À quoi va ressembler le procès de l’attentat de Nice ?



Six ans après l’attentat terroriste de la Promenade des Anglais, à Nice, le procès s’ouvre ce lundi, face à la cour d’assises spéciale de Paris.

Six ans après la terreur sur la Promenade des Anglais à Nice, le procès de l’attentat du 14 juillet 2016 s’ouvre lundi au Palais de justice de Paris, devant la cour d’assises spéciale. C’est le deuxième qui va se tenir Île de la Cité dans la salle dédiée aux procès hors norme, après le procès des attentats du 13 novembre. Mais c’est le seul point commun, assure-t-on côté défense.

Cet attentat au camion fou a fait, en trois minutes, 86 victimes et 450 blessés. Pour les 865 parties civiles de ce procès, ces deux mois et demi d’audience sont très attendus. Sur les bancs des accusés, il n’ y a pas de cellule terroriste, pas de complices, ni de revenants de zone irako-syrienne. Le terroriste, Mohamed Lahouaij Boulel, mort dans l’attentat, a agi seul sans lien direct avec Daesh. L’Etat islamique a fait une revendication opportuniste de l’attentat du 14 juillet.

La personnalité du terroriste au cœur des débats

Ce qui est reproché aux huit accusés c’est d’avoir apporté à différentes échelles leur concours à la préparation de ce passage à l’acte criminel: associés aux recherches sur la location du camion, aux repérage ou à la fourniture d’arme.

Les parties civiles qui suivront pour la majorité l’audience à distance à Nice dans les salles de retransmission pourraient repartir avec leurs interrogations. La personnalité de Mohamed Lahouaij Boulel sera au cœur des débats. Instable et fasciné par la violence. Il était aussi taciturne et solitaire et personne ne semble avoir les clés de son passage à l’acte.

Marion Dubreuil (avec MM)

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