la possible arrivée au pouvoir de Giorgia Meloni fait craindre un tournant autoritaire



Giorgia Meloni et son parti Fratelli d’Italia sont en tête des sondages avant les élections générales anticipées ce dimanche. Mais les origines de son parti posent question et elle avait défendu Mussolini il y a quelques années.

Dimanche, 50 millions d’Italiens sont appelés aux urnes pour des élections anticipées. Après la chute du gouvernement Draghi en juillet, ils vont élire 400 députés et 200 sénateurs. Le résultat de ce vote doit mener au nouveau président du Conseil italien. Et ce président du Conseil pourrait bien être une présidente, pour la première fois de l’histoire du pays. Giorgia Meloni et son parti Fratelli d’Italia font la course en tête dans les sondages, avec 25% des voix.

Sa coalition avec la Lega, de Matteo Salvini, et Forza Italia, de Silvio Berlusconi, atteignent même les 45% d’intentions de vote, ce qui en ferait la coalition majoritaire au Parlement.

Inconnue du grand public en Europe, Giorgia Meloni (45 ans) fait craindre un tournant autoritaire à la péninsule. Son parti est issu des mouvements post-fascistes. Sur les drapeaux du parti Fratelli d’Italia, il y a une flamme verte blanche et rouge, une référence à la tombe de Benito Mussolini. Mais pour Roberto et Cristina, Giorgia Meloni n’a rien à voir avec le fascisme.

“Quelqu’un qui lutte pour la liberté de pensée, pour le travail et le mérite… On ne peut pas appeler ça du fascisme. On ne se sent absolument pas fascistes. Aussi parce que le fascisme, ça n’existe plus”, indique ce couple.

Attaques contre la gauche

Tout au long de son discours, Giorgia Meloni veut rassurer et contre-attaque face aux craintes qu’elle provoque.

“La gauche dit: ‘Les marchés ont peur, l’Europe a peur, le monde a peur’, mais les seuls qui ont peur, c’est eux. Ils ont compris que leur système de pouvoir arrive à sa fin”, appuie-t-elle.

A Rome, où l’ancienne ministre a tenu son dernier meeting de campagne jeudi soir, elle est en terrain conquis. Et ses partisans invoquent des points très différents de son programme. “On a aidé les gens pendant le Covid, on va aider ceux qui sont en difficulté avec l’inflation”, “Elle va réduire fortement les taxes”, “Moi, c’est la natalité. On ne va pas interdire l’avortement, mais ça ne doit pas devenir quelque chose de normal. Giorgia Meloni peut donner cet esprit catholique au gouvernement italien”, indiquent-ils.

Avec la crise énergétique, Giorgia Meloni a relégué au second plan l’un des thèmes centraux de son parti: l’immigration.

Romain Cluzel avec Guillaume Descours

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