les universités appellent à l’aide pour atténuer l’explosion des factures de chauffage



Les universités ne vont pas être épargnées par les hausses des prix de l’énergie. Plusieurs d’entre elles annoncent faire face à des situations financières intenables. Inquiètes, elles appellent l’État à l’aide. À Cergy, plusieurs pistes sont envisagées pour réduire les coûts.

Dans les universités, toutes les options sont sur la table pour faire des économies d’énergie. Selon les premières estimations du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, le surcoût lié à la hausse des prix de l’énergie atteindrait au moins 80 millions d’euros pour les universités.

Face à ces explosions de prix, plusieurs d’entre elles, comme Lille (Nord) ou Limoges (Haute-Vienne), ont annoncé qu’elles faisaient face à des situations financières intenables.

À Cergy (Val-d’Oise), les milliers d’étudiants devront sûrement porter des plus gros pulls avant de venir en cours. “La température est envisagée à 17 degrés à la place de 19. Les étudiants devront s’adapter, on va les inciter fortement à venir bien couverts”, affirme Laurent Gatineau, vice-président de l’université.

Une augmentation de 100%

La direction a fait ses comptes: les factures de gaz et d’électricité seront deux fois plus cher cette année. “On est plus qu’inquiets parce qu’on prévoit globalement une augmentation de +100% de notre charge énergétique”, ajoute-t-il.

Quelles solutions alors? “On serait plus dans une logique de décaler le second semestre, de ne pas faire cours début janvier et de recommencer en février pour réduire la consommation”, souligne le vice-président.

Certains proposent aussi des cours en visioconférence, comme pendant le covid. Si les élèves ne sont pas sur site, ce sont des économies. Une idée inconcevable pour certains professeurs.

Des universités en cessation de paiement?

“Il est hors de question pour nous que les visioconférences viennent remplacer un investissement dans le cadre du chauffage et de la réhabilitation des locaux. C’est quelque chose qui se profile qui est un petit peu inquiétant”, déplore Anne Roger, enseignante-chercheuse et représentante syndicale.

Certaines universités pourraient se retrouver en cessation de paiement, si l’État n’intervient pas.

Nicolas Ropert et Vincent Chevalier (édité par AB)

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