le coup de gueule de Samia Ghali



Dans le quartier de La Bricarde à Marseille (Bouches-du-Rhône), La Poste a décidé de ne plus livrer ni colis, ni courrier, à cause de l’insécurité. Samia Ghali, maire adjointe de Marseille, élue des quartiers nord, estime ce mardi dans “Apolline Matin”, sur RMC et RMC Story, que l’insécurité est une excuse et que La Poste veut privatiser.

“La Poste n’est plus un service public”, déplore Samia Ghali, maire adjointe de Marseille (Bouches-du-Rhône), élue des quartiers nord de la ville. Invitée d'”Apolline Matin” ce mardi sur RMC et RMC, elle a estimé que l’insécurité, qui est bien réelle, était une forme d’excuse. “C’est une politique de La Poste de vouloir privatiser, mais alors qu’ils assument”, lance-t-elle.

Depuis plusieurs mois, La Poste ne livre plus dans le quartier de La Bricarde (15e arrondissement), à cause de l’insécurité. Au total, 2.500 personnes sont privées de lettres et de colis.

“Si la sécurité des agents ou des marchandises est en jeu, nous renonçons à distribuer au domicile du destinataire”, assure la direction régionale de La Poste.

Il n’est donc plus possible de se faire livrer à une adresse présente dans le quartier. Elle ne correspond pas à une zone livrable, même depuis Internet.

Plusieurs quartiers, même aisés, concernés?

Un argument qui ne fonctionne pas, selon l’élue marseillaise. Elle ne nie d’ailleurs pas l’insécurité qui règne dans ces quartiers. Si le fait de ne plus livrer est “lié à l’insécurité, alors pourquoi sur Mazargues, qui est comme le 16e arrondissement de Paris, La Poste ferme aussi ses bureaux, pourquoi le courrier et les colis ne sont pas non plus distribués là-bas ?”, s’interroge-t-elle.

D’après Samia Ghali, là où les boîtes aux lettres n’étaient pas en bon état, des alternatives ont été mises en place.

“C’est normal que La Poste dise ‘moi quand je distribue le courrier, je dois voir des noms sur les boîtes aux lettres’. Il y a des cités où, c’est vrai, il y en a qui sont cassées. C’est le cas aux Rosiers par exemple, on a mis le courrier au centre social, on a essayé de trouver des solutions, mais à la Bricarde, ça n’est pas vrai.”

Des rencontres prévues dans les prochains jours

Samia Ghali déplore aussi le manque de communication jusqu’alors avec La Poste. “Ils n’ont jamais écrit à personne, jamais sollicité personne, pour dire les difficultés qu’ils avaient.” C’est désormais chose faite, elle rencontrera la société vendredi. Avant cela, “ils ont rendez-vous demain (mercredi) avec la préfète de police, qui met les moyens, dans une situation qui est complexe partout dans les cités”.

Samia Ghali conclut en demandant: “Comment on explique que La Poste ne livre plus mais que les sociétés privées y arrivent?”.

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