garde à vue prolongée pour le policier



Un policier a été placé en garde à vue mercredi à Nice, après avoir ouvert le feu sur le conducteur d’une voiture qui avait refusé d’optempérer. Le conducteur touché par le tir est mort. Deux enquêtes, dont une de l’IGPN, sont en cours.

La garde à vue du policier auteur du tir mortel mercredi sur un automobiliste à Nice a été prolongée de 24 heures jeudi soir, dans le cadre de l’enquête de l’IGPN ouverte pour homicide volontaire, a indiqué vendredi le parquet.

Le fonctionnaire de police avait été placé en garde à vue mercredi soir pour 24 heures, renouvelable une fois, a précisé la procureure de la République adjointe de Nice, Maud Marty.

Mercredi vers 16h30, un homme qui circulait sans permis à bord d’un véhicule volé, selon la police, est mort après avoir été touché par un tir de ce policier de 23 ans, adjoint au sein d’une brigade de sécurité routière. Selon la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP), les policiers avaient fait signe au conducteur du véhicule en train de “zigzaguer dangereusement” de les suivre, mais ce dernier avait accéléré.

Pour les proches de la victime, “il est évident qu’on a (affaire) à un homicide, il n’y a pas de discussion là-dessus”, a déclaré jeudi l’un de leurs avocats, Me Sefen Guez Guez.

Deux enquêtes ouvertes

Selon des vidéos diffusées jeudi sur les réseaux sociaux, le conducteur, bloqué par une voiture de police à l’avant, fait une marche arrière avant de tenter de déboiter et de redémarrer. Mais il est alors à nouveau bloqué par la voiture de police à l’avant. C’est à cet instant que le policier, arme au poing et debout près du véhicule, tire à travers la vitre côté conducteur.

Interrogé au sujet de ces vidéos jeudi sur Franceinfo, le directeur général de la police nationale, Frédéric Veaux, a estimé que “dans une affaire comme celle-là, c’est l’ensemble de l’action qui doit être analysée. Ce qui s’est passé avant, dans l’environnement. La perception qu’ont pu en avoir les policiers au moment de l’intervention”.

Deux enquêtes ont été ouvertes dans ce dossier: une première, confiée à la Sûreté départementale, pour tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique, une seconde, par l’IGPN, la police des polices, pour homicide volontaire par le policier, auteur du tir.

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