Emmanuel Macron promet qu’aucun enseignant ne débutera en-dessous de 2.000 euros nets



Avant son déplacement en Algérie, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé plusieurs mesures concernant l’Education nationale ce jeudi.

Emmanuel Macron a promis jeudi que la revalorisation des salaires des enseignants serait “poursuivie” afin qu’aucun d’entre eux ne débute sa carrière “à moins de 2.000 euros nets” par mois.

Au Grenelle de l’éducation, “vous avez (…) commencé une revalorisation générale de la rémunération il y a 2 ans, qui sera poursuivie, en faisant qu’aucun professeur ne débute sa carrière à moins de 2000 euros nets” et qui “permettra environ 10% d’augmentation de la rémunération par rapport au statu quo”, a déclaré le président de la République devant les recteurs et les rectrices réunis à la Sorbonne.

500 millions d’euros pour “l’innovation pédagogique”

A cette revalorisation générale des salaires, “étage inconditionnel”, s’ajoutera un “pacte pour les enseignants” qui leur permettra, sur une base volontaire, de “s’engager (…) dans des missions supplémentaires”, telles que le suivi individualisé, des tâches d’encadrement ou “des actions qui ont du sens”, et qui seront “rémunérées”, a précisé le chef de l’Etat.

Le Président a également annoncé la création d’un fonds d’innovation pédagogique d'”au moins 500 millions d’euros” et que les temps de stage seront augmentés d’au moins 50% dans les lycées professionnels.

Lycées pro: “Une réforme à laquelle je tiens beaucoup”

L’objectif sera aussi de “ré-arrimer très en profondeur et en amont le lycée professionnel avec le monde du travail”, a précisé le chef de l’Etat lors d’un discours à la Sorbonne devant les recteurs et les rectrices réunis à la Sorbonne.

C’est une “réforme à laquelle je tiens beaucoup”, a souligné le président de la République, qui veut “bâtir cette transformation profonde en confiant au lycée professionnel l’autonomie, les moyens d’innover, de mieux préparer les jeunes au monde de l’entreprise”.

Il veut notamment “développer les temps de stage d’au moins 50% en rémunérant de manière correcte ces stages, ce qui est un des leviers formidables de leur valorisation”.

“Aujourd’hui, l’écart qu’il y a entre les stages que nous connaissons en lycée pro et ce que touche un apprenti n’est pas soutenable, on va devoir aller vers une convergence de ces dispositifs”, a-t-il insisté.

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