les dégâts sur les bâtiments devraient coûter entre 1,6 et 2,4 milliards d’euros



Les records de sécheresse qui ont touché la France en 2022 auront de lourdes conséquences financières. Les nombreux dégâts sur les bâtiments et les maisons coûteront entre 1,6 et 2,4 milliards d’euros aux assurances. Du fait du réchauffement climatique, la sécheresse est “le péril le plus dynamique”, selon la fédération des assureurs.

De nombreux bâtiments et maisons ont été fragilisés à la suite des épisodes de sécheresse en France en 2022. Ces dégâts devraient coûter entre 1,6 et 2,4 milliards d’euros aux assureurs, soit potentiellement l’année la plus coûteuse pour ce type d’événements, selon les chiffres dévoilés, ce jeudi, par la fédération des assureurs.

Concrètement, en succédant à une période d’humidification, la sécheresse alimente le phénomène de retrait-gonflement des sols argileux (RGA) qui touche une bonne moitié du territoire métropolitain, et se traduit par des mouvements de terrain de nature à déstabiliser les fondations des maisons.

Dans le pays, environ 54% des maisons individuelles sont situées en zone d’exposition moyenne ou forte au RGA. 3,3 millions de maisons, soit environ 16% du total, sont situées en zone de risque fort.

Des coûts qui augmentent largement

Pour autant, cette estimation de coût ne comprend que les dommages situés dans des communes dont l’état de catastrophe naturelle sera reconnu, et qui seront ensuite bel et bien considérés comme consécutives à la sécheresse.

Du fait du réchauffement climatique, la sécheresse est “le péril le plus dynamique”, a signalé Florence Lustman, présidente de France Assureurs, la fédération des assureurs.

Selon une étude de la fédération publiée en 2021, la sécheresse en France a coûté 14 milliards d’euros entre 1989 et 2019 et devrait coûter environ 43 milliards entre 2020 et 2050.

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