face à la pénurie de chauffeurs de cars, l’appel à l’aide d’un maire



Alors que le service de cars scolaires est arrêté dans sa commune, Thierry Frantz, maire d’Andlau (Bas-Rhin), a demandé l’aide de l’armée pour remettre en service le ramassage des élèves. Une idée qui a fait réagir nos Grandes Gueules.

Une idée qui pourrait faire des petits. Alors que plusieurs communes sont privées de ramassage scolaire avec la pénurie de chauffeurs de cars, Thierry Frantz, maire d’Andlau (Bas-Rhin), a demandé l’aide de l’armée pour réactiver le service de bus scolaires. Invité des Grandes Gueules sur RMC et RMC Story, il estime être “en bonne voie” de trouver des solutions grâce à “pas mal de personnes de bonnes volonté”.

Il explique que sa commune “est un des villages les plus éloignés du collège”. Il explique avoir été “informé tardivement par la région” de sa suppression alors que c’est “un service que nos concitoyens ont payés et qui a été encaissé”: “Dans notre très très grande région (Grand Est), il se peut que quelqu’un à Reims ait décidé d’arrêter ce service (dans le Bas-Rhin)”, explique-t-il.

Sur les raisons de son appel à l’armée, il explique se souvenir de la formation lors du service militaire:

“On demande l’aide de l’armée, car les jeunes gens qui allaient à l’armée faisaient leur permis poids lourds là-bas. Quand il rentraient, ils avaient cela dans leur bagage et pouvaient donc faire ces extras, en complément de salaire: les scolaires. A l’armée, vous avez des bus vides, à l’arrêt, qui servaient à ramener les officiers, les civils qui y travaillaient, chez eux. Il y a du matériel. Donc est-ce qu’on pourrait l’utiliser pour dépanner?”, questionne Thierry Frantz sur RMC.

“Aucune réponse” après cet appel

Après cet appel, il explique “n’avoir eu aucune réponse”: “Un conseiller régional, une sénatrice qui nous aident énormément. Avec notre service communication, on a mis en service une page covoiturage. On a fait ce qu’il fallait et je remercie les concitoyens de jouer le jeu.”

Un appel à l’armée que Jérémy, ancien militaire en reconversion professionnel, nuance car “des personnes qui ont le permis D, le permis bus, à l’armée, il n’y en a pas beaucoup. Par contre, le permis C, le permis poids lourds, il y en a beaucoup” explique-t-il. Il va lui-même se reconvertir dans le transport de personnes, mais déclare aller “là où l’herbe est plus verte”, là où le salaire est le plus important, et donc pas dans le transport scolaire.

“Maintenant, il faut trouver des solutions. Peut-être que cette compétence donnée aux grandes régions est disproportionnée pour elles. Peut-être faut-il recentrer vers les départements, les communautés d’agglomération”, demande le maire.

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“Ce n’est pas aux parents de pallier la carence de l’État”

Autour de la table, ce débat a fait réagir les Grandes Gueules: “Il faut que les enfants puissent bénéficier d’un ramassage scolaire. Quand on fait appel à d’anciens militaires, ils ont un permis poids lourds, il sont formés pour cela. Donc à partir du moment où les gens sont formés, je comprends que les collectivités se tournent vers eux. Le ramassage scolaire fait partie du sevice public de l’école.”, explique la GG Marie-Anne Soubré.

“Les parents peuvent s’arranger entre-eux et faire du covoiturage” réplique Sarah Saldmann qui pense que les parents d’élèves “chouinent pour que l’État intervienne” au lieu de s’organiser, alors que Mourad Boudjellal demande si “c’est le rôle de l’État d’ammener les enfants à l’école” et voit dans cette pénurie de chauffeurs et cette désorganisation “les premiers effets du plein emploi”. De son côté, l’avocate Marie-Anne Soubré déclare que ce n’est pas “aux parents de pallier la carence de l’État. (Le ramassage scolaire) est un service public indispensable.”

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