l’émotion et la peur des riverains sur les lieux du drame



Deux adolescents de 15 et 17 ans ont été tués lundi soir quand une ambulance les a fauchés alors qu’ils circulaient sur une trottinette à Lyon, sur le quai Marechal-Joffre. Cette voie est réputée comme étant le lieu de nombreux accidents. Au moment où RMC recueillait la parole des riverains, un nouvel accrochage s’est d’ailleurs produit entre une voiture et un scooter.

Deux adolescents ont été fauchés mortellement par une ambulance ce lundi soir à Lyon. Les circonstances précises du drame restent floues. La trottinette a-t-elle fait un écart ou bien l’ambulance roulait-elle tout simplement trop vite sur la voie de bus du quai ce soir-là ?

Sur place, les riverains oscillent entre choc, recueillement et colère, car cette voie est connue comme étant le lieu de nombreux accidents. Hakija, sous le choc, a compris qu’elle ne croiserait plus son jeune voisin, Warren, en bas de son immeuble.

“Warren était très gentil, respectueux. C’est un petit qui ne cherche pas les problèmes. Il faut que la justice fasse son travail et qu’il y ait une enquête”, affirme-t-elle.

Une enquête pour déterminer les circonstances de l’accident, car le quai Marechal-Joffre, le lieu du drame, est une voie réputée dangereuse.

Plus de radars sur les voies limitées à 30 km/h

Nadir arrête sa trottinette, devant les quelques fleurs déposées sur le trottoir. “C’est aussi pour me recueillir et avoir une pensée pour ces jeunes qui ne sont plus là”, confie-t-il. Il regarde la chaussée est divisée en deux, une voie réservée aux voitures et l’autre, aux bus et vélos.

“C’est la voie empruntée par les trottinettes, ce qui peut être dangereux avec des bus de plusieurs dizaines de tonnes qui cohabitent avec des trottinettes”, estime-t-il.

Juste derrière, une moto vient de se faire percuter par une voiture, qui ne l’avait pas vue s’engager. Noah et Alice, deux étudiantes, sont unanimes. “Il y a énormément d’accidents. Il y a deux ou trois feux maximum donc les voitures tracent”, expliquent-elles. Khaouda abonde dans ce sens. Elle habite ici, a vu les ambulances lundi. Elle est fatiguée d’avoir peur en sortant de chez elle.

“C’est super dangereux. Il manque des caméras de surveillance et des radars”, suggère-t-elle.

Le sous-préfet de Lyon avait supprimé les radars sur les voies limitées à 30 km/h à Lyon. La mairie l’appelle à revenir sur cette décision.

Lucile Pascanet avec Guillaume Descours

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