ils ont raté le concours pour quelques points et ne sont toujours pas rappelés



Chaque élève aura-t-il un professeur devant lui à la rentrée? C’est ce qu’a promis le ministre de l’Education nationale Pap Ndiaye, mais la situation reste très tendue. Pourtant, des asipirants professeurs qui ont échoué le concours de peu ne sont même pas encore rappelés par les rectorats malgré la pénurie.

Plus que quatre jours avant que les élèves ne reprennent le chemin de l’école, avec toujours en toile de fond la crainte de la pénurie d’enseignants. Pour pallier à ce manque, le ministère a annoncé qu’il allait avoir recours aux listes complémentaires des concours de l’enseignement, soit ceux qui ont passé le concours au printemps et qui n’ont pas été reçus. Cette année, plus de 4.000 postes n’ont pas été pourvus aux concours enseignants, un taux historiquement bas.

Cette annonce ne trouve pour l’instant pas d’écho partout. Dans certaines académies, ces repêchés, qui ont parfois échoué à quelques points à peine, n’ont toujours pas été appelés par le rectorat contrairement aux enseignants contractuels. L’Education nationale a recours cette année à quelque 3.000 contractuels, sur environ 870.000 enseignants. Une rentrée marquée par l’angoisse et la frustration pour ces enseignants en devenir.

“On peut être appelés de la maternelle jusqu’au CM2 donc on ne peut rien préparer”

Alors que dans l’académie de Rennes, des postes d’enseignant en maternelle et primaire sont encore vacants, Chloé, 24e sur liste complémentaire au concours, n’a toujours aucune nouvelle de son affectation et attend désespérément un appel du rectorat.

“On peut être appelé à tout moment, comme on peut ne pas l’être. Je ne me prépare pas vraiment parce que si on est affecté, on peut l’être sur des maternelles… jusqu’au CM2 ! Donc on reste au jour le jour à attendre que ça sonne et c’est tout ce qu’on peut faire”, se désole-t-elle.

Silence radio également pour Mathilde, pourtant première sur liste complémentaire dans l’enseignement privé à Montpellier. Un sentiment d’injustice ne la quitte pas, en voyant des enseignants contractuels recrutés via des job dating et formés en quelques jours.

“On ne ferait pas de job-dating pour un chirurgien, un spationaute… Je ne comprends pas pourquoi on en fait pour les enseignants alors que des personnes comme moi sont prêtes à être envoyées en classe. C’est très difficile à vivre.”

Faute d’affectation, certains candidats sur liste complémentaire songent déjà à chercher un petit boulot en attendant de repasser le concours en avril prochain.

Océane Théard (édité par J.A.)

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