les collectivités dénoncent la “fermeture brutale” à cause de la hausse des prix



Après la fermeture d’une trentaine d’établissements en France gérés par le prestataire Vert Marine, les collectivités locales ne décolèrent pas. À Limoges ou à Versailles, les piscines restent portes closes. En cause: la hausse des prix de l’énergie.

“Une décision d’une brutalité totale”. C’est ainsi que les collectivités locales décrivent le choix de leur prestataire, Vert Marine, de fermer une trentaine de piscines à travers le pays.

“On a appris vendredi soir, par un mail très tardif, leur volonté de fermer notre centre Aquapolis dès lundi matin, sans explication, ni concertation, nous mettant devant le fait accompli”, déplore Fabien Doucet, vice-président de Limoges Métropole, invité de “Charles Matin” sur RMC, ce mardi.

Le groupe n’a pas les moyens de financer l’explosion des factures d’énergie, qui auraient été multipliées par dix. La difficulté de l’exploitant est entendue par les collectivités, mais c’est la manière de faire qui passe mal.

Vert Marine mis en demeure

“C’est un argument que tout un chacun peut comprendre dans le contexte actuel. Malgré tout, il est inconcevable que dans un contrat de délégation de service public, qui a commencé en 2020 et qui court jusqu’en 2025, on ne puisse pas travailler main dans la main”, ajoute Fabien Doucet.

Pour que le groupe revienne à la table des négociations et qu’il rouvre le centre aquatique, la métropole l’a mis en demeure. Pour le vice-président, “des solutions peuvent exister”.

Ce que la collectivité demande, c’est “de connaître la situation réelle de Vert Marine”: “Leurs contrats sont-ils bien négociés auprès de leurs fournisseurs d’énergie? Ne pouvons-nous pas trouver des solutions pour économiser de l’énergie par rapport à des modes de fonctionnement? Nous proposons aussi un accompagnement financier”. Pour cela, il faudrait que les négociations soient enclenchées.

À Versailles, impossible de compenser

A Limoges, ce centre aquatique est nécessaire pour les particuliers, mais aussi pour les scolaires, qui apprennent à nager. Même situation à Versailles, où le maire dénonce aussi une “décision brutale”.

“On ne prévient pas ainsi au dernier moment alors que c’est un service public”, regrette François de Mazières. En revanche, ici, impossible de compenser l’envolée des prix.

“Les collectivités locales sont prises à la gorge. Il y a beaucoup de prix qui dérapent, les écoles, les gymnases… Et on ne peut faire face à l’explosion du prix de nos piscines”, ajoute le maire.

Les élus locaux attendent maintenant des décisions fortes de la part de l’État et de l’Europe. “On est en train de réfléchir à toutes les sources d’économies qu’on peut faire sur les bâtiments. Ces mesures-là vont atténuer la facture énergétique, mais elles ne suffiront pas. Il va falloir que des décisions fortes soient prises, il y a une réunion du Conseil européen vendredi, qui est attendu avec impatience.”

Il espère, comme beaucoup, la mise en place d’un bouclier tarifaire pour les collectivités.

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