Gilles Lellouche et Jérôme Salle font découvrir une autre Russie dans “Kompromat”



A l’affiche dans “Kompromat”, Gilles Lellouche et Jérôme Salle racontent l’histoire vraie mais librement adaptée d’un Français, accusé par des faux documents en Russie de pédophilie et qui a fuit en France. L’occasion de montrer le fossé culturel entre la France et la Russie.

C’est un des films de la rentrée. Dans “Kompromat”, de Jérôme Salle, Gilles Lellouche joue un expatrié français en Russie arrêté par la police à cause d’un “Kompromat”: une méthode du KGB/FSB se servant de faux documents pour nuire à une personnalité ou un dignitaire étranger. L’acteur et le réalisateur étaient les invités ce matin de la Matinale Week-End de RMC:

Pour résumer, “un Kompromat, c’est un montage fait de toutes pièces pour compromettre quelqu’un. Là, c’est un montage assez grossier, mais la véracité importe peu” explique Gilles Lellouche.

Une histoire qui est vraiment arrivée à un Français, Yoann Barbereau. A l’époque directeur de l’Alliance française d’Irkousk, il est arrêté et accusé d’attouchements sur sa fille et de diffusion d’images pédopornographiques. Il arrive à s’en fuir et à revenir en France en novembre 2017 et a raconté son histoire dans un livre: “Les Geôles de Sibérie” (Stock).

“Un mépris porté sur nous”

À travers ce film, le réalisateur Jérôme Salle montre un autre visage de la Russie: “une confrontation en un Français ordinaire dans ce pays avec une culture, une mentalité extrêmement différente”. Un pays qu’il a découvert quand un de ses films “Largo Winch” y a été un grand succès. Il raconte avoir été “stupéfait par le fossé culturel et le regard voire le mépris porté sur nous.”

“Ils jugent que nous sommes une soi-disant société féminisée, faible et décadente que eux étaient une société forte et qu’ils pourraient nous cueillir quand ils voudraient nous cueillir.”

Jérôme Salle se défend des critiques des réseaux sociaux sur une supposée “propagande anti-Russe”:

“Mais pas du tout ! On a travaillé avec des Russes qui nous ont dit que le film représente leur pays. La première victime de cette violence systémique, c’est le peuple.”

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