le prix de la baguette pourrait augmenter de 20 à 30%



Si le bouclier tarifaire empêche actuellement les boulangers de voir leurs factures se multpilier par dix, la profession est très inquiète et prévient que les prix augmenteront si les tarifs d’électricité continuent de s’envoler.

Alors que les prix de l’énergie atteignent des sommets en France et partout en Europe, le portefeuille des Français va continuer d’être impacté. Dominique Anract, boulanger et président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française (CNBPF), prévient dans “Charles Matin”, ce mardi sur RMC, que les prix de la baguette pourraient bondir de 20 à 30% à cause de la facture énergétique, même si elle reste pour le moment contenue par rapport à nos voisins européens grâce au bouclier tarifaire.

“On est protégés pour la plupart des contrats. C’est au moment de la renégociation des contrats que cela va poser problème”, détaille-t-il. “Mais on est dans l’expectative. Tout le monde est très inquiet. Si les factures flambent, cela va poser de très très gros problèmes, avec des entreprises qui ne passeront pas si le bouclier tarifaire ne continue pas.”

Augmentations en cas de fin de bouclier tarifaire: “Pas seulement de la baguette, mais sur tous les produits”

Dans certains départements, des boulangers ont déjà arrêté de cuire l’après-midi, assure Dominique Anract, avec ainsi un impact sur la qualité pour les clients. “Certains qui ont des fours anciens ne pourront plus se permettre de proposer une baguette chaude toute la journée”, regrette-t-il. Les boulangers s’adaptent, et se mettent donc à envisager le pire, qui aurait un impact financier pour les clients.

“En imaginant le pire, avec des factures multipliées par 10, il peut y avoir 20 à 30% d’augmentation, pas seulement de la baguette, mais sur tous les produits, sinon les entreprises ne passeront pas. Cela ne passera pas au même prix donc on est vraiment très inquiets”, concède-t-il, expliquant que dans ses établissements, la facture moyenne d’une boulangerie était de 35.000 euros par an avant la crise.

Coupures éventuelles: “Une boulangerie ne peut pas s’arrêter”

De possibles coupures d’électricité cet hiver, évoquées par la Première ministre Elizabeth Borne, inquiètent aussi la profession, pour des raisons d’hygiène notamment. “Une boulangerie ne peut pas s’arrêter, ça fonctionne 24 heures sur 24” assure Dominique Anract. “On ne peut pas s’arrêter, comme avec les chambres de pousse (où la pâte à pain fermente ndlr) et les lignes de froid. Si ça s’arrête pendant une heure, c’est poubelle !”

Le boulanger va ainsi rencontrer les instances gouvernementales ce mardi pour demander à être épargné en cas d’éventuelles coupures, et réclamer des aides pour inciter au renouvellement du matériel vieillissant.

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