l’État a officiellement lancé le processus de renationalisation complète d’EDF



L’État français a officiellement lancé, ce mardi 4 octobre 2022, le processus de renationalisation de l’entreprise EDF, a indiqué dans un communiqué l’Autorité des marchés financiers (AMF). Cette opération est voulue par le gouvernement pour relancer le nucléaire après une année difficile pour le groupe.

C’est officiel. L’État français a lancé, ce mardi 4 octobre 2022, le processus de renationalisation de l’entreprise EDF.

L’État, qui possède aujourd’hui 84% d’EDF, a déposé son projet d’offre publique d’achat (OPA) “simplifiée” auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF), a indiqué cette dernière dans un communiqué.

C’est une première étape dans le processus, pour retirer EDF du marché boursier. L’opération, chiffrée à 9,7 milliards d’euros, vise à racheter aux autres actionnaires les 16% du capital qu’il ne détient pas.

Une portée très symbolique

Mi-juillet, le gouvernement avait officialisé sa volonté de contrôler à 100% l’énergéticien français. Il s’était engagé à racheter chaque action au prix de 12 euros.

Cette renationalisation a une portée très symbolique pour l’État, qui envisage de construire six réacteurs de nouvelle génération EPR avec une option pour huit autres.

Un nouveau PDG a, d’ailleurs, été choisi par Emmanuel Macron pour diriger et redresser le groupe, Luc Rémont, dont la nomination doit encore être approuvée par le Parlement.

L’État-actionnaire espère obtenir 90% du capital

La renationalisation vise à envoyer un signal de confiance et permettre au groupe, dont la dette atteindra le montant record de 60 milliards d’euros à la fin de l’année, de mieux se financer, indiquait, cet été, une source proche du dossier.

L’État-actionnaire espère obtenir, au terme de l’OPA, 90% du capital. C’est le seuil à partir duquel une procédure de retrait obligatoire de la Bourse peut être lancé pour obtenir des titres.

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“C’est le festival des tartuffes”, tacle Daniel Riolo



Après la décision de la mairie de Paris de ne pas diffuser les matchs de la Coupe du monde sur des écrans géants, le première adjoint de la municipalité David Belliard a fait part de son regret de voir le PSG être détenu par le Qatar. Une sortie que Daniel Riolo a moqué ce mardi sur le plateau d'”Estelle Midi” sur RMC et RMC Story.

Il n’y aura pas d’écran géant ni de fan zone à Paris à l’occasion de la Coupe du monde au Qatar qui doit débuter le 21 novembre prochain. Comme de nombreuses villes de France, la municipalité de la capitale a décidé de boycotter l’événement pour protester contre l’événement qui doit se dérouler dans des stades climatisés dont la construction aurait coûté la vie à plus de 6000 ouvriers.

Dans la foulée de cette annonce, David Belliard le maire adjoint de Paris, chargé de la transformation de l’espace public et des transports, a regretté que le PSG, le club de la capitale, appartienne au Qatar.

“Le PSG, c’est un club privé donc nous n’avons pas la main sur sa structure capitalistique. Mais oui, je le regrette et je le dénonce. De la même manière que quand je militais, contre les courses de Formule E en plein cœur de Paris parce qu’il y avait un sponsoring avec le Qatar, c’est la même chose”, a-t-il assuré sur BFMTV.

“Festival des tartuffes”

Une sortie qui étonne Daniel Riolo ce mardi sur RMC, qui se demande bien ce que Paris ferait sans le Qatar: “Si le PSG n’appartient plus au Qatar, je pense qu’un fond d’investissement américain va se jeter dessus, puisque ce sont eux qui rachètent principalement tous les clubs”, assure-t-il sur le plateau d’Estelle Midi.

“Il faudra à l’intérieur de ces fonds, bien décortiquer qui il y a comme acteur économique pour bien correspondre aux vœux de David Belliard et de la mairie de Paris”, ajoute Daniel Riolo sur RMC et RMC Story.

“Je ne sais pas quel monde qu’ils veulent vendre David Belliard et ses amis écologistes, à part peut-être le monde du festival des tartuffes”, s’interroge Daniel Riolo qui s’amuse de la présence régulière d’Anne Hidalgo au Parc des Princes lors des matchs du PSG, à quelques pas de l’émir du Qatar.

Sur ce point, David Belliard assurait ce mardi matin que cela n’avait rien à voir: “On ne boycotte pas le PSG. On boycotte un événement. Ça veut dire qu’on ne va pas en faire la promotion dans l’espace public parisien”, avait plaidé l’élu.

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“Si on légalise, on aura une génération bête”, assure un ancien gros consommateur



Impuissants, les maires de gauche comme de droite de plusieurs villes moyennes plaident pour une légalisation du cannabis. Une légalisation qui permettrait de contrôler le produit vendu et le public visé. Mais Reda, un ancien gros consommateur de cannabis, alerte sur RMC sur les nombreux effets indésirables, notamment sur les jeunes générations.

Face au trafic de stupéfiants qui prospère, de plus en plus de maires de villes moyennes réclament une légalisation du cannabis. À Charleville-Mézières, Saint-Denis, Châteauroux, Reims, ou encore Besançon, des élus de droite comme de gauche proposent de mettre fin à la répression dans l’espoir que la délinquance liée à ses trafics disparaisse.

“Aujourd’hui, on a tous les problèmes sans aucune espèce de solution. Le cannabis en France est déjà en vente libre”, assure dans “Estelle Midi” le maire de PS de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Mathieu Hanotin. “On a plusieurs millions de consommateurs réguliers en France”, ajoute-t-il avant de plaider pour une légalisation pour contrôler la vente.

“Aujourd’hui, la seule pièce d’identité qu’un dealer demande à un mineur, c’est un billet de 20 euros. Il n’y a aucune possibilité de régulation. On pourrait imaginer une légalisation comme au Colorado, aux Etats-Unis, où l’officine qui vend à un mineur perd sa licence et n’a donc aucune objectivité à le faire”, explique l’élu.

“J’ai vu les conséquences sur le moral et l’intelligence”

Mais pour Reda, auditeur et ancien gros consommateur de cannabis, la légalisation n’aurait pas d’impact sur la vente. “Vendre de l’alcool ou des cigarettes, c’est déjà interdit au moins de 18 ans, pourtant, il leur suffit d’envoyer quelqu’un de plus âgé pour leur en acheter. Ce sera la même chose avec le cannabis”, prédit-il avant d’avertir d’un risque sur la santé des plus jeunes.

“J’ai arrêté parce que j’ai vu les conséquences de la drogue douce avec la fainéantise, le moral, l’intelligence. Quand t’as un problème, t’arrives pas à le gérer rapidement, le problème s’amplifie, tout est faussé. Quand on s’arrête, on voit tout de suite un changement. Il ne faut pas légaliser la drogue, cela va faire une génération de bêtes, qui va perdre son temps et sa jeunesse et de 18 à 25 ans”, explique Reda.

1,5 million de consommateurs régulier

Un rapport de l’Assemblée nationale publié en mai 2021 estimait que près de 18 millions de Français avaient déjà consommé du cannabis et qu’un 1,5 million en consommait régulièrement. Début 2019, près d’un Français sur deux (45%) se disait favorable à une légalisation, selon une enquête de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies.

Selon les estimations du cercle de réflexion Terra Nova, la simple dépénalisation du cannabis pourrait permettre d’économiser 300 millions d’euros avec la baisse des coûts de la répression. Et les recettes fiscales avec la légalisation permettraient à l’Etat d’engranger entre 1,7 et 2,2 milliards d’euros

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130 millions d’habitants privés d’électricité après une panne générale



Au Bangladesh, une panne générale prive d’électricité 140 millions d’habitants, ce mardi. C’est une défaillance du réseau qui a entraîné la panne. Seules certaines parties du nord-ouest du pays ont toujours du courant.

Énorme coupure d’électricité au Bangladesh, ce mardi. Environ 130 millions d’habitants sont privés de courant, soit plus de deux habitants sur trois.

La compagnie d’électricité du gouvernement a déclaré qu’une défaillance du réseau avait entraîné une panne générale.

Le réseau est tombé en panne à 14 heures, heure locale, et à l’exception de certaines parties du nord-ouest du Bangladesh, “le reste du pays est privé d’électricité”, a déclaré à l’AFP Shamim Ahsan, porte-parole du Conseil de développement de l’énergie.

Retour de l’électricité dans la capitale à 20h

D’après lui, l’origine de cette panne du réseau n’est pas encore connue, “l’enquête est toujours en cours”.

Selon un message de Zunaid Palak, ministre de la Technologie, publié sur Facebook, l’approvisionnement en électricité sera rétabli à 20 heures, heure locale, à Dacca, la capitale, qui compte 22 millions d’habitants.

Le Bangladesh souffre depuis plusieurs mois d’une grave crise énergétique due à la hausse des cours mondiaux du carburant et du gaz, consécutive à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Peinant à financer l’importation de diesel et de gaz en quantité suffisante pour répondre à la demande en électricité, Dacca a dû instaurer des “mesures d’austérité”.

Une panne majeure en 2014

La colère de la population s’est intensifiée à la suite de nombreuses et longues coupures de courant. Les dizaines de milliers de mosquées du pays ont été sommées de ne faire fonctionner les climatiseurs que pendant les cinq prières quotidiennes.

Le pays a connu une autre panne d’électricité majeure en novembre 2014, près de 70% du pays avait été touché pendant près de dix heures.

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les coulisses du cocktail de la majorité à Matignon



Entre la réforme des retraites ou celle de l’allocation chômage, les prochaines semaines s’annoncent agitées pour la majorité. Un cocktail a été organisé ce lundi soir à Matignon, avec quelque 200 convives, des députés et sénateurs de la majorité, les présidents de groupe, quelques ministres et des membres de l’UDI notamment. Objectif: resserrer les troupes et mobiliser.

Quelque 200 convives étaient présents dans l’un des grands salons de Matignon, ce lundi soir, pour un cocktail. Dans l’assistance, il y avait des députés et des sénateurs de la majorité, tous les présidents de groupe et plusieurs ministres, dont Éric Dupond-Moretti, présent malgré ses ennuis judiciaires. Le buffet était “plutôt bien garni” et l’ambiance conviviale et détendue, d’après les invités. Pour autant, les vacheries n’étaient pas très loin… “Elle se met tout devant, à côté d’Élisabeth Borne, on dirait une cigogne”, se marre un sénateur, parlant à propos de Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale.

“C’était d’un classique à pleurer”

La Première ministre a tout de même parlé politique, dans un discours assez bref, avec deux mots-clés: transparence et cohésion. Une prise de parole pour mobiliser, sans aucune allusion aux sujets qui fâchent. “Honnêtement, rien de très intéressant, c’était d’un classique à pleurer” déplorent deux parlementaires. 

La Première ministre appelle à l’unité de la majorité, alors que s’ouvrent de nombreux débats. Les prochaines semaines devraient être agitées pour faire passer le budget, la réforme de l’allocation chômage ou encore celle des retraites.

Parmi les invités, quelques surprises. Plusieurs sénateurs issus de l’UDI et du centre-gauche étaient présents. Ils ont été invités en personne par Élisabeth Borne.

Des invités qui ne boudent pas leur plaisir

“Alors, tu nous rejoins?”, lance, un brin moqueur, un député Modem à l’un des sénateurs de passage. Un autre parlementaire s’emporte: “Les macronistes étaient en minorité hier (lundi)!”.

Ces invités ne boudent pas leur plaisir d’avoir été conviés. “On ne va pas se plaindre d’être bien traités. Ça fait cinq ans qu’on est un peu triquard, qu’on n’avait pas besoin de nous. Là, la situation parlementaire étant ce qu’elle est, le gouvernement discute avec nous. On ne va pas refuser de causer”, affirme un sénateur.

“Elle veut les amadouer”

L’opération drague de l’UDI est clairement lancée, avec l’espoir pour Horizons, le parti d’Édouard Philippe, de récupérer quelques troupes supplémentaires dans la coalition gouvernementale. 

Un député Modem renchérit: “Si on sait leur parler, idéologiquement, ces gens-là sont chez nous”. Mais un cadre de Renaissance reste dubitatif: “Elle veut les amadouer, certains voteront des textes mais sans rejoindre la majorité”.  

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Pourquoi Alexis Kohler est soupçonné de prise illégale d’intérêts

C’est l’homme de l’ombre de l’Élysée, le plus proche conseiller d’Emmanuel Macron. Alexis Kohler a été mis en examen pour des soupçons de prises illégales d’intérêts. La justice lui reproche ses liens familiaux avec le géant du transport maritime MSC.

Le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, a été mis en examen pour prise illégale d’intérêts. Il est tout simplement l’un des hommes les plus puissants du pays. Il n’apparaît dans la lumière que lors des remaniements, pour annoncer la composition du gouvernement depuis la cour de l’Élysée. Le reste du temps, il est dans l’ombre, occupant le bureau voisin de celui d’Emmanuel Macron au premier étage de l’Élysée.

Cette fonction de secrétaire général, il l’occupe depuis le premier jour du premier mandat, et il a été confirmé après la réélection du président au printemps dernier. Il est le bras droit d’Emmanuel Macron et plus que cela. La presse l’appelle le président bis, ou bien « le second cerveau » du président, ou bien encore, la « gare de triage » ou la « tour de contrôle ». Autant d’expressions pour expliquer qu’il est le plus proche collaborateur du président, omniprésent dans toutes les réunions importantes. Toujours présent mais généralement silencieux. Emmanuel Macron aurait beaucoup de mal à se passer de lui. Il a eu l’occasion de dire que son secrétaire général était plus intelligent que lui.

La justice lui reproche ses liens familiaux avec un géant du transport maritime, l’armateur suisse-italien MSC, numéro deux mondial du fret maritime et connu du grand public pour ses activités dans les croisières. La cofondatrice du groupe, Rafaela Aponte, est une cousine germaine de la mère d’Alexis Kohler. Et ce lien pourrait poser un problème à plusieurs reprises.

Entre 2010 et 2012, Alexis Kohler a été le représentant de l’Etat au sein des chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire, entreprise qui a construit une grande partie des bateaux de MSC. Le haut fonctionnaire était donc censé défendre le constructeur tout en ayant des liens avec son client principal. C’est exactement ce que l’on appelle un conflit d’intérêt. Médiapartqui a révélé l’affaire en 2018, affirme qu’Alexis Kohler n’a jamais prévenu le conseil d’administration des chantiers de l’Atlantique de ses liens familiaux avec MSC.

Alexis Kohler, lui, dit qu’il avait prévenu oralement ses supérieurs hiérarchiques à Bercy. La justice devra décider si Alexis Kohler a manqué à un devoir de transparence.

Maintenu secrétaire général de l’Elysée

Alexis Kohler était aussi à l’époque administrateur du port du Havre en tant que dirigeant de l’agence des participations de l’État. Il a affirmé que lorsque le port du Havre devait prendre une décision concernant MSC, il se mettait à l’écart des négociations. Pour éviter tout conflit d’intérêt. Sauf que Médiapart a publié des procès-verbaux démontrant qu’il a participé aux délibérations et qu’il a au moins une fois voté en tant que fonctionnaire en faveur de la société de ses cousins.

À l’époque, raconte Le Monde, Alexis Kohler et sa famille passaient tout leur mois de juillet sur un yacht privé de MSC, en Grèce et en Croatie. Rien ne dit qu’il puisse y avoir un lien entre ces vacances et des décisions prises. Mais il y a des règles pour éviter que l’on puisse en douter. Et l’on ne sait pas si ces règles ont bien été respectées…

Mais ce n’est pas la seule période sur laquelle la justice enquête… Lorsqu’Emmanuel Macron a quitté Bercy pour se lancer dans la course présidentielle, son directeur de cabinet Alexis Kohler a dû se chercher du travail. En août 2016, il est embauché comme directeur financier de MSC. Mais il doit obtenir l’accord de la commission de déontologie de la fonction publique. Ce qu’il

Là encore, la justice devra vérifier si cette commission a bien reçu toutes les informations qu’elle devait recevoir. Alexis Kohler affirme n’avoir rien à se reprocher dans aucun de ses dossiers, n’avoir commis aucun délit. Il est présumé innocent. L’Élysée a fait savoir que malgré cette mise en examen, il reste secrétaire général et bras droit du président.

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le Français Alain Aspect parmi les trois lauréats



Le Français Alain Aspect fait partie des trois lauréats du prix Nobel de physique, pour ses travaux sur “l’intrication quantique”.

Le prix Nobel de physique a couronné ce mardi le Français Alain Aspect, l’Américain John Clauser et l’Autrichien Anton Zeilinger, trois pionniers des mécanismes révolutionnaires de la physique quantique.

Les trio de septuagénaires est récompensé pour ses découvertes sur “l’intrication quantique”, un mécanisme où deux particules quantiques sont parfaitement corrélées, quelle que soit la distance qui les sépare, a annoncé le jury Nobel.

La mise en évidence de cette étonnnante propriété a ouvert la voie à de nouvelles technologies dans l’informatique quantique et des communications ultra-sécurisées, ou encore les capteurs quantiques ultra-sensibles qui permettraient des mesures extrêmement précises, comme celle de la gravité dans l’espace.

Cette mécanique déroutante était prédite par la théorie quantique. Pourtant même Albert Einstein n’y croyait pas: deux particules jointes au départ – comme pourraient l’être des jumeaux – pouvaient garder la marque de leur passé commun et avoir un comportement semblable, à distance.

Affilié à l’Université française de Paris-Saclay et à Polytechnique, Alain Aspect est âgé de 75 ans, tandis que John Clauser a 79 ans et Anton Zeilinger, de l’Université de Vienne, a 77 ans.

Le trio est récompensé “pour ses expériences avec des photons intriqués, établissant les violations des inégalités de Bell et ouvrant une voie pionnière vers l’informatique quantique”, selon le jury Nobel.

“Alain Aspect, John Clauser et Anton Zeilinger ont chacun mené des expériences révolutionnaires en utilisant des états quantiques intriqués, où deux particules se comportent comme une seule unité même lorsqu’elles sont séparées”.

Quantique

Le prix est doté de 10 millions de couronnes suédoises (environ 920.000 euros) dans chaque discipline, à partager en cas de colauréats.

Une récompense pour la physique quantique était attendue depuis nombre d’années, avec les noms d’Aspect, Clauser et Zeiliger parmi les favoris en cas de sacre dans ce domaine.

Des travaux pionniers sur la lumière ou l’énergie photovoltaïque figuraient également parmi les spéculations cette année.

La récompense avait été attribuée l’an dernier à deux experts de la modélisation du changement climatique, l’Américano-Japonais Syukuro Manabe et l’Allemand Klaus Hasselmann, ainsi qu’à l’Italien Giorgio Parisi, spécialiste des systèmes physiques complexes.

Comme le prix d’économie et les autres prix scientifiques, le Nobel de physique souffre d’un déficit en lauréates, mais peu de noms de femmes figuraient parmi les spéculations cette année.

Seules quatre femmes ont gagné en physique depuis la création des prix en 1901, la première étant Marie Curie en 1903 et la dernière étant l’ l’astrophysicienne américaine Andrea Ghez il y a deux ans.

Lundi, le Nobel de médecine ou de physiologie avait sacré le Suédois Svante Pääbo, découvreur de l’ADN de l’homme de Néandertal et de Denisova et fondateur de la paléogénomique.

Installé en Allemagne où il travaille au prestigieux Institut Max-Planck, le lauréat a comparé lundi ses recherches à des “fouilles archéologiques dans le génome humain”.

La paléogénétique a beau se pencher sur nos lointains ancêtres, ses découvertes peuvent éclairer le monde d’aujourd’hui, comme lors de la pandémie de Covid.

Les Nobel de sciences se terminent mercredi avec le prix Nobel de chimie pour ensuite laisser la place aux très attendus prix de littérature jeudi et de la paix vendredi, seul à être décerné à Oslo.

Le prix d’économie, de création plus récente, fermera le bal lundi prochain.

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“Il doit démissionner” selon Elise Van Beneden, présidente d’Anticor

Présidente de l’association Anticor, l’avocate Elise Van Beneden estime qu’Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée, doit démissionner après sa mise en examen pour prise illégale d’intérêts.

Secrétaire général de l’Elysée, proche d’Emmanuel Macron, Alexis Kohler a été mis en examen le septembre pour prix illégal d’intérêts quand il occupait de hautes fonctions au ministère de l’Économie et des finances (2010-2011). L’enquête ouverte par le Parquet national financier vise ses liens familiaux avec l’armateur MSC, l’un des plus grands transporteurs de conteneurs au monde, fondé et dirigé par les cousins ​​de sa mère. L’affaire est née après la publication en 2018 d’articles de Mediapart. Le PNF avait ouvert une enquête préliminaire qu’il avait classée sans suite en 2019. Mais Anticor a obtenu la relance des enquêtes en juin 2020 grâce à une plainte avec constitution de partie civile. L’avocate Elise Van Beneden, présidente de l’association anticorruption, estime qu’Alexis Kohler doit quitter ses fonctions à l’Elysée.

“Il doit démissionner, explique-t-elle dans ‘Apolline Matin‘ce mardi sur CMR et Histoire du CMR. C’est une affaire qui est très importante, qui affecte profondément le pouvoir. Les dirigeants politiques doivent être exemplaires. Même si Alexis Kohler est présumé innocent, il a tout de même fait l’objet d’une mise en examen. Et une mise en examen, c’est grave. Ça veut dire que des juges d’instruction, qui sont des indépendants, et dont l’indépendance est protégée par la Constitution, ont considéré qu’il y avait des faits concordants rendus penser qu’il avait commis cette infraction pénale. Il est supposé montrer l’exemple à toute l’administration française. Donc le message est terrible. Il devrait a minima démissionner le temps que cette affaire judiciaire soit traitée. Et s’il est innocenté, je l’espère, reprendre des responsabilités publiques plus tard.”

“C’est terrible pour l’image du gouvernement et la démocratie”

Pour Me Van Beneden, cette affaire retient un peu plus l’image des hommes et des femmes politiques. “Avant, en France, quand un responsable public était mis en examen, il démissionnait, rappelle-t-elle. C’est ce qu’Emmanuel Macron lui-même disait en 2017. A l’époque, il a promis à la France une République exemplaire. Finalement, on voit que la République n’est pas du tout exemplaire, aujourd’hui. Au contraire, elle donne une très mauvaise image. Il ya eu une quarantaine de personnes autour d’Emmanuel Macron qui ont été mises en cause depuis son élection en 2017. C’est terrible pour l’image que les Français ont du gouvernement et du pouvoir. Et c’est terrible pour la démocratie en général, parce que les citoyens, qui ont de moins en moins confiance envers leurs responsables politiques et administratifs, ne vont plus voter.”

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Eric Dupond-Moretti dit que sa démission “n’est pas à l’ordre du jour”



La Cour de justice de la République a renvoyé Eric Dupond-Moretti en procès pour “prise illégale d’intérêts”. Insuffisant pour envisager une démission selon le ministre de la Justice.

Le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti a affirmé ce mardi que sa démission n’était “pas à l’ordre du jour”, au lendemain de la décision de la Cour de justice de la République de le renvoyer en procès pour “prise illégale d’intérêts”.

“La Première ministre a réaffirmé hier toute la confiance qu’elle me portait”, a souligné le ministre, ajoutant que sa mise en examen, depuis juillet 2021, et maintenant son renvoi devant cette juridiction n’avaient “jamais entravé (son) travail”.

La CJR, seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement pour des crimes ou délits commis dans l’exercice de leur mandat, a ordonné lundi un procès contre Eric Dupond-Moretti, une première pour un garde des Sceaux en exercice.

Il est accusé d’avoir profité de sa fonction pour régler des comptes avec des magistrats auxquels il s’était opposé quand il était avocat.

Ses avocats Christophe Ingrain et Rémi Lorrain ont indiqué avoir “immédiatement” formé un pourvoi en cassation.

“Je suis un justiciable comme un autre”

Sollicité par l’AFP, Matignon a déclaré lundi que l’ancien ténor des barreaux avait “toute la confiance de la Première ministre” Elisabeth Borne et que “la question de son maintien au gouvernement ne se (posait) pas”.

“Un pourvoi en cassation a été formé et je ferai valoir un certain nombre d’éléments de droit. Et s’il fallait que je sois jugé, je dirais ce que j’ai à dire, je suis un justiciable comme un autre”, a ajouté le ministre en marge d’un déplacement à Paris.

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Gérald Darmanin reporte sa visite, les conditions d’un “débat serein” pas réunies

Prévue initialement ce jeudi, la visite de Gérald Darmanin en Corse est reportée de “quelques semaines”. Les conditions d’un “débat serein avec les maires” sur des politiques publiques n’étaient “pas réunies”.

Après s’être entretenu ce lundi avec Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, Gérald Darmanin a décidé de reporter sa visite en Corseinitialement prévues ces jeudi 6 et vendredi 7 octobre 2022.

“Afin de préserver la qualité des échanges tenus jusqu’à présent et recréer les conditions de la poursuite sereine du processus de dialogue engagé entre la Corse et l’Etat, le ministre a décidé de reporter son déplacement de quelques semaines”, selon le communiqué du ministère publié ce mardi.

Un comité stratégique sur l’avenir de l’île

“Les conditions d’un débat serein avec les maires sur des politiques publiques telles que le traitement des déchets et l’eau ne sont pas réunies.”

Le ministre de l’Intérieur s’était engagé en mars à discuter de l’autonomie de la Corse. Au mois de juillet, il avait mis sur pied un comité stratégique sur l’avenir de l’île, quatre mois après l’agression mortelle en prison du militant indépendantiste corse Yvan Colonna, condamné à perpétuité pour l’assassinat du préfet Erignac.

Le cycle de concertation doit s’étaler sur une année, à raison d’une réunion toutes les six semaines.

Un thème par visite

La deuxième, qui était donc prévue jeudi et vendredi, devait être consacrée à la “spéculation financière, l’urbanisme et le logement”, et la troisième, prévue “avant la fin 2022”, à “la langue et la culture corses”, avait annoncé Gérald Darmanin.

Pour chaque thème, il est prévu de lister les différents statuts en vigueur dans les pays voisins et d’évoquer les éventuelles “évolutions” à apporter au statut de la Corse.

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