Energie, réchauffement… les stations de ski vont-elle résister?



Elles n’échappent pas à la crise énergétique qui touche toutes les industries. Les stations de ski redoutent cet hiver, avec la hausse des prix de l’électricité attendue. Pour faire face, certains pensent à ralentir les remontées mécaniques ou augmenter le prix des forfaits.

La préparation de la saison de ski a d’ores et déjà débuté dans certaines stations. Alors que les premières chutes de neige sont attendues sur les sommets dans les prochains jours, les acteurs des fameux sports d’hiver doivent faire face cette année à une nouvelle difficulté, la crise énergétique.

Après deux ans de Covid, qui les avaient contraintes à ne pas ouvrir leurs remontées mécaniques, les stations de ski ont pu, l’année dernière, retrouver une activité normale. A peine un an plus tard, la flambée des prix de l’énergie va cette fois poser problème, tout comme la question du réchauffement climatique.

Si rien n’est encore arrêté, des stations envisagent de baisser la vitesse des remontées mécaniques. Des décisions qui n’auraient pas un impact très fort sur les vacanciers. Dans d’autres stations, pour réduire la consommation, les illuminations de Noël ne seront pas installées cette année, comme à Avoriaz. Celle-ci pourrait aussi baisser la température de l’eau de quelques degrés dans les piscines publiques.

Pour autant, les professionnels de la montagne ne s’inquiètent pas, il y aura encore du ski cette année. La question étant plutôt jusqu’à quand?

“Pour cet hiver, je ne suis pas inquiet du tout. Dans 20 ans, on en reparlera parce qu’avec le changement climatique, ça fait quand même un petit moment que tout le monde le constate et nous les premiers avec les glaciers qui fondent. Maintenant, on a toujours de la neige et puis, même si on n’en a pas assez, on peut en faire. Alors bien sûr, il y a toujours la question écologique mais bon on ne vole pas d’eau des sols, on récupère l’eau qui tombe du ciel, on fait des lacs pour la retenir, et on utilise ce dont on a besoin. C’est très cadré tout ça. Donc oui, bien sûr qu’on peut être inquiet pour dans 20 ans, c’est certain. Mais je ne suis pas inquiet pour les prochaines années à venir”, explique Guillaume, moniteur de ski depuis 25 ans.

Une augmentation des forfaits à prévoir?

Les stations espèrent tout de même que le gouvernement valide une proposition européenne de plafonnement à 180 euros le mégawattheure (MWh). Environ 40% des stations françaises sont actuellement en cours de renégociation de leur contrat d’énergie avec leurs fournisseurs. “Le prix du mégawattheure était jusqu’ici d’environ 60 euros. Les fournisseurs ont du mal à annoncer un prix à leurs clients car il oscille du simple au décuple en l’espace d’une journée. Les stations ne peuvent pas signer un contrat avec autant d’instabilité, elles attendent un plafonnement”, souligne Jean-Luc Boch, maire de La Plagne Tarentaise et président de l’Association nationale des maires des stations de montagne.

En cas de forte hausse, des stations pourraient augmenter le prix des forfaits. C’est notamment le cas dans la station de La Clusaz. Le forfait journée va passer de 43,5 à 47 euros, comme le révélait BFMTV. La station de Val Thorens, la plus haute d’Europe, devrait elle aussi augmenter le prix de ses forfaits.

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