle et agit librement. Le 9 août, il a porté plainte contre l’État, son principal actionnaire. C’est du jamais vu ! Il réclame 8 milliards d’euros pour compenser l’obligation qu’a eu EDF de distribuer de l’électricité à bas coût à ses concurrents.

Et puis la semaine dernière, il a expliqué publiquement pourquoi autant de centrales nucléaires sont actuellement à l’arrêt. C’est simple, a-t-il dit, c’est la faute de la stratégie du gouvernement. On nous a dit: préparez-vous à fermer les centrales. Donc on n’a plus embauché de gens capables de construire les centrales, mais on a embauché des gens capables de les fermer. Ce sont ces propos qu’Emmanuel Macron n’a pas aimé et qu’il a qualifiés de faux et irresponsables…

Un grand défenseur du nucléaire

Jean-Bernard Lévy restera comme un grand défenseur du nucléaire. Pourtant, au départ, c’est un ingénieur en télécommunication. Fils d’un médecin et d’une prof, élevé à Neuilly, il croise François Hollande au lycée Pasteur. Puis il intègre polytechnique et commence sa carrière à France Telecom. Après un passage dans les cabinets ministériels auprès de Gérard Longuet, il dirigera Matra, Thales et Vivendi, avant de prendre la présidence d’EDF il y a huit ans. Et il est effectivement devenu le premier défenseur de la filière nucléaire. Même s’il a dû à contrecœur fermer la centrale de Fessenheim.

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