L’ex-ministre Emmanuelle Wargon propulsée à la tête de la Commission de régulation de l’énergie

Emmanuelle Wargon, l’ancienne ministre du Logement, qui avait été battue dès le 1er tour des législatives en juin dernier dans la huitième circonscription du Val-de-Marne, devient présidente de la Commission de la régulation de l’énergie (CRE).

L’ancienne ministre Emmanuelle Wargon a été officiellement nommée à la tête de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) par le président Emmanuel Macron, selon un décret paru mercredi.

“Par décret du Président de la République en date du 16 août 2022, Mme Emmanuelle Wargon est nommée présidente de la Commission de régulation de l’énergie”, indique le bref texte paru au Journal officiel.

Elle avait été proposée en juillet par l’Élysée pour présider la CRE, l’autorité indépendante chargée de garantir le bon fonctionnement des marchés français de l’énergie “au bénéfice du consommateur”, une mission d’autant plus importante avec la crise sur les marchés internationaux. C’est cette commission qui propose les tarifs réglementés du gaz et de l’électricité en France.

Une nomination contestée par certains parlementaires

L’ex-ministre du Logement est nommé “pour un mandat de six ans non renouvelable”, précise la CRE dans un communiqué. Elle remplace Jean-François Carenco, devenu ministre délégué aux Outre-mer.

“Cette nomination m’honore et me conduit à tourner la page de la politique. Conformément à l’engagement pris pendant les auditions parlementaires, j’exercerai mon mandat en toute indépendance, au service des Français”

La nomination d’Emmannuelle Wargon n’est pas du goût de tous les députés et les sénateurs. Les parlementaires s’étaient au début août majoritairement exprimés contre son arrivée à la tête du régulateur de l’énergie, mais n’avaient pas réuni la majorité qualifiée nécessaire pour faire capoter cette nomination requise par l’Élysée.

Emmanuelle Wargon avait recueilli au total 43 voix pour et 48 contre sa nomination au sein des deux chambres. Selon la Constitution, les parlementaires doivent toutefois recueillir “au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés” pour s’opposer à une nomination proposée par le président.

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